vendredi 16 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2104633 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | VALLANTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 10 septembre 2021, le 17 mai 2023 et le 4 octobre 2023, Mme C B, représentée par Me Vallantin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Renan a délivré à M. Pencreac'h un permis de construire en vue du réaménagement et de l'extension du bar existant en rez-de-chaussée et au 1er étage et de l'aménagement du 2ème étage en " lounge " sur la parcelle cadastrée section BN n° 110 située 2 place Saint-Antoine à Saint-Renan ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Renan la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le dossier de demande de permis de construire était incomplet et comportait des contradictions ;
- l'arrêté de permis de construire méconnaît l'article UH5 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Renan ;
- il méconnaît l'article UH10 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article UH11 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par deux mémoires, enregistrés le 26 janvier et le 31 août 2023, M. A Pencreac'h, représenté par la SELARL Ares, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme B la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 21 février et le 24 juillet 2023, la commune de Saint-Renan, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec et Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme B la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Villebesseix,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations de Me Vallantin, représentant Mme B, de Me Trémouilles, de la SELARL Le Roy, Gourvennec et Prieur, représentant la commune de Saint-Renan, et de Me Hipeau, de la SELARL Ares, représentant M. Pencreac'h.
Considérant ce qui suit :
1. M. Pencreac'h est propriétaire d'un immeuble à usage de commerce et d'habitation situé 2 place Saint-Antoine à Saint-Renan sur la parcelle cadastrée section BN n° 110 et est le gérant de la SARL qui exploite le bar " Le 84 " dans cet immeuble. Il a déposé une demande de permis de construire pour le réaménagement et l'extension du bar existant en rez-de-chaussée ainsi que le réaménagement en bar du 1er et du 2ème étage en espace privé. Par un arrêté du 25 septembre 2021, le maire de Saint-Renan lui a délivré le permis sollicité. Mme B a formé un recours gracieux tendant au retrait de ce permis qui a finalement était retiré sur demande du bénéficiaire par un arrêté du 8 janvier 2021. Le 25 février 2021, M. Pencreac'h a déposé une nouvelle demande de permis de construire pour le réaménagement et l'extension du bar existant en rez-de-chaussée, du 1er et du 2ème étage en " lounge ", complétée le 21 juin suivant. Par un arrêté du 13 juillet 2021, le maire de Saint-Renan a délivré le permis de construire sollicité sous réserve du respect de prescriptions. Il s'agit de la décision dont Mme B demande l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incomplétude et des inexactitudes entachant le dossier de demande de permis de construire :
2. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : () b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; () ". L'article R. 431-13 du code de l'urbanisme prévoit que : " Lorsque le projet de construction porte sur une dépendance du domaine public, le dossier joint à la demande de permis de construire comporte une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public. ".
3. D'une part, la régularité de la procédure d'instruction d'un permis de construire requiert la production par le pétitionnaire de l'ensemble des documents exigés par le code de l'urbanisme. Pour autant, la circonstance que le dossier de demande ne les comporterait pas tous ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. D'autre part, les permis de construire, qui sont délivrés sous réserve des droits des tiers, ont pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'ils autorisent avec la règlementation de l'urbanisme, en vertu de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme.
5. En premier lieu, la requérante soutient que le dossier de demande comporte une ambiguïté s'agissant de l'existence d'une terrasse extérieure mentionnée dans le formulaire Cerfa mais qui n'est cependant pas représentée sur les plans. Il ressort des pièces du dossier que le projet consiste en l'aménagement et l'extension du bar existant et que ces travaux sont circonscrits au périmètre de la parcelle cadastrée section BN n° 110. Ainsi, si le pétitionnaire pouvait mentionner l'existence de cette terrasse extérieure afin de dresser un état des lieux du bar et de son activité, il n'avait pas à faire apparaitre sur les plans la terrasse qui n'est pas située sur le terrain d'implantation du projet et sur laquelle il n'est pas envisagé de réaliser des travaux. Par ailleurs, dès lors que le projet de construction ne porte pas sur une dépendance du domaine public, il ne peut être reproché au pétitionnaire de ne pas avoir joint au dossier une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine public pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public.
6. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient la requérante, les fenêtres de son immeuble et la porte servant d'issue de secours à son institut de beauté donnant sur la cour intérieure de la parcelle cadastrée section BN n° 110 ainsi que sa servitude de passage sont représentées dans le dossier de demande. Les pièces du dossier, et notamment les documents d'insertion, permettaient au service instructeur d'apprécier l'intégration du projet par rapport aux constructions avoisinantes.
