jeudi 23 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2200317 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS EXEME ACTION |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et cinq mémoires, enregistrés les 18 janvier 2022, 12 décembre et
29 décembre 2023, 30 janvier, 26 février et 31 mai 2024, un mémoire récapitulatif enregistré le 24 septembre 2024, et deux derniers mémoires enregistrés les 18 et 28 octobre 2024,
M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de refus née du silence gardé par l'Etablissement National des Invalides de la Marine (ENIM) à sa déclaration d'accident de service
du 3 août 2020 ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'ENIM, à la suite de sa demande du 2 août 2021, de lui octroyer une majoration de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise au titre du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel ;
3°) d'enjoindre à l'ENIM de le réintégrer dans son rang antérieur pour les propositions au titre de la liste d'aptitude d'accès au corps des attachés d'administration de l'État pour 2024 ;
4°) d'enjoindre à l'ENIM de lui notifier une décision de reconnaissance du caractère professionnel de l'accident de service déclaré le 3 août 2021 ;
5°) d'enjoindre à l'ENIM de régulariser le montant de son régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel depuis
avril 2021, en lui appliquant une hausse de 0,1 point du coefficient d'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise, en l'assortissant d'un délai d'exécution ;
6°) de condamner l'État à lui verser 3 000 euros en réparation du préjudice résultant du harcèlement moral dont il aurait été victime dans l'exercice de ses fonctions au sein de l'ENIM en ne bénéficiant pas d'un entretien d'évaluation professionnel à plusieurs reprises, ainsi qu'une somme à définir par le tribunal en réparation du préjudice moral résultant de sa réaffectation sur des missions sans encadrement, de l'atteinte à sa dignité et de l'entrave à l'exercice de son mandat syndical.
Il soutient que :
- la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'ENIM à sa demande de reconnaissance d'accident du travail, à la suite de sa demande du 3 août 2020, méconnaît les dispositions de l'article 47-9 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, ainsi que des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'ENIM, à la suite de sa demande du 2 août 2021, de lui octroyer une majoration de son coefficient d'IFSE en raison de son changement de poste, méconnaît les dispositions de l'instruction du 8 avril 2016 relative à la mise en place du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel à compter du 1er janvier 2016, ainsi que les dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il est victime de harcèlement moral de la part de l'ENIM en raison de son action en tant que représentant du personnel, matérialisé par une succession de faits et par des décisions implicites, et caractérisées notamment par le retrait de ses missions d'encadrement de proximité et sa réaffectation d'office sur un autre poste dépourvu de réelles missions et isolé du collectif de travail du site de Lorient, son remplacement sur le poste précédemment occupé par un agent contractuel, la carence de l'administration à l'évaluer plusieurs années de suite, des perspectives de promotion réduites en raison de sa rétrogradation dans le classement des propositions de l'ENIM en vue de l'inscription sur la liste d'aptitude des attachés d'administration de l'Etat,
la non-prise en compte par l'administration de ses problèmes de santé dus à ce contexte professionnel de mal-être, et enfin par l'absence de revalorisation de son régime indemnitaire ;
- ce harcèlement lui a causé des préjudices de santé, financier et de carrière ;
- la responsabilité de l'État est engagée au titre de l'article 6 quinquies de la loi n°84-634 du 13 juillet 1984 ;
- l'État doit être condamné à lui verser la somme de 3 000 euros en réparation du préjudice résultant du harcèlement moral dont il aurait été victime dans l'exercice de ses fonctions en ne bénéficiant pas d'un entretien d'évaluation professionnel à plusieurs reprises, ainsi qu'une somme à définir par le tribunal en réparation du préjudice moral résultant de sa réaffectation sur des missions sans encadrement, de l'atteinte à sa dignité et de l'entrave à l'exercice de son mandat syndical.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2023, et un mémoire récapitulatif enregistré le 14 octobre 2024, l'ENIM, représenté par Me Merlet-Bonnan, représentant la SELAS Elige Bordeaux, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. A le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable en ce qu'elle présente des conclusions d'injonction à titre principal, qu'elle ne soulève aucune conclusion en annulation d'une décision, qu'elle ne comporte pas de conclusions indemnitaires, et qu'elle n'a pas été précédée d'une demande préalable ;
- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n°86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Bonniec,
- et les conclusions de M. Moulinier, rapporteur public.
