jeudi 25 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2106111 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | BLANQUET |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 novembre 2021 et 9 juin 2022 sous le numéro 2106111, Mme G I et M. D B représentés par Me Blanquet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 9 juin 2021 par laquelle la maire de Rennes a accordé à la SCCV 116 rue de Vern un permis de construire, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Rennes une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2022, la SCCV 116 rue de Vern, représentée par Me Rouhaud, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme I et M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2022, la commune de Rennes représentée par Me Donias, conclut au rejet de la requête à titre principal, à titre subsidiaire à l'application des dispositions des articles L. 600-5 et/ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce que la somme de 2500 euros soit mise à la charge de Mme I et M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 23 juin 2022, Mme I et M. B déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Un mémoire présenté par la commune de Rennes a été enregistré le 24 juin 2022, postérieurement à la clôture d'instruction.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 et 16 décembre 2021 sous le numéro 2106213, Mme H C et M. A E, représentés par Me Barrault, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 9 juin 2021 par laquelle la maire de Rennes a accordé à la SCCV 116 rue de Vern un permis de construire, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Rennes une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2022, la SCCV 116 rue de Vern, représentée par Me Rouhaud, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme C et M. E en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2022, la commune de Rennes, représentée par Me Donias, conclut au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire à l'application des dispositions des articles L. 600-5 et/ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme C et M. E en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 23 juin 2022, Mme C et M. E déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Un mémoire présenté par la commune de Rennes a été enregistré le 24 juin 2022, postérieurement à la clôture d'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F,
- les conclusions de Mme Touret, rapporteure publique,
- et les observations de Me Laville-Colomb représentant la commune de Rennes, et de Me Messéant, représentant la SCCV 116 rue de Vern dans les deux instances.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées présentent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Les désistements d'instance de Mme I et M. B, ainsi que de Mme C et M. E sont purs et simples. Rien ne s'oppose à ce qu'il leur en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Rennes et par la SCCV 116 rue de Vern au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans les instances nos 2106111 et 2106213.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme I et de M. B dans l'instance numéro 2106111 ainsi que du désistement d'instance de Mme C et M. E dans l'instance numéro 2106213.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Rennes et par la SCCV 116 rue de Vern dans les instances nos 2106111 et 2106213 sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme G I et M. D B, de M. A E, représentant unique des requérants dans l'instance n° 2106213, à la commune de Rennes et à la SCCV 116 rue de Vern.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gosselin, président,
Mme Pottier, première conseillère,
M. Desbourdes, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 août 2022.
La rapporteure,
signé
F. F
Le président,
signé
O. Gosselin
La greffière,
signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2106111,2106213
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026