jeudi 11 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2102180 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | DECOSTER - CORRET - DELOZIERE - LECLERCQ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 avril et 25 août 2021, la société SASU Pilliot Assurances, représentée par Me Delozière (SCP Decoster-Corret-Delozière-Leclercq), demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les titres exécutoires n° 109665 du 27 novembre 2017, n° 69126 du
23 juillet 2018, n° 65287 du 17 juillet 2019, n° 83049 du 19 septembre 2019, n° 90171 du
30 septembre 2019 et n° 112684 du 27 novembre 2019 émis par le centre hospitalier de Fougères ;
2°) d'annuler l'avis de saisie administrative à tiers détenteur émis le 1er mars 2021 par la trésorerie de Fougères collectivités sur les comptes qu'elle détient auprès du crédit agricole Nord de France d'Aire-sur-la-Lys à hauteur de 2 223,83 euros ;
3°) d'enjoindre à la trésorerie de Fougères collectivités de restituer les fonds saisis sur le fondement de la saisie administrative à tiers détenteur ;
4°) de mettre à la charge solidaire du centre hospitalier de Fougères et de la trésorerie de Fougères collectivités la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable en application de l'article 1617-5 du code général des collectivité territoriales et n'est pas tardive ;
- s'agissant du titre n° 109665, l'EPHAD Les Acacias était, à la date de la consultation du 30 octobre 2016 en litige, assuré auprès de la société Genworth assurances et non de la société CBL Insurance Europe ;
- les titres exécutoires ont été émis à l'encontre du centre de gestion formation prévoyance (GFP) et non à son encontre, alors que le GFP a une personnalité juridique distincte de la sienne ;
- elle a la qualité de courtier mandataire de l'assureur et seul l'assureur est contractuellement le débiteur de l'indemnité d'assurance ;
- par une décision du 9 décembre 2019, la banque centrale d'Irlande a interdit aux courtiers et mandataires de CBL Insurance Europe de procéder à tout règlement aux preneurs d'assurance ou à des tiers avec effet immédiat ;
- la société CBL Insurance Europe a été placée en liquidation judiciaire par ordonnance du 12 mars 2020 de la Haute Cour d'Irlande avec effet au 20 février 2020 ;
- il appartient au centre hospitalier de Fougères de déclarer sa créance au passif de la liquidation judiciaire de la société CBL Insurance Europe ;
- la saisie administrative à tiers détenteur doit être annulée en conséquence de l'annulation des titres de recettes attaqués et la somme saisie doit lui être restituée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2021, la direction régionale des finances publiques Bretagne Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la société Pilliot assurances n'a formé aucune opposition à poursuites dans le délai de deux mois à compter de la notification de la saisie administrative à tiers détenteur ;
- seul le juge de l'exécution est compétent pour statuer sur le litige ;
- seuls les recours tendant à l'annulation des titres de recettes fondant les poursuites sont de nature à les suspendre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2021, le centre hospitalier de Fougères conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'identité du " centre de gestion cabinet Pilliot " est mentionnée sur chaque titre de recettes ;
- la requête est tardive ;
- il n'a reçu aucune réclamation ou contestation de la société requérante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des assurances ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grenier,
- et les conclusions de M. Blanchard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte d'engagement du 25 janvier 2017, le centre hospitalier des Marches de Bretagne, aux droits duquel vient le centre hospitalier de Fougères, a conclu un contrat d'assurance relatif aux risques statutaires de ses agents avec un groupement conjoint constitué de la compagnie d'assurance CBL Insurance Europ Dac, dont le siège social est situé en Irlande et de la société Pilliot assurances. Des contrats similaires ont été conclus avec les établissements de santé membres du centre hospitalier des Marches de Bretagne, soit l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Tremblay, l'EHPAD " les Acacias " situé à Saint-Georges-de-Reintembault et le foyer de vie " Le chemin des îles " situé à Val-Couesnon-Tremblay. Ces contrats, conclus pour une durée de cinq ans avec effet à compter du 1er janvier 2017, couvrent les risques liés au décès, aux accidents du travail et maladies professionnelles, aux frais funéraires à la suite d'un décès causé par un accident du travail ou une maladie professionnelle et au temps partiel thérapeutique. Le centre hospitalier de Fougères a émis à l'encontre de la société Pilliot assurances six titres exécutoires pour des frais médicaux de plusieurs des agents qu'il emploie, respectivement le 27 novembre 2017 pour un montant de 42,06 euros correspondant à une consultation médicale et à sa majoration, le 23 juillet 2018 pour 34,97 euros pour une échographie faisant suite à un accident du travail, le 17 juillet 2019 pour une somme de 705,20 euros correspondant