vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2106651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MICHELET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 29 décembre 2021, 26 août 2022 et 7 août 2024, M. E et Mme G A, représentés par le Cabinet Paul-Avocats, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Lanildut a accordé à Mme H et M. D un permis de construire modificatif relatif au changement de matériaux pour une partie du mur du pignon nord de l'extension de leur maison d'habitation autorisée par un arrêté de permis de construire initial du 20 janvier 2020, ainsi que la décision du 9 décembre 2021 rejetant leur recours gracieux du 17 octobre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Lanildut le versement de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ; notamment, ils ont intérêt pour agir en qualité de voisin immédiat au projet litigieux ;
- l'arrêté litigieux n'a pas été précédé de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-54 du code de l'urbanisme ;
- le dossier de permis de construire est incomplet ; la notice paysagère ne permet pas d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement, notamment par rapport aux constructions avoisinantes ;
- le permis méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ; il méconnaît l'orientation d'aménagement et de programmation du règlement du plan local d'urbanisme relative à " l'ensemble des secteurs à vocation d'habitat " s'agissant notamment du traitement des espaces verts et de l'adaptation des constructions aux pentes naturelles du terrain ;
- le permis méconnaît les dispositions de l'article UH 11 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'aspect extérieur des constructions et aménagements de leurs abords.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 26 juillet et 8 septembre 2022, la commune de Lanildut, représentée par la SELARL Le Roy, I, C, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les requérants n'ont pas intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 2 juillet 2023, Mme B H et M. F D, représentés par Me Michelet, concluent au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les requérants n'ont pas intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Grondin,
- les conclusions de M. Blanchard, rapporteur public,
- et les observations de Me Paul, du Cabinet Paul-Avocats, représentant M. et Mme A, J, K, I, C, représentant la commune de Lanildut, et de Me Michelet, représentant Mme H et M. D.
Considérant ce qui suit :
1. Le 20 janvier 2020, le maire de la commune de Lanildut a accordé à Mme H et M. D un permis de construire en vue de procéder à l'extension de leur maison d'habitation, située sur les parcelles cadastrées section A nos 724, 1308 et 1309. Ce permis prévoyait notamment l'édification d'un mur en limite de propriété, servant également de pignon nord de l'extension autorisée, et devant être revêtu de pierres. Par un arrêté du 7 septembre 2021, ils ont bénéficié d'un permis de construire modificatif portant sur un changement de matériaux de ce mur, désormais revêtu d'un enduit de la même couleur que l'habitation principale. M. et Mme A, propriétaires des parcelles voisines cadastrées section A nos 1195 et 1196, ont présenté, le 17 octobre 2021, un recours gracieux dirigé à l'encontre du permis de construire modificatif, qui a été rejeté par une décision du 9 décembre suivant. Par la présente requête, M. et Mme A demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2021, ainsi que la décision du 9 décembre 2021.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne l'avis de l'architecte des Bâtiments de France :
2. Aux termes des dispositions de l'article R. 423-54 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, l'autorité compétente recueille l'accord ou, pour les projets mentionnés à l'article L. 632-2-1 du code du patrimoine, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France ".
3. Il est constant que le terrain d'assiette du projet litigieux est situé dans les abords de la Maison au Rumorvan, classée monument historique, et nécessite de recueillir l'accord de l'architecte des Bâtiments de France. Il ressort toutefois des pièces du dossier que l'architecte des Bâtiments de France a donné un premier accord au projet litigieux le 13 janvier 2020, donnant lieu à la délivrance du permis de construire initial, puis un second accord le 6 septembre 2021 en vue de l'édiction de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, et alors que l'accord du 6 septembre 2021 est expressément visé par l'arrêté du maire de la commune de Lanildut pris le lendemain, soit le 7 septembre, rien ne permet d'estimer que le second accord de l'architecte des Bâtiments de France ne serait pas relatif à la demande de permis de construire modificatif. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-54 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne le dossier de demande :
4. Aux termes des dispositions de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 (). Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ". Aux termes de l'article R. 431-10 de ce code : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
5. D'une part, s'agissant d'un permis de construire modificatif, le dossier de demande n'avait pas à comprendre l'ensemble des éléments requis par les articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme déjà produit lors de la demande de permis initiale, mais pouvait se borner à porter sur les seules modifications apportées au projet.
