jeudi 4 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2506062 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCHNEIDER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 août 2025, Mme C A, représentée par Me Delchambre, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 15 juillet 2024 par lequel le maire de la commune de Saint-Sériès a délivré un permis de construire à la SCI 9 parc de la Bièvre pour une construction à usage d'habitation R+1 avec garage et piscine sur un terrain sis Rue de la Font de la Bus ;
2°) de condamner solidairement la commune de Saint-Sériès et la SCI 9 parc de la Bièvre à lui verser la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'urgence :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que les travaux ont débuté et ne sont pas terminés ; l'exécution de l'arrêté est susceptible de porter atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à la préservation de ses intérêts ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige :
- le dossier de demande de permis de construire ne comprend pas tous les documents et informations requis par les articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme ; ces omissions ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable ;
- l'arrêté en litige méconnaît les règles d'implantation des constructions fixées par le règlement national d'urbanisme ;
- l'arrêté en litige méconnaît les règles de collecte et d'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement fixées par l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2025, la commune de Saint-Sériès, représentée par Me Schneider, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive et que la requérante n'a pas communiqué la copie de la requête en annulation ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 septembre 2025, la SCI 9 parc de la Bièvre, représentée par Me Schneider, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive et que la requérante n'a pas communiqué la copie de la requête en annulation ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en désistement, enregistré le 3 septembre 2025, Mme A déclare se désister de son instance et de son action.
Vu :
- la requête enregistrée le 1er juillet 2025 sous le n°2504712 par laquelle la requérante demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Corneloup, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 4 septembre 2025 à 14 heures :
- le rapport de Mme Corneloup, juge des référés ;
- les observations de Me Delchambre, représentant Mme A, qui demande au tribunal de ne pas faire droit aux conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dès lors que Mme A dispose d'une faible retraite et que la construction en litige lui crée des préjudices qui seront éventuellement discutés devant le juge judiciaire ;
- les observations de Me Schneider qui demande que des frais irrépétibles soient mis à la charge de la requérante dès lors que la commune et la SCI 9 parc de la Bièvre ont dû engager des frais pour une requête manifestement irrecevable.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 3 septembre 2025, Mme A déclare se désister de son instance et de son action. Ce désistement étant pur et simple, aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme de 400 euros à verser à la commune de Saint-Sériès et la somme de 400 euros à verser à la SCI 9 parc de la Bièvre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la requête de Mme A.
Article 2 : Mme A versera la somme de 400 euros à la commune de Saint-Sériès et la somme de 400 euros à la SCI 9 parc de la Bièvre au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, à la commune de Saint-Sériès et à la SCI 9 parc de la Bièvre.
Fait à Montpellier, le 4 septembre 2025.
La juge des référés,
F. Corneloup
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 4 septembre 2025
La greffière,
M. B
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026