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Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2607156

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2607156
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantCLAMENS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2026, M. A... B..., expert désigné, demande au juge des référés d’étendre la mesure d’expertise référencée n° 2502600, ordonnée le 25 juin 2025, aux fins de déterminer la nature et l’origine des désordres affectant le bâtiment public dénommé « Manufacture de la glisse » sur le territoire de la commune de Leucate (Aude), au contradictoire de la société SEAC, de la société Colas France et de son assureur la SMABTP, de la société Socotec construction et de son assureur la société Axa.


Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2026, la société anonyme (SA) Colas France, représentée par la société civile professionnelle (SCP) d’avocats Christol, Inquimbert, conclut au rejet de la demande tendant à sa mise hors de cause.


Elle soutient qu’au regard de la nature des désordres, sa participation n’est pas utile dès lors qu’elle n’est intervenue que sur la mise en œuvre du lot « VRD – Aménagements extérieurs ».


Vu :
- l’ordonnance n° 2502600 du 25 juin 2025 ;
- les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Thévenet, vice-président, comme juge des référés.


Considérant ce qui suit :


1. L’article R. 532-1 du code de justice administrative dispose que : « Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l’absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction. (...) ». Il peut, aux termes de l’article R. 532-3 du même code, « (…) à la demande de l’expert formée à tout moment, étendre l’expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l’ordonnance (…) ».


2. Il résulte de ces dispositions que peuvent être appelées en qualité de parties à une expertise ordonnée sur leur fondement, les personnes qui ne sont pas manifestement étrangères au litige susceptible d’être engagé devant le juge de l’action qui motive l’expertise mais aussi, dès lors que l’organisation d’une telle mesure ne préjuge pas de la responsabilité éventuelle des parties appelées en la cause, toute personne dont la présence est de nature à éclairer l’expert dans la conduite de ses opérations.


3. Il ressort des écritures de l’expert que la participation aux opérations d’expertise des sociétés SEAC, Colas France et Socotec construction, ainsi que de leurs assureurs, est susceptible de l’éclairer dans l’accomplissement de sa mission. La demande tendant à étendre l’expertise ordonnée le 25 juin 2025 au contradictoire de ces sociétés et de leurs assureurs présente donc un caractère d’utilité au sens des dispositions précitées de l’article R.532-1. Il y a donc lieu d’y faire droit et de rejeter les conclusions de la SA Colas France tendant à être mise hors de cause.


ORDONNE :


Article 1er : La mesure d’expertise prescrite par ordonnance n° 2502600 du 25 juin 2025 est étendue au contradictoire de la société SEAC, de la société Colas France, de la SMABTP, de la société Socotec construction et de la société Axa.














Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à la société SEAC, à la société Colas France, à la SMABTP, à la société Socotec construction, à la société Axa et à la communauté d’agglomération du Grand Narbonne.

Fait à Montpellier, le 1er octobre 2026.

Le juge des référés,












F. Thévenet


La République mande et ordonne au préfet de l’Aude en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 1er octobre 2026,
L’attaché,








Médéric Arias