6. D'autre part, les omissions, imprécisions, inexactitudes ou insuffisances du dossier de demande de permis de construire ne sont toutefois susceptibles d'affecter la légalité de l'arrêté de permis que si elles ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
7. En l'espèce, il n'est pas contesté que le dossier relatif à la demande de permis de construire initiale comprenait des photographies permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages. Par ailleurs, était jointe au dossier de demande de permis de construire modificatif, une photographie représentant le mur en pierre dont le revêtement doit être changé, ainsi qu'une résolution graphique en 3 dimensions du rendu final. Enfin, si les requérants se prévalent de ce que les pièces de la demande font état d'une teinte du mur identique à celle de la maison existante sans en préciser la couleur, il est constant que la maison existante est blanche et, partant, que l'enduit sera de cette couleur. Dans ces conditions les pièces du dossier de demande, qui permettaient notamment à l'administration de se prononcer sur l'insertion du projet par rapport aux constructions avoisinantes, n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Par suite, le moyen tiré de ce que le dossier de permis de construire est incomplet doit être écarté, alors même qu'il ne comportait pas un document graphique présentant l'insertion du projet dans l'environnement.
En ce qui concerne l'atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants :
8. Aux termes des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Aux termes des dispositions de l'article Uh 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Lanildut, relatif à l'aspect extérieur des constructions et à l'aménagements de leurs abords ainsi qu'à la protection des éléments de paysage et du patrimoine naturel et urbain : " () Le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales (). Les couleurs des matériaux de parements (pierre, enduit, bardage) et des peintures extérieures devront s'harmoniser entre elles et ne pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants ". Cet article dispose par ailleurs à propos des clôtures situées comme en l'espèce en zone Uhb, que " les matériaux utilisés doivent être en harmonie avec l'environnement naturel ou urbain ; ils devront être choisis en tenant compte de ceux qui ont été employés pour les façades ". Enfin, il prévoit notamment pour les clôtures en limite séparative qu'elles soient en murets de moellons ou agglomérés enduits.
9. D'une part, dès lors que les dispositions du règlement d'un plan local d'urbanisme invoquées par le requérant ont le même objet que celles, également invoquées, d'un article du code de l'urbanisme posant les règles nationales d'urbanisme et prévoient des exigences qui ne sont pas moindres, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.
10. D'autre part, il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux mentionnés par cet article et, le cas échéant, par le plan local d'urbanisme de la commune.
11. En l'espèce, les dispositions de l'article Uh 11 du règlement du plan local d'urbanisme ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, également invoquées par les requérants et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.
12. En outre, s'il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux doit être implanté à proximité d'un monument historique et au bord de l'Aber Ildut, il s'inscrit dans un espace déjà urbanisé de la commune alors que son ampleur reste très modeste pour un impact sur le paysage limité. Ainsi si le mur litigieux est visible depuis la rue, il est néanmoins situé en limite séparative et perpendiculairement à la voierie. Par ailleurs, les maisons avoisinantes présentent un caractère disparate, certaines étant revêtues de pierres, d'autres d'enduit, blanc ou crème. Il en résulte que le projet en cause n'est pas de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, le moyen soulevé en ce sens par les requérants doit être écarté.
13. Enfin, si les requérants soutiennent que le mur litigieux fait office de mur de clôture sur limite séparative et que les dispositions de l'article Uh 11 du règlement du plan local d'urbanisme ont été méconnues dès lors que le mur fera 5,30 mètres de haut, et le mur brise-vue de la terrasse plus de 2,50 mètres, il est constant que le permis attaqué n'a pas pour objet de modifier la hauteur de ce mur, laquelle a été autorisée par l'arrêté de permis de construire initial qui n'a pas été contesté et est devenu définitif. De même, s'ils font valoir que le mur fait office de clôture en limite séparative et ne sera pas en moellons, il ressort en tout état de cause des termes même de l'article Uh 11 du règlement du plan local d'urbanisme qu'il autorise de telles clôtures en murets de moellons ou agglomérés enduits. Par suite, ce moyen doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède qu'il n'y a pas lieu, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt pour agir des requérant opposée par le pétitionnaire et la commune, d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2021 valant permis de construire modificatif, ainsi que la décision du 9 décembre 2021 rejetant le recours gracieux de M. et Mme A du 17 octobre 2021.
Sur les frais liés au litige :
15. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacles à ce que la somme de 3 000 euros sollicitée par les requérants au titre des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune de Lanildut, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
16. Par ailleurs il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. et Mme A, partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme de 750 euros au profit respectif de la commune de Lanildut et de la même somme à Mme H et M. D, au titre des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : M. et Mme A verseront une somme de 750 euros à la commune de Lanildut au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : M. et Mme A verseront une somme de 750 euros à Mme H et M. D au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E et Mme G A, à Mme B H et M. F D, et à la commune de Lanildut.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Grondin, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
Le rapporteur,
signé
T. Grondin
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026