Une note en délibéré présentée par M. A a été enregistrée le 10 janvier 2025.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est fonctionnaire d'État, appartenant au corps des secrétaires administratifs et de contrôle du développement durable de classe exceptionnel. Affecté sur le site de l'ENIM de Lorient depuis le 1er juin 1993, il était responsable des services techniques dans un groupe de gestion des prestations d'assurance maladie, avant d'être réaffecté, par une décision du 8 avril 2021, sur un poste de chargé de mission techniques et réglementaires au sein de la sous-direction des politiques sociales maritimes, à la suite d'une restructuration. Parallèlement, M. A est titulaire de mandats de représentant du personnel, siégeant aux instances de gouvernance de l'Etablissement. Il estime avoir été victime d'un harcèlement moral de la part de l'ENIM, matérialisé par plusieurs décisions dont il demande l'annulation. Il demande également la condamnation de l'État à lui verser la somme de 3 000 euros en réparation du préjudice résultant du harcèlement moral dont il aurait été victime dans l'exercice de ses fonctions, ainsi qu'une somme à définir par le tribunal en réparation du préjudice moral résultant de sa réaffectation sur des missions sans encadrement, de l'atteinte à sa dignité et de l'entrave à l'exercice de son mandat syndical.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision implicite de refus née de l'absence de réponse de l'ENIM à la déclaration d'accident de service du 3 août 2020 :
2. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours ". D'autre part, en vertu de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code aux termes desquelles : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception ", ni celles de son article L. 112-6 qui dispose que : " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis () ". Enfin, l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration prévoit que le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre les autorités administratives et leurs agents.
3. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions qu'en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande de cet agent, les dispositions de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration n'étant pas applicables aux agents publics. Ce n'est qu'au cas où, dans le délai de deux mois ainsi décompté, l'auteur de la demande adressée à l'administration reçoit notification d'une décision expresse de rejet qu'il dispose alors, à compter de cette notification, d'un nouveau délai pour se pourvoir.
4. D'autre part, aux termes de l'article 47-2 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Pour obtenir un congé pour invalidité temporaire imputable au service, le fonctionnaire, ou son ayant-droit, adresse par tout moyen à son administration une déclaration d'accident de service, d'accident de trajet ou de maladie professionnelle accompagnée des pièces nécessaires pour établir ses droits. / La déclaration comporte : / 1° Un formulaire précisant les circonstances de l'accident ou de la maladie. Un formulaire type est mis en ligne sur le site internet du ministère chargé de la fonction publique et communiqué par l'administration à l'agent à sa demande ; / 2° Un certificat médical indiquant la nature et le siège des lésions résultant de l'accident ou de la maladie ainsi que, s'il y a lieu, la durée probable de l'incapacité de travail en découlant ". Aux termes de l'article 47-3 du même décret : " I. - La déclaration d'accident de service ou de trajet prévue à l'article 47-2 est adressée à l'administration dans le délai de quinze jours à compter de la date de l'accident. / Ce délai n'est pas opposable à l'agent lorsque le certificat médical prévu au 2° de l'article 47-2 est établi dans le délai de deux ans à compter de la date de l'accident. Dans ce cas, le délai de déclaration est de quinze jours à compter de la date de cette constatation médicale. () ".
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que par un courriel daté du 3 août 2020, le requérant a informé des destinataires de l'ENIM dont les noms ont été biffés, de l'apparition dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2020 d'un gonflement de sa lèvre " s'apparentant à un herpès labial. Cette pathologie est médicalement reconnue comme étant notamment la manifestation clinique de stress, de contrariété ou d'anxiété ". Par ce courriel, il demande à ces destinataires de lui organiser un rendez-vous avec le médecin de prévention avant son départ en congés. Il précise également que " bien entendu, il ne s'agit pas pour moi de justifier d'un quelconque arrêt de travail à venir mais uniquement de préserver mes droits, ainsi que ceux de mes ayants-droits, en prenant date quant à l'origine d'une éventuelle aggravation ultérieure ".
