LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2105397

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2105397

vendredi 29 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2105397
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCABINET GERVAISE DUBOURG

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et des mémoires, enregistrés, sous le n° 2105397, les 27 octobre 2021, 24 novembre 2022 et 23 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Dubourg, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision, révélée par son bulletin de paie de septembre 2021 et matérialisée par la décision du 3 octobre 2021 et un courrier du 7 octobre 2021, par laquelle le directeur du centre hospitalier Guillaume Régnier a suspendu sa rémunération ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier Guillaume Régnier de lui verser sa rémunération au titre de septembre 2021 et de mettre en place le versement de ses rémunérations à compter d'octobre 2021 ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier Guillaume Régnier la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision, qui n'est pas motivée, méconnait l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision, qui n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire, méconnait l'article L. 121-1 du même code ;

- la décision méconnait l'article L. 242-1 de ce code en ce qu'elle procède au retrait de la décision régulière de lui verser sa rémunération ;

- la décision méconnait l'article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983 ;

- la décision est entachée d'erreur de fait dès lors qu'il n'a perçu aucune rémunération au titre son activité de mandataire immobilier et qu'il a cessé cette activité au 8 septembre 2021 ;

- la décision méconnait les articles L. 3252-2 et R. 3252-2 du code du travail ;

- la décision constitue une sanction déguisée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2022, le centre hospitalier Guillaume Régnier, représenté par Me Lesné, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983 est inopérant et que les autres moyens ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 17 septembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 2 octobre 2024.

II. Par une requête et un mémoire, enregistrés, sous le n° 2105417, les 27 octobre 2021 et 23 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Dubourg, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire du 15 septembre 2021 par lequel le centre hospitalier Guillaume Régnier a mis à sa charge la somme de 7 319,18 euros ;

2°) de le décharger de l'obligation de payer la somme réclamée ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier Guillaume Régnier la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le titre ne fait pas mention des bases de liquidation de la créance ;

- la créance est mal fondée en ce qu'elle repose sur la décision de suspendre son traitement qui méconnait l'article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983, est entachée d'erreur de fait, méconnait l'article 27 du décret du 19 avril 1988 et méconnait les articles L. 3252-2 et R. 3252-2 du code du travail.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2022, le centre hospitalier Guillaume Régnier, représenté par Me Lesné, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983 et de la méconnaissance des articles L. 3252-2 et R. 3252-2 du code du travail sont inopérants et que les autres moyens ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 30 septembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 14 octobre 2024.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bouju,

- les conclusions de M. Met, rapporteur public,

- et les observations de Me Dubourg, représentant M. A et celles de Me Chenaoui, représentant le centre hospitalier Guillaume Régnier.

Une note en délibéré, présentée par le centre hospitalier Guillaume Régnier et enregistrée le 15 novembre 2024, n'a pas été communiquée.

Une note en délibéré, présentée par M. A et enregistrée le 21 novembre 2024, n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes nos 2105397 et 2105417 présentent à juger des questions semblables, communes à la situation d'un même agent, et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

2. Infirmier en soins généraux et spécialisés au sein du centre hospitalier Guillaume Régnier, M. A, placé en congé de longue durée depuis le 17 octobre 2016, a constaté que son traitement ne lui avait pas été versé en septembre 2021 et que son bulletin de paie au titre de ce mois présentait un solde négatif de 7 319,18 euros. Le 20 septembre 2021, un titre exécutoire a été émis à son encontre pour le recouvrement de cette somme. Par une décision du 3 octobre 2021, le directeur du centre hospitalier Guillaume Régnier a procédé, en application de l'article 27 du décret du 19 avril 1988, à une retenue sur traitement à compter du 1er juillet 2021. Par courrier du 7 octobre 2021, le directeur lui a apporté des éléments d'information quant à l'émission du titre de recettes lui réclamant le versement de 7 319,18 euros. Aux termes des requêtes susvisées, M. A demande, d'une part l'annulation de la décision de suspendre sa rémunération, d'autre part l'annulation du titre exécutoire du 20 septembre 2021 et la décharge de l'obligation de payer la somme de 7 319.18 euros.

Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision de suspendre sa rémunération :

3. Aux termes de l'article 27 du décret du 19 avril 1988 dans sa version applicable au litige : " Le fonctionnaire en congé de longue maladie ou de longue durée doit cesser tout travail rémunéré, sauf les activités ordonnées et contrôlées médicalement au titre de la réadaptation. Il est tenu de notifier ses changements de résidence successifs à l'autorité investie du pouvoir de nomination. Ladite autorité s'assure par les contrôles appropriés que le titulaire du congé n'exerce pas d'activité interdite. Si l'enquête établit le contraire, le versement de la rémunération est immédiatement interrompu. Et, dans le cas où l'exercice d'un travail rémunéré non autorisé remonte à une date antérieure de plus d'un mois à la constatation qui en est faite, l'intéressé doit reverser à l'établissement les sommes perçues au titre du traitement et des accessoires à compter de cette date. La rémunération est rétablie à compter du jour où l'intéressé a cessé tout travail non autorisé. Le temps pendant lequel le versement de la rémunération a été interrompu compte dans la période de congé en cours. "

4. Il ressort des pièces du dossier qu'alors qu'il était en congé de longue durée, M. A a créé, à compter du 1er juin 2021, une entreprise individuelle destinée à l'exercice de l'activité d'agent immobilier au sein du réseau dénommé "Global Immobilier". Le centre hospitalier Guillaume Régnier produit des annonces immobilières diffusées qui font apparaître l'exercice de cette activité par l'intéressé. Après l'avoir découvert le 2 septembre, la direction de l'établissement a reçu M. A en entretien le 8 septembre et lui a signalé " l'illégalité de cette activité ". Le jour même, M. A a contacté le réseau "Global Immobilier" et mis fin à cette activité. Il fait valoir qu'il avait mis en place cette activité afin de préparer sa reconversion professionnelle dans le contexte d'une procédure de rupture conventionnelle dont le principe avait été accepté par le centre hospitalier Guillaume Régnier, ce qui est établi par le mail du 30 septembre 2021 dans lequel la direction de cet établissement lui précise notamment que la signature de cette rupture conventionnelle a été interrompue par la découverte de son activité extérieure. Surtout, M. A, qui soutient n'avoir perçu aucune rémunération au titre de cette activité, produit une attestation de l'URSSAF établissant qu'il n'a déclaré aucun chiffre d'affaires pour cette entreprise. Si la décision litigieuse du 3 octobre 2021 mentionne qu'au regard d'une attestation URSSAF transmise le 1er octobre, l'intéressé " n'aurait pas perçu de revenus au titre de sa création d'entreprise non autorisée du 2 au 30 juin 2021 ; qu'en revanche, des revenus auraient été perçus après le 30 juin 2021 ", le courrier du 7 octobre 2021 adressé au requérant indique quant à lui : " en date du 1er octobre 2021, vous avez transmis une attestation URSSAF relatif à vos déclarations de chiffres d'affaires pour le second semestre de l'année 2021. Celle-ci indique aucun chiffre d'affaires. " Dans ces circonstances, alors qu'il appartenait au centre hospitalier Guillaume Régnier de s'assurer, au moyen d'une enquête, de l'exercice d'un travail rémunéré non autorisé, il n'est pas établi que l'activité de mandataire immobilier mise en place et exercée par M. A entre le 1er juillet et le 8 septembre 2021, lui aurait procuré des revenus et qu'il aurait ainsi exercé un travail rémunéré au sens des dispositions précitées de l'article 27 du décret du 19 avril 1988. Par suite, M. A est fondé à soutenir que le directeur du centre hospitalier Guillaume Régnier a méconnu ces dispositions en décidant de suspendre sa rémunération.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens invoqués par M. A, que la décision de suspendre sa rémunération prise en application de ces dispositions doit être annulée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

6. Eu égard au motif qui la fonde, l'annulation de la décision de suspendre le versement du traitement de M. A à compter de septembre 2021 implique nécessairement le versement des sommes dont le requérant s'est trouvé privé en application de cette décision. Il y a lieu d'enjoindre au centre hospitalier Guillaume Régnier de procéder au versement d'une somme correspondant aux traitements dont M. A a été privé en application de la décision de suspension litigieuse jusqu'à rétablissement du versement du traitement auquel il avait droit, déduction faite des sommes qu'il a pu percevoir à ce titre.

