lundi 12 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2200668 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2022, l'association pour la sauvegarde du pays fouesnantais demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 août 2021 par lequel le maire de la commune de Fouesnant a délivré à M. B un permis de construire en vue de changer la destination d'une maison d'habitation en salle de réception sur les parcelles cadastrées section BW n° 14 et BX n° 79, ainsi que la décision rejetant implicitement son recours gracieux du 4 octobre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Fouesnant une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ; notamment, elle n'est pas tardive faute pour le permis d'avoir été affiché, et l'association a intérêt pour agir ;
- l'arrêté litigieux a été délivré sur le fondement d'un dossier de demande incomplet ;
- l'arrêté litigieux est entaché d'un vice de procédure en absence de saisine de la commission de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers ;
- l'arrêté litigieux a été délivré en méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté litigieux a été délivré en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- le permis de construire a été obtenu frauduleusement ;
- le permis de construire litigieux a pour objet de régulariser des travaux déjà effectués.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2025, la commune de Fouesnant, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation dès lors que le permis litigieux a fait l'objet d'un retrait par un arrêté du 2 août 2021.
La procédure a été communiquée à M. A B, qui n'a pas produit d'écritures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Grondin,
- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,
- et les observations orales de Me Tremouilles, de la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, représentant la commune de Fouesnant.
Considérant ce qui suit :
1. Le 1er mars 2021, M. B a déposé une demande de permis de construire en vue de changer la destination d'une maison d'habitation en salle de réception sur les parcelles cadastrées section BW n° 14 et BX n° 79, situées sur le territoire de la commune de Fouesnant. Par la présente requête, l'association pour la sauvegarde du pays fouesnantais demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 2 août 2021 par lequel le maire de la commune de Fouesnant a délivré ce permis de construire, ainsi que la décision rejetant implicitement son recours gracieux du 4 octobre 2021.
2. D'une part, un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai de recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
3. En l'espèce il ressort des pièces du dossier que, après une demande en ce sens adressée par M. B le 13 mai 2022, le permis litigieux du 2 août 2021 a été retiré par un arrêté du maire de la commune de Fouesnant du 16 mai 2022, qui n'a pas été contesté et qui est devenu définitif après avoir été transmis au préfet pour contrôle de légalité le 17 mai 2022, affiché en mairie le 20 mai 2022 et notifié à l'intéressé le 23 mai 2022. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de l'association pour la sauvegarde du pays fouesnantais tendant à l'annulation du permis de construire du 2 août 2021.
4. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Fouesnant la somme de 2 000 euros sollicitée par l'association pour la sauvegarde du pays fouesnantais au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de l'association pour la sauvegarde du pays fouesnantais tendant à l'annulation de l'arrêté du 2 août 2021.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association pour la sauvegarde du pays fouesnantais, à M. A B, et à la commune de Fouesnant.
Délibéré après l'audience du 25 avril 2025, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Grondin, premier conseiller,
M. Blanchard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2025.