6. En se bornant à verser à la procédure ce courriel d'information dépourvu d'autre demande que celle de lui organiser un rendez-vous de consultation avec le médecin de prévention, et quand bien même les conclusions du médecin du travail indiquent que " le problème posé est du registre des risques psycho-sociaux " tout en émettant un avis d'aptitude au travail, M. A ne démontre pas avoir formulé une demande de reconnaissance d'un accident de travail ou d'une maladie professionnelle. Dès lors, l'administration ne saurait être regardée comme ayant été saisie d'une telle demande. Il suit de là que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation d'une décision inexistante, si bien que ses conclusions en annulation sont manifestement irrecevables, alors qu'en tout état de cause, en saisissant le tribunal par une requête du 18 janvier 2022, celui-ci est tardif.
En ce qui concerne la décision implicite de rejet née du silence gardée par l'ENIM à la suite de la demande du 2 août 2021 de lui octroyer une majoration de son coefficient d'IFSE en raison de son changement de poste :
7. Il ressort des pièces du dossier que par un courriel en date du 2 août 2021 adressé au département des ressources humaines de l'ENIM, M. A a accusé réception d'une décision de notification de nouvelle bonification indiciaire, et a formulé une demande de renseignement en ces termes : " par ailleurs petite question, de quel coefficient mobilité IFSE s'est accompagné mon changement de poste ' ". Ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, en formulant ainsi une simple demande de renseignement, il n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait demandé l'application d'une majoration de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise au titre du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel, à la suite de son changement de fonction. Il suit de là que le silence gardé par l'ENIM à cette demande d'information ne saurait être regardé comme une décision implicite de rejet, dont le requérant pourrait utilement demander l'annulation. En tout état de cause, en vertu des textes cités au point 2, la décision, à la supposer existante, devait être contestée dans un délai de deux mois à la suite de la décision implicite née du silence gardé par l'administration sur sa demande. Il suit de là que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation d'une décision inexistante et que ses conclusions en annulation sont manifestement irrecevables, alors qu'en tout état de cause, en saisissant le tribunal par une requête enregistrée le 18 janvier 2022, celle-ci est tardive.
Sur la responsabilité de l'ENIM :
8. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
9. En l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au versement d'une somme d'argent est irrecevable et peut être rejetée pour ce motif même si, dans son mémoire en défense, l'administration n'a pas soutenu que cette requête était irrecevable, mais seulement que les conclusions du requérant n'étaient pas fondées. En revanche, les termes du second alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative n'impliquent pas que la condition de recevabilité de la requête tenant à l'existence d'une décision de l'administration s'apprécie à la date de son introduction. Cette condition doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle. Par suite, l'intervention d'une telle décision en cours d'instance régularise la requête, sans qu'il soit nécessaire que le requérant confirme ses conclusions et alors même que l'administration aurait auparavant opposé une fin de non-recevoir fondée sur l'absence de décision.
10. En l'espèce, ainsi que le relève l'ENIM dans son premier mémoire en défense, il ne résulte d'aucun élément de l'instruction que M. A aurait, avant de saisir le tribunal, présenté à l'Etablissement ou au ministre de la transition écologique une demande d'indemnisation du harcèlement moral dont il se dit victime de la part de son employeur, ni qu'il aurait, depuis lors, ainsi que l'invitait le tribunal par une lettre du 25 janvier 2024, adressé une telle demande à l'administration à fin de régularisation. Il en résulte que les conclusions indemnitaires présentées par M. A doivent être rejetées comme manifestement irrecevables.
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions en annulation ainsi que les conclusions indemnitaires présentées par le requérant sont irrecevables. Il s'en suit que sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Etablissement national des invalides de la marine.
Copie en sera adressée au ministère de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques sur l'environnement.
Délibéré après l'audience du 9 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Le Roux, premier conseiller,
M. Le Bonniec, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2025.
Le rapporteur,
Signé
J. Le Bonniec
Le président,
Signé
G. Descombes
Le greffier,
Signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques sur l'environnement, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026