7. En troisième lieu, Mme B soutient que la présentation des lieux est erronée faute de mentionner l'existence du permis de construire accordé en date du 25 septembre 2020 puis retiré et l'existence d'un début d'exécution des travaux. Toutefois, la requérante ne démontre pas que les travaux réalisés en vertu de l'autorisation de construire délivrée le 25 septembre 2020 puis retirée le 8 janvier 2021 auraient modifié la construction litigieuse de sorte que les pièces du dossier ne correspondraient pas à l'état du bâtiment objet du permis de construire contesté. Par ailleurs, aucune disposition du code de l'urbanisme n'impose de mentionner dans le dossier de demande de permis les autorisations d'urbanisme précédemment délivrées et retirées sur le terrain d'assiette du projet dont la commune de Saint-Renan avait, en tout état de cause, connaissance.
8. En dernier lieu, la requérante soutient que le dossier de demande de permis de construire comporte une contradiction concernant les aires de stationnement créées. Toutefois, il ressort de la lecture du dossier de demande qu'aucune place de stationnement n'est créée.
9. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que le dossier de demande de permis de construire serait entaché d'omissions, inexactitudes ou insuffisances qui auraient été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UH5 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Renan :
10. Aux termes de l'article UH5 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Renan : " 1. En secteur UHa, les constructions doivent être édifiées à l'alignement des voies ou des emprises publiques. / Des constructions en retrait de la voie peuvent être autorisées, sous réserve que la continuité avec le bâti existant soit assurée par une clôture de type mur (en moellons apparents ou enduits) ou palissade d'une hauteur égale ou supérieure à 2 m, par rapport au niveau de la voie, et d'aspect harmonisé ave les constructions voisines. () Toutefois, un recul différent pourra être autorisé ou imposé : () - Pour une construction sur un terrain situé à l'angle de deux voies, le long d'une voie courbe, ou lorsque la configuration des limites du terrain sur voie et emprises publiques rend impossible la réalisation du projet () ".
11. Le projet se situe en zone UHa et devrait donc en principe être édifié à l'alignement des voies et emprises publiques. Il ressort cependant des pièces du dossier que la limite séparative est qui jouxte l'emprise publique présente une forme ne permettant pas une implantation à l'alignement. Les dispositions de l'article UH5 n'imposent pas, dans le cas où la configuration du terrain sur voie et emprises publiques rend impossible la réalisation du projet, de respecter une autre règle de retrait ou de prévoir une implantation correspondant le plus possible à l'alignement. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le permis de construire méconnaît l'article UH5 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Renan.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UH10 du règlement du plan local d'urbanisme :
12. Aux termes de l'article UH10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Renan : " A- Le permis de construire peut-être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. / En conséquence : - L'implantation et le volume général des constructions ou ouvrages à modifier devront être traités en relation avec le site dans lequel ils s'inscrivent, qu'il soit naturel ou urbain. - les couleurs des matériaux de parements (pierre, enduit, bardage) et des peintures extérieures devront s'harmoniser entre elles et ne pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants. () - Les architectures d'expression contemporaine ne sont pas soumises aux règles énoncées ci-dessus () ".
13. Le projet consiste en un réaménagement des étages de l'immeuble existant et en la création d'extensions dont l'une d'elles donnera sur la place Saint-Antoine. Celle-ci sera construite en maçonnerie au rez-de-chaussée avec un ravalement gris anthracite et ossature bois, habillée de bardage en zinc à joints debout à partir du premier étage. Elle sera couverte d'une toiture à deux pentes symétriques à 40°. Elle présente donc une forme plus moderne que la façade existante du bar. La requérante soutient que la façade de l'extension, à raison de sa couleur et de sa fenêtre en aluminium laqué noir ne comprenant ni double vantail ni carreaux, est en rupture avec les bâtiments voisins. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que si la place Saint-Antoine comporte des bâtiments de formes et de taille similaires s'inscrivant dans une architecture traditionnelle parmi lesquels la façade du bar existant s'intègre, ces constructions sont de couleurs différentes. Par ailleurs, la place comprend également de l'autre côté du parking, des constructions de formes contemporaines et de tailles variées.
14. En outre, il ressort des pièces du dossier que l'architecte des Bâtiments de France, consulté sur le projet, a émis un avis favorable et que l'arrêté de permis de construire litigieux prévoit seulement dans son article 2 que " Le pétitionnaire est informé des recommandations de l'architecte des bâtiments de France ". Dès lors qu'il s'agit de simples recommandations et non pas de prescriptions, le bénéficiaire du permis n'était pas tenu de les respecter.
