LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2005415

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2005415

vendredi 29 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2005415
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS ATALLAH COLIN JOSLOVE MARQUE MICHEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 décembre 2020, 12 avril, 28 mai et

16 juillet 2021, 24 février 2022 et 1er décembre 2023, la société Tunstall Vitaris et l'association française de Téléassistance (AFRATA), représentées en dernier lieu par Me William Azan

(SCP Herald), demandent au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire n° 463 d'un montant de 300 euros émis le

7 octobre 2020 à l'encontre de la société Vitaris par le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) des Côtes-d'Armor ;

2°) de décharger la société Vitaris de l'obligation de s'acquitter de la somme qui lui est réclamée ;

3°) de mettre une somme de 1 500 euros à la charge du SDIS des Côtes-d'Armor au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- l'AFRATA, en sa qualité d'association ayant un ressort national, a intérêt pour agir dans le cadre du présent recours, dont les implications excèdent les seules circonstances locales ;

- le titre exécutoire contesté est irrégulier, en ce qu'il ne comporte pas les bases de liquidation de la dette réclamée et ne justifie pas des conditions, dans lesquelles, en vertu de l'article L. 1424-42 alinéa 2 du code général des collectivités territoriales, une participation peut être demandée aux personnes bénéficiaires de ses interventions ;

- ce titre est irrégulier en ce qu'il comporte une erreur sur l'identité du débiteur ;

- les actions de levée de doute, visant notamment à déterminer si une personne âgée n'est pas en situation de détresse, font partie des missions de service public du SDIS, en vertu des dispositions des articles L. 1424-2 et L. 1424-42 du code général des collectivités territoriales et ne peuvent donner lieu à refacturation en cas d'intervention ;

- le 12 décembre 2019 et le 18 septembre 2019, les alarmes de téléassistance de deux personnes âgées et isolées se sont déclenchées, sans que la société Vitaris ne parvienne à les joindre ou à entrer en contact avec les membres de leur réseau d'intervenants de proximité, ce qui justifiait d'appeler en dernier recours le SDIS des Côtes-d'Armor ;

- la participation aux frais d'intervention du SDIS des Côtes-d'Armor ne pouvait être mise à la charge de la société Vitaris qui n'est pas la bénéficiaire de l'intervention ;

- la demande de participation du SDIS des Côtes-d'Armor, qui tend à distinguer le sort du téléassisteur de celui de toute personne confrontée à une situation de détresse qui prendrait l'initiative de contacter les services de secours, constitue une rupture d'égalité devant les charges publiques et un excès de pouvoir.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 février, le 28 avril et le 15 juillet 2021, le service départemental d'incendie et de secours des Côtes-d'Armor, représenté par Me Emeric Boulais, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise solidairement à la charge de l'AFRATA et de la société Vitaris au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- les moyens tirés du défaut de mention des bases de liquidation et d'identification du débiteur manquent en fait ;

- les opérations de levée de doute non suivies de secours d'urgence ni de transport ne se rattachent pas directement aux missions directes des services d'incendie et de secours, pouvant conduire à solliciter une participation aux personnes bénéficiaires des frais dans les conditions déterminées par délibération du conseil d'administration ;

- le conseil d'administration du SDIS a, par une délibération du 20 décembre 2018, fixé à la somme forfaitaire de 150 euros chacune des prestations de levée de doute suite à la sollicitation d'une société de téléassistance ;

- la société Vitaris a bénéficié au premier chef du déplacement des sapeurs-pompiers puisque la sollicitation des services de secours lui a permis d'honorer ses obligations contractuelles à l'égard de ses clients ;

- la rupture d'égalité devant les charges publiques alléguée n'est pas établie, la société Vitaris tirant un profit économique de son activité.

Par un mémoire, enregistré le 28 novembre 2023, le service départemental d'incendie et de secours des Côtes-d'Armor, représenté par Me Boulais, conclut, en dernier lieu, à ce que le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête et rejette les conclusions présentées par la société Vitaris et l'AFRATA au titre des frais de l'instance.

Il fait valoir que le titre exécutoire dont l'annulation est sollicitée a été retiré.

La requête a été communiquée à la paierie départementale des Côtes-d'Armor qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Thalabard,

- et les conclusions de M. Blanchard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Vitaris, devenue société Tunstall Vitaris et l'association française de téléassistance (AFRATA) demandent l'annulation du titre exécutoire n° 463 d'un montant de 300 euros émis le 7 octobre 2020 à l'encontre de cette société, pour participation aux frais d'intervention au domicile de deux de ses abonnés dont l'alarme de téléassistance s'est déclenchée, le 18 septembre 2019 et le 12 décembre 2019. Elles demandent également la décharge de l'obligation de payer la somme ainsi réclamée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Par une décision du 22 août 2023, réceptionnée le 25 août 2023, le président du conseil d'administration du SDIS des Côtes-d'Armor a informé le directeur de la société Vitaris qu'il avait procédé au retrait du titre n° 463 émis le 7 octobre 2020 à son encontre. Cette décision de retrait a acquis un caractère définitif.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par la société Vitaris et l'AFRATA à fin d'annulation du titre exécutoire du 7 octobre 2020 et de décharge de l'obligation de payer la somme de 300 euros en résultant sont devenues sans objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par les parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par la société Tunstall Vitaris et l'AFRATA à fin d'annulation du titre de recette n° 463 émis le 7 octobre 2020 et de décharge de l'obligation de payer en résultant.

Article 2 : Les conclusions présentées par les parties au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Tunstall Vitaris, à l'association française de téléassistance, au service départemental d'incendie et de secours des Côtes-d'Armor et à la direction départementale des finances publiques des Côtes-d'Armor.

Délibéré après l'audience du 21 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Grenier, présidente,

Mme Plumerault, première conseillère,

Mme Thalabard, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.

La rapporteure,

Signé

M. Thalabard

La présidente,

Signé

C. GrenierLa greffière,

Signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026