mardi 5 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2200224 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LUSTEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 janvier 2022 et 9 octobre 2023, Mme A B, représentée par Me Lusteau du Cabinet Luméa Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel la maire de Rennes s'est opposée à sa déclaration préalable pour la surélévation d'une maison individuelle avec modification d'aspect de l'existant ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux présenté le 18 octobre 2021 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Rennes de procéder à une nouvelle instruction de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Rennes la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2023, la commune de Rennes, représentée par Mes Varnoux et Nadan de la société d'avocats Valadou-Josselin et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme.
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Berre ;
- les conclusions de M. Desbourdes, rapporteur public ;
- et les observations de Me Lusteau, représentant Mme B et de Me Rouiller, représentant la commune de Rennes.
Considérant ce qui suit :
1. Le 7 mai 2021, Mme B a déposé une déclaration préalable de travaux portant sur sa maison individuelle, qui se situe sur une parcelle cadastrée section DE n°292 à l'angle de la rue de Buféron et de la rue François Elleviou, avec pour objet une suppression de la toiture en croupe au profit d'un toit plat dans le cadre d'une surélévation du bâtiment et de la création d'une surface de plancher de de 26,37 m². Par une décision du 24 septembre 2021, la maire de Rennes s'est opposée à cette déclaration préalable au motif que celle-ci ne respectait pas l'article 4.2 du titre IV du règlement du PLUi de Rennes métropole. Plus précisément, la maire de Rennes a considéré que la toiture monopente envisagée ne tenait pas compte de la qualification de bâtiment d'angle venant, ainsi, créer une rupture avec la toiture des maisons riveraines et avec l'aspect urbain environnant de manière générale. Mme B a alors formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, le 18 octobre 2021, qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 24 septembre 2021 ainsi que celle rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 4.2 du titre IV du PLU de Rennes métropole applicable à toutes les zones : " Afin de préserver les caractéristiques des espaces urbains existants, une attention particulière sera portée au sens des faîtages, au vocabulaire architectural des constructions déjà présentes dans la rue ou l'îlot ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la maison d'habitation de Mme B se situe dans un environnement urbain marqué par la présence de plusieurs maisons individuelles comportant des toitures à monopente ou à double pente avec des colorimétries différentes ainsi que des immeubles collectifs d'hauteur variable et caractérisé par des constructions d'architecture et d'époque variées. Ainsi, compte tenu des caractéristiques de l'espace urbain existant, le projet de Mme B ne pouvait être regardé comme n'ayant pas porté une attention particulière au sens des faîtages, au vocabulaire architectural des constructions déjà présentes dans la rue ou l'îlot. Il s'ensuit que la maire de Rennes a fait une inexacte application de l'article 4.2 du titre IV du règlement du PLUi en s'opposant à la déclaration préalable de travaux déposée par Mme B pour ce motif.
4. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête n'est de nature à fonder l'annulation de cet arrêté.
5. Il résulte de ce qui précède que la décision du 24 septembre 2021 doit être annulée ainsi que celle portant rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
6. Le motif d'annulation retenu par le présent jugement implique que la déclaration préalable déposée par Mme B fasse l'objet d'une nouvelle instruction. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à la commune de Rennes de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que Mme B qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la commune de Rennes la somme que celle-ci demande au titre des frais non compris dans les dépens.
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Rennes le versement à Mme B d'une somme de 1 500 euros au titre des mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 24 septembre 2021 de la maire de Rennes portant opposition à déclaration préalable, et la décision implicite de rejet du recours gracieux, présenté le 18 octobre 2021, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Rennes de procéder au réexamen de la demande de Mme B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Rennes versera à Mme B une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Rennes.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Tronel, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 novembre 2024.
La rapporteure,
Signé
A. Le Berre
Le président,
Signé
N. Tronel
La greffière,
Signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026