Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait des informations sur l’état d’avancement de sa demande de renouvellement de carte de résident, sans identifier de décision administrative faisant grief. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas au tribunal de se substituer à l’administration, sauf dans les cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrées les 29 et 30 octobre 2025, et un mémoire complémentaire, enregistré le 25 novembre 2025, M. B... A... sollicite des informations sur l’état d’avancement de sa demande de renouvellement de carte de résident déposée le 29 novembre 2024 via l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 de ce code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Enfin, selon l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».
3. Par la présente requête, M. A... demande au tribunal des informations sur l’état d’avancement de sa demande de renouvellement de carte de résident déposée le 29 novembre 2024 via l’administration numérique pour les étrangers en France. Toutefois, il n’appartient pas au tribunal administratif de faire œuvre d’administrateur en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. Ainsi, le requérant, qui n’identifie aucune décision administrative lui faisant grief dont il solliciterait l’annulation, présente des conclusions qui sont manifestement irrecevables. Par suite, il y a lieu de rejeter sa requête par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montpellier, 27 novembre 2025
La présidente de la 1re chambre,
F. Corneloup
La République mande et ordonne à la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 27 novembre 2025
La greffière,
M. C...