LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2508784

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2508784

lundi 8 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2508784
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'attribution d'un logement individuel à Perpignan. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à la vie, interdiction des traitements inhumains) en raison d'un refus implicite de l'Office 66 Habitat. Le juge a estimé que Mme A... n'établissait pas que les deux logements proposés, qu'elle avait refusés, étaient inadaptés à sa situation familiale. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été caractérisée, justifiant le rejet de la demande.

Texte intégral

Le juge des référésVu la procédure suivante :

Par une requête et un bordereau de pièces enregistrés les 5 et 6 décembre 2025, Mme B... A... demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, à l’Office 66 Habitat et subsidiairement à l’Etat de lui proposer et attribuer dans un délai de 5 jours un logement individuel décent (pavillon ou maison T3/T4 avec entrée indépendante) situé à Perpignan, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

Elle soutient que :

-Sur la condition d’urgence : son adresse actuelle a été divulguée à son agresseur par les services judiciaires ; le service VIF du conseil départemental a reconnu l’urgence vitale et ordonné une mutation prioritaire ;

-Sur l’atteinte grave et manifestement illégale portée à une liberté fondamentale : la décision de refus d’attribution d’un logement suite à sa mise en demeure du 3 décembre 2025 porte une atteinte grave et illégale à son droit à la vie, à l’interdiction des traitements inhumains et dégradants, à son droit à la vie familiale et à son droit à un logement adapté sans nouvelle demande ; les deux propositions de logement qui lui avaient été adressées étaient inadaptées ; l’exigence d’une nouvelle demande de logement viole l’article L. 441-2-3 alinéa 3 du code de la construction et de l’habitation qui interdit toute nouvelle démarche en cas de violences caractérisées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.





La présidente du tribunal a désigné M. Charvin, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :

1. Mme A... a sollicité le bénéfice de l’attribution d’un logement social auprès de l’Office 66 Habitat à Perpignan. En l’absence de proposition de logement adapté, elle demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’Office 66 Habitat et subsidiairement à l’Etat de lui proposer et attribuer dans un délai de 5 jours un logement individuel décent (pavillon ou maison T3/T4 avec entrée indépendante) situé à Perpignan.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». L’article L. 522-3 de ce code prévoit que le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsqu’elle ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

3. Il résulte de l’instruction que Mme A... a refusé deux propositions de logement qui lui avaient été soumis par l’Office 66 Habitat aux motifs, pour le premier, qu’il s’agissait d’un logement collectif, pour le second, qu’il s’agissait d’une maison vétuste situé à 44 kilomètres de Perpignan. Or, Mme A... n’établit pas que ces logements, en particulier le logement collectif qui lui avait été proposé, seraient inadaptés à sa situation familiale, la requérante vivant avec son fils et s’occupant de sa mère malade, et n’établissant aucune impossibilité ou incompatibilité de vivre dans un logement collectif. Par suite, la requérante n’est pas fondée à soutenir que le refus implicite de lui proposer un logement méconnaîtrait son droit à la vie, l’interdiction des traitements inhumains et dégradants, son droit à la vie familiale et à son droit à un logement adapté sans nouvelle demande en violation des dispositions de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.

4. Il résulte de ce qui précède que Mme A... n’établit pas que l’office Habitat 66 et le préfet des Pyrénées-Orientales auraient porté, en refusant implicitement de lui attribuer un logement, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant que le juge des référés fasse application des pouvoirs dont il dispose sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par Mme A... selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.









O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Montpellier, le 8 décembre 2025.

Le juge des référés,



Jérôme Charvin


La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 8 décembre 2025
La greffière,


C. Touzet

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions