jeudi 28 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2506079 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | TELES |
Vu la procédure suivante :
Par requête, enregistrée le 20 aout 2025, M. A B, représenté par Me Teles, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de l' Hérault, dans un délai de 8 jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de rectifier l'erreur affectant sa carte de résident qui devra mentionner A Ahmed Saleh B, de lui délivrer immédiatement une attestation provisoire mentionnant cet état civil, sous la même astreinte, de l'admettre au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa carte de résident comporte nom Ahmed Saleh B prénom A ;
- l'urgence est établie, car il est porté atteinte à ses droits mentionnés plus bas avec risque de complication en cas de contrôle d'identité ;
- la mesure sollicitée est utile car elle permet de rétablir l'accès à ses droits, services France Connect + et France Connect, compte personnel de formation, perspective de retour à l'emploi, démarches administratives dématérialisées, sans méconnaitre l'ordre public ou les prérogatives de l'administration ;
- la mesure sollicitée rectifiant une simple erreur matérielle ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Par mémoire, enregistré le 26 août 2025, le préfet de l'Hérault conclut au rejet du recours.
Il soutient que l'urgence n'est pas justifiée car le requérant vit depuis 25 ans en France sans avoir été gêné par cette supposée erreur d'état-civil, qui n'est en outre pas établie par les pièces du dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :é
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Rabaté, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1.Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
2. M. B, ressortissant djiboutien qui prétend que sa carte de résident comporte des erreurs sur ses noms et prénoms, demande d'enjoindre au préfet de l'Hérault, sur le fondement de l'article 1 cité au point 1 et sous astreinte, de rectifier ces erreurs et lui délivrer une attestation provisoire mentionnant l'état civil rectifié. Il résulte toutefois de l'instruction que le requérant vit en France depuis juillet 1999 et il ne démontre pas que les erreurs qu'il allègue portent une atteinte grave et immédiate à sa situation, et notamment à ses droits à l'emploi. Par suite, faute d'urgence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte, et par voie de conséquence, celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire, et celles relatives à l'article L761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de l'Hérault.
Fait à Montpellier, le 28 août 2025.
Le juge des référés,
V. Rabaté
La République mande au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 28 août 2025.
La greffière,
A. Junon
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026