à une hospitalisation, le 19 septembre 2019 pour un montant de 1 394,40 euros pour une hospitalisation, le 30 septembre 2019 pour la somme de 73,17 euros correspondant à des actes de biologie et le 27 novembre 2019 pour 8,40 euros de frais de consultation d'un spécialiste. En outre, la trésorerie de Fougères collectivités a procédé, le 1er mars 2021, à une saisie administrative à tiers détenteur sur les comptes détenus par la société Pilliot assurances au crédit agricole Nord de France d'Aire-sur-la-Lys pour une somme de 2 223,83 euros. La société Pilliot assurances, en demandant l'annulation des six titres exécutoires et de la saisie administrative à tiers détenteur, doit être regardée comme demandant la décharge de l'obligation de payer les sommes mises à sa charge. Elle demande également la restitution des fonds saisis sur son compte bancaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la saisie administrative à tiers détenteur et de restitution de la somme de 2 223,83 euros :
2. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " () Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : () / c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de l'exécution. ". Selon l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable à la date de la saisie administrative à tiers détenteur du 2 mars 2021 : " Les dispositions du présent article s'appliquent également aux établissements publics de santé. / 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / Toutefois, l'introduction devant une juridiction de l'instance ayant pour objet de contester le bien-fondé d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local suspend la force exécutoire du titre. / L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La revendication par une tierce personne d'objets saisis s'effectue selon les modalités prévues à l'article L. 283 du même livre () / 7° Le recouvrement par les comptables publics compétents des titres rendus exécutoires dans les conditions prévues au présent article peut être assuré par voie de saisie administrative à tiers détenteur dans les conditions prévues à l'article L. 262 du livre des procédures fiscales. ".
3. Il résulte de ces dispositions que l'ensemble du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des établissements publics de santé relève de la compétence du juge de l'exécution, tandis que le contentieux du bien-fondé de ces créances relève de celle du juge compétent pour en connaître sur le fond.
4. La société Pilliot assurances demande au tribunal l'annulation de l'avis de saisie administrative à tiers détenteur émis le 1er mars 2021 par la trésorerie de Fougères collectivités, dont elle a été informée par le crédit agricole Nord de France d'Aire-sur-la-Lys, le 2 mars 2021 à hauteur de la somme de 2 223,83 euros et la restitution de cette somme.
5. Il résulte de ce qui est dit au point 3, qu'ainsi que le fait valoir la direction régionale des finances publiques Bretagne Ille-et-Vilaine en défense et sans préjudice des conséquences du présent jugement sur les conclusions à fin d'annulation des titres exécutoires et de décharge de l'obligation de payer la somme de 2 258,20 euros mise à la charge de la société Pilliot assurances par ces titres, ces conclusions doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Sur les conclusions dirigées contre le bien-fondé de la créance mise à la charge de la société Pilliot assurances par les titres exécutoires attaqués :
En ce qui concerne la recevabilité du recours :
6. En premier lieu, il ne résulte pas des dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales citées au point 2, applicables à la date d'introduction de la présente requête, qu'elles subordonnent la recevabilité des recours contentieux tendant à la contestation du bien-fondé des sommes faisant l'objet d'un titre exécutoire à l'exercice d'un recours administratif préalable obligatoire. Par suite, le centre hospitalier de Fougères n'est pas fondé à soutenir que la requête de la société Pilliot assurances ne serait pas recevable en l'absence de recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de chacun des titres exécutoires attaqués.
7. En second lieu, alors même que le centre hospitalier de Fougères fait valoir que la requête est tardive, il n'apporte aucun élément de nature à établir la date de notification à la société Pilliot assurances des différents titres exécutoires ni aucun élément, antérieur au courrier du 2 mars 2021 du crédit agricole Nord de France d'Aire-sur-la-Lys adressé à la société Pilliot assurances pour l'informer de la saisie administrative à tiers détenteur, d'ailleurs produit par la société requérante, de nature à établir que la société Pilliot assurances aurait eu connaissance acquise des sommes mises à sa charge par les titres exécutoires attaqués antérieurement au 2 mars 2021. La présente requête a été enregistrée le 29 avril 2021, dans le délai de deux mois à compter du courrier du 2 mars 2021. Par suite, le centre hospitalier de Fougères n'est pas fondé à soutenir que les conclusions de la société Pilliot assurances tendant à l'annulation des titres exécutoires attaqués sont tardives et, en conséquence, irrecevables.