Sur les conclusions aux fins d'annulation du titre exécutoire du 20 septembre 2021 et de décharge :

En ce qui concerne la régularité du titre :

7. Aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ". Il résulte de ces dispositions que l'administration ne peut mettre en recouvrement une créance sans indiquer, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur, les bases et les éléments de calcul sur lesquels elle se fonde pour mettre les sommes en cause à la charge de ce débiteur.

8. L'avis des sommes à payer contesté se borne à indiquer, au titre de la " désignation " de la créance réclamée d'un montant de 7 319.18 euros, " Bulletin négatif A Septembre / UF : 3020 POOL D'ETB RATTACHE A LA DIRECTI ", sans aucune autre précision. En admettant qu'une telle mention constitue une référence au bulletin de paie de M. A de septembre 2021, il ne résulte pas de l'instruction que celui-ci ait été joint à cet avis des sommes à payer ou précédemment adressé au requérant. En outre, si les bases de calcul de la créance figurent dans le courrier du 7 octobre 2021, reçu par M. A le 9 octobre, ce courrier est postérieur à l'avis des sommes à payer qui, en tout état de cause, n'y fait pas explicitement référence. Par suite, M. A est fondée à soutenir que les dispositions citées au point précédent ont été méconnues et à poursuivre, pour ce motif, l'annulation du titre exécutoire contesté.

En ce qui concerne le bien-fondé de la créance :

9. Il résulte de l'instruction que la créance litigieuse est fondée, en partie, sur la décision du directeur du centre hospitalier Guillaume Régnier, prise en application de l'article 27 du décret du 19 avril 1988, de revenir sur les traitements versés à M. A à compter du 1er juillet 2021. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 4 du présent jugement, M. A est fondé à soutenir que le directeur du centre hospitalier Guillaume Régnier a méconnu les dispositions de l'article 27 du décret du 19 avril 1988 et que la créance en résultant est mal fondée. Il résulte encore de l'instruction que le titre litigieux avait également vocation à procéder à une régularisation de traitement sur un autre fondement, ce que M. A n'a pas contesté. Par suite, il y a lieu de décharger M. A de la somme correspondant à la seule part de la créance réclamée par le titre exécutoire du 20 septembre 2021 qui est fondée sur l'article 27 du décret du 19 avril 1988.

Sur les frais liés au litige non compris dans les dépens :

10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier Guillaume Régnier le versement, au titre des deux instances, de la somme globale de 1 500 euros à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

11. Les dispositions de cet article font obstacle à ce que M. A, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans ces instances, verse au centre hospitalier Guillaume Régnier une somme au titre des frais exposés par cet établissement et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision de suspendre la rémunération de M. A à compter de septembre 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au centre hospitalier Guillaume Régnier de verser à M. A la somme correspondant aux traitements dont il s'est trouvé privé en application de cette décision et jusqu'à rétablissement du versement du traitement auquel il avait droit, déduction faite des sommes qu'il a déjà pu percevoir à ce titre.

Article 3 : Le titre exécutoire émis le 20 septembre 2021 est annulé.

Article 4 : M. A est déchargé de la somme correspondant à la part de la créance dont le règlement lui est réclamé par ce titre et qui est fondée sur l'article 27 du décret du 19 avril 1988.

Article 5 : Le centre hospitalier Guillaume Régnier versera à M. A la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 6 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. A est rejeté.

Article 7 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier Guillaume Régnier sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 8 : Le présent jugement sera notifié M. B A et au centre hospitalier Guillaume Régnier.

Délibéré après l'audience du 15 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Labouysse, président,

M. Bouju, premier conseiller,

Mme René, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2021.

Le rapporteur,

signé

D. Bouju

Le président,

signé

D. Labouysse

La greffière,

signé

C. Salladain

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2105397 et 2105417

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions