Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., détenu au centre pénitentiaire de Perpignan, qui transmettait une plainte pour mise en danger volontaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle était dépourvue de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative ou de conclusions indemnitaires, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donc fait application de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 août 2025, M. B... A... transmet au tribunal une plainte contre le centre pénitentiaire de Perpignan pour mise en danger volontaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ».
2. La requête présentée par M. A..., détenu au centre pénitentiaire de Perpignan, est dépourvue de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative ou de conclusions indemnitaires. Dans ces conditions, sa requête ne répond pas aux exigences posées par les dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Par suite, elle doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montpellier, le 15 octobre 2025.
Le président,
J. Charvin
La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 15 octobre 2025
La greffière,
A-L. Edwige