Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du président du conseil départemental de l’Hérault lui retirant la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er avril 2025. En cours d’instance, le département a pris un arrêté définitif le 15 octobre 2025 attribuant rétroactivement la NBI à Mme B... à compter de cette même date. Constatant que cet arrêté postérieur rendait sans objet les conclusions de la requête, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2025, Mme A... B... demande l’annulation de la décision du 10 avril 2025 du président du conseil départemental de l’Hérault qui lui retire la nouvelle bonification indiciaire à compter du 1er avril 2025, et l’attribution et le paiement celle-ci au 1er avril 2025.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 novembre 2025, le département de l’Hérault conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. ».
2. Par arrêté définitif du 15 octobre 2025, postérieur à l’introduction du recours, le président du conseil départemental de l’Hérault a attribué à Mme B... la nouvelle bonification indiciaire à compter du 1er avril 2025. Dès lors, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête.
O R D O N N E :
Article 1err : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au département de l’Hérault.
Fait à Montpellier, le 22 décembre 2025.
Le président,
V. Rabaté
La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne où à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 22 décembre 2025.
Le greffier,
F. Guy