15. Ainsi, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'avis favorable de l'architecte des Bâtiments de France, de la faible superficie de l'extension visible depuis la place, de la couleur choisie rappelant celle des toits voisins, des formes et de l'architecture des constructions avoisinantes, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article UH10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Renan.
En ce qui concerne la méconnaissance de l'article UH11 du règlement du plan local d'urbanisme :
16. Aux termes de l'article UH11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Renan : " Les aires de stationnement des véhicules automobiles doivent correspondre aux besoins des constructions ou installations à édifier ou à modifier et à leur fréquentation. L'annexe 2 du présent règlement fixe les normes applicables pour les logements. () Pour les autres constructions à édifier ou à modifier, des aires de stationnement correspondant à leurs besoins et à leur fréquentation, devront être réalisées en dehors des voies publiques, sur le terrain de l'opération ou à proximité. () ". L'article précise également que les aires de stationnement " ne devront pas apporter de gêne à la circulation générale " et que " en cas d'impossibilité technique, urbanistique ou architecturale d'aménager sur le terrain de l'opération le nombre d'emplacements nécessaires au stationnement, le pétitionnaire devra : / - soit les réaliser sur tout autre terrain dans son environnement immédiat, / - soit justifier d'une concession de longue durée dans un parc de stationnement public ou de l'acquisition de places dans un parc privé ".
17. En l'espèce, le projet ne prévoit la création d'aucune place de stationnement. Si l'extension et le réaménagement du bar peuvent avoir pour conséquence une augmentation de la fréquentation de ce dernier, il ressort des pièces du dossier que la place Saint-Antoine comporte un parking public permettant aux clients des commerces alentours de stationner. Le rapport de présentation du plan local d'urbanisme dénombre 2 200 places de stationnement gratuites dans l'environnement immédiat des commerces du centre-ville et précise que l'offre de stationnement public " peut sembler surdimensionnée en semaine, mais répond aux besoins de stationnement pour le marché hebdomadaire ainsi que pour l'accueil d'événements ponctuels (cirque) ". Par suite, dès lors qu'il n'est pas démontré que ces parkings ne seraient pas suffisants pour accueillir la clientèle du bar " Le 84 ", Mme B n'est pas fondée à soutenir que l'absence de création de places de stationnement ne correspondrait pas aux besoins et à la fréquentation de la construction en méconnaissance des dispositions de l'article UH11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Renan.
18. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
19. Les risques d'atteinte à la sécurité publique qui, en application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, justifient le refus d'un permis de construire ou son octroi sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales sont aussi bien les risques auxquels peuvent être exposés les occupants de la construction pour laquelle le permis est sollicité que ceux que l'opération projetée peut engendrer pour des tiers.
20. Pour apprécier si les risques d'atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, il appartient à l'autorité compétente en matière d'urbanisme, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.
21. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet, qui prend en compte l'existence de la servitude de passage dont bénéficie Mme B, aura pour effet de supprimer l'issue de secours de son commerce. En effet, si la lecture des plans joints au dossier de demande de permis de construire permet de constater que cette porte ne donnera plus sur la cour intérieure de la parcelle cadastrée section BN n° 110, il apparaît que le projet prévoit que cette porte débouchera à l'intérieur de l'extension du bar qu'il sera possible de traverser pour rejoindre la place Saint-Antoine. Il n'est pas démontré que Mme B et sa clientèle ne pourront pas l'emprunter. La délivrance d'un jeu de clefs à la requérante lui permettant depuis son issue de secours de traverser les extensions pour rejoindre la place Saint-Antoine concerne l'exploitation du bar et non l'autorisation d'urbanisme elle-même. Il apparaît en outre que le service départemental d'incendie et de secours du Finistère a émis un avis favorable sur le projet le 15 mars 2021. Ainsi, dès lors que l'issue de secours de l'institut de beauté de Mme B n'est pas condamnée, il n'est pas établi par les éléments produits au dossier que le projet serait de nature à porter atteinte à la sécurité publique. Par suite, le moyen doit être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 13 juillet 2021 par lequel le maire de Saint-Renan a délivré un permis de construire à M. Pencreac'h.
Sur les frais liés au litige :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Renan, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
24. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme B une somme de 750 euros au titre des frais exposés par M. Pencreac'h et non compris dans les dépens et une somme de 750 euros au titre des frais exposés par la commune de Saint-Renan et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Mme B versera à M. Pencreac'h la somme de 750 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Mme B versera à la commune de Saint-Renan la somme de 750 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à M. A Pencreac'h et à la commune de Saint-Renan.
Délibéré après l'audience du 2 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Grondin, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2024.
La rapporteure,
signé
J. Villebesseix
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026