En ce qui concerne le bien-fondé des sommes mises à la charge de la société Pilliot assurances :
8. Aux termes de l'article L. 511-1 du code des assurances, dans sa rédaction applicable à la date de la conclusion du contrat d'assurance litigieux : " I.- L'intermédiation en assurance ou en réassurance est l'activité qui consiste à présenter, proposer ou aider à conclure des contrats d'assurance ou de réassurance ou à réaliser d'autres travaux préparatoires à leur conclusion. N'est pas considérée comme de l'intermédiation en assurance ou en réassurance l'activité consistant exclusivement en la gestion, l'estimation et la liquidation des sinistres. / Est un intermédiaire d'assurance ou de réassurance toute personne qui, contre rémunération, exerce une activité d'intermédiation en assurance ou en réassurance (). ". Selon l'article R. 511-2 du même code, dans sa rédaction applicable à la date de la conclusion du contrat d'assurance litigieux : " I.- L'activité d'intermédiation en assurance ou en réassurance ne peut être exercée contre rémunération que par les catégories de personnes suivantes : / 1° Les courtiers d'assurance ou de réassurance, personnes physiques et sociétés immatriculées au registre du commerce pour l'activité de courtage d'assurance. Ces personnes exercent l'intermédiation selon les modalités mentionnées aux b ou c du II de l'article L. 520-1. () ".
9. Il résulte de l'instruction que l'acte d'engagement portant sur l'assurance des risques statutaires du personnel a été conclu entre le centre hospitalier des Marches de Bretagne et un groupement conjoint constitué de la société Pilliot assurances et de la société CBL Insurance Europe Dac, la société Pilliot assurances agissant comme mandataire de ce groupement. La première page des conditions particulières de ce contrat et de ceux conclus avec les autres établissements de santé membres du centre hospitalier des Marches de Bretagne stipule que l'assureur est la société CBL Insurance Europe Dac et que la société Pilliot assurances a la qualité de " courtier et gestionnaire du contrat ". La convention de gestion annexée à l'acte d'engagement précise les obligations de gestion pesant respectivement sur le courtier et sur la compagnie d'assurance. En outre, les conditions générales du contrat d'assurance, qui définissent les conditions de prise en charge des différents risques couverts, sont celles de la société CBL Insurance Europe Dac.
10. Il résulte de ce qui est dit au point précédent que la société Pilliot assurances, alors même que la gestion du contrat lui était confiée et qu'elle était l'interlocutrice des établissements de santé co-contractants, avait la qualité de courtier et gestionnaire des contrats et non d'assureur assumant la charge financière des différentes prestations couvertes par ces contrats.
11. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, la société Pilliot assurances ne peut être regardée comme débitrice de l'obligation de paiement prévue par les contrats d'assurance litigieux. Les titres exécutoires, qui ont pour objet le versement des prestations dues par l'assureur à son assuré, émis à l'encontre de la société Pilliot assurances les 27 novembre 2017, 23 juillet 2018, 17 juillet, 19 et 30 septembre 2019 et 27 novembre 2019 doivent, en conséquence, être annulés.
Sur les conclusions à fin de décharge de l'obligation de payer mise à la charge de la société Pilliot assurances par les titres exécutoires attaqués :
12. Il résulte de ce qui est dit au point 11 du présent jugement que la société Pilliot assurances doit être déchargée de l'obligation de payer la somme de 2 258,20 euros mise à sa charge par les six titres exécutoires annulés par le présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Fougères la somme de 1 500 euros à verser à la société Pilliot assurances au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions que présente la société Pilliot assurances à l'encontre de la direction régionale des finances publiques Bretagne et Ille-et-Vilaine au titre des mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : Les conclusions présentées par la société Pilliot assurances tendant à l'annulation de l'avis de saisie administrative à tiers détenteur émis le 1er mars 2021 par la trésorerie de Fougères collectivités et à la restitution de la somme de 2 223,83 euros sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : Les titres exécutoires n° 109665 du 27 novembre 2017, n° 69126 du 23 juillet 2018, n° 65287 du 17 juillet 2019, n° 83049 du 19 septembre 2019, n° 90171 du 30 septembre 2019 et n° 112684 du 27 novembre 2019 émis par le centre hospitalier de Fougères sont annulés.
Article 3 : La société Pilliot assurances est déchargée de l'obligation de payer la somme mise à sa charge par les titres exécutoires mentionnés à l'article 2.
Article 4 : Le centre hospitalier de Fougères versera à la société Pilliot assurances la somme de
1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions présentées par la société Pilliot assurances est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la société Pilliot Assurances, au centre hospitalier de Fougères et à la direction régionale des finances publiques Bretagne et Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 21 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Grenier, présidente,
Mme Plumerault, première conseillère,
Mme Thalabard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe, le 11 janvier 2024.
La présidente-rapporteure,
Signé
C. Grenier L'assesseure la plus ancienne
dans le grade,
Signé
F. Plumerault La greffière,
Signé
I. Le VaillantLa République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026