LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2508119

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2508119

vendredi 14 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2508119
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. B... comme portées devant un ordre de juridiction incompétent. Les contestations portaient sur des actes de recouvrement (avis de saisie administrative à tiers détenteur) émis par le comptable public pour le recouvrement d’amendes pénales et de dommages-intérêts. Le tribunal a jugé que ces actes n’étaient pas détachables de la procédure pénale ayant donné lieu aux condamnations. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la compétence relève de la juridiction judiciaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


I - Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés les 8, 15 et 31 juillet 2025 sous le n° 2504920, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’avis avant poursuite d’un montant de 129 617 euros émis à son encontre le 20 juillet 2023 ainsi que les avis de saisie administrative à tiers détenteur émis le 20 octobre 2023, le 27 mars 2025, le 10 avril 2025, le 9 mai 2025 et le 26 juin 2025 et la mise en demeure en date du 28 novembre 2024 en vue du recouvrement de cette somme.

Par un mémoire, enregistrée le 13 août 2025, M. B... déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Par un mémoire, enregistré le 27 août 2025, M. B... informe le tribunal qu’il renonce à son désistement.


II - Par une requête enregistrée le 15 octobre 2025, sous le n° 2507380, M. A... B... demande au tribunal :

1°) à titre principal, d’annuler les avis de saisie administrative à tiers détenteur émis à son encontre pour le recouvrement de la somme de 129 692 euros, d’enjoindre à la trésorerie Hérault Amendes de suspendre toutes procédures de recouvrement dans l’attente de la décision à intervenir et de demander au juge des affaires familiales de Béziers d’annuler la demande de licitation de sa résidence principale du 27 août 2025 ;

2°) à titre subsidiaire, de prononcer un sursis de paiement de la somme réclamée dans l’attente la décision à intervenir.


III - Par une requête, enregistrée le 11 novembre 2025 sous le n° 2508119, M. A... B... demande au juge des référés de suspendre l’exécution de l’avis de saisie administrative à tiers détenteur émis à son encontre le 6 novembre 2025 par la trésorerie Hérault amendes en vue du recouvrement de la somme de 129 692 euros, d’enjoindre à la trésorerie Hérault amendes de cesser toute mesure de poursuite pendant cette suspension et de mettre les dépens à la charge de l’État.

Vu les autres pièces des dossiers.


Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le décret n° 64-1333 du 22 décembre 1964 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) ».

2. L’article 108 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique indique : « Pour l’application de la présente sous-section, les amendes et condamnations pécuniaires comprennent : / 1° Les amendes pénales, civiles et, sous réserve des dispositions spécifiques qui leur sont applicables, les amendes fiscales et administratives ; / 2° Les confiscations, réparations, restitutions, dommages et intérêts, frais ayant le caractère de réparation et intérêts moratoires ; / 3° Les frais de justice et les droits fixes de procédure. ». L’article 1er du décret du 22 décembre 1964 relatif au recouvrement des amendes et condamnations pécuniaires par les comptables de la direction générale des finances publiques spécifie : « Les condamnations pécuniaires énumérées à l’article 108 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, ainsi que les pénalités transactionnelles, les pénalités forfaitaires et les amendes de substitution sont recouvrées par les comptables de la direction générale des finances publiques sauf lorsqu’un texte particulier en a confié le recouvrement ou l’encaissement à d’autres comptables. / Le recouvrement est opéré au nom du procureur de la République selon les dispositions de l’article 707-1 du code de procédure pénale. ». Aux termes de l’article 6-1 du même décret : « Lorsque le débiteur d’amendes ou de condamnations pécuniaires ne s’est pas acquitté spontanément de sa dette dans le délai fixé par l’avertissement mentionné à l’article 5, ces amendes et condamnations peuvent également être recouvrées, dans les conditions fixées au II de l’article 128 de la loi du 30 décembre 2004 de finances rectificative pour 2004 et à l’article L. 262 du livre des procédures fiscales, par voie de saisie administrative à tiers détenteur adressée aux personnes physiques ou morales dépositaires, détentrices ou débitrices de sommes appartenant ou devant revenir au débiteur ».

3. Les requêtes présentées par M. B..., qui ont fait l’objet d’une instruction commune et qu’il y a lieu de joindre pour statuer par une même décision, portent sur la contestation d’actes émis à son encontre par le comptable public de la trésorerie Hérault amendes en vue du recouvrement de la somme de 129 617 euros au titre de sa condamnation par la cour d’appel de Montpellier à des dommages et intérêts au profit de l’Etat et de la somme de 75 euros au titre d’une amende forfaitaire majorée. Or, les actes litigieux ne sont pas détachables de la procédure pénale ayant donné lieu aux condamnations dont M. B... a fait l’objet. Par suite, les présentes requêtes ressortissent à la compétence de la juridiction judiciaire. Il y a lieu, dès lors, de les rejeter, en toutes leurs conclusions, comme portées devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître, par application des dispositions du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Les requêtes de M. B... sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....



Fait à Montpellier, le 14 novembre 2025

La présidente de la 6ème chambre,




S. Encontre

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 14 novembre 2025,
La greffière,


C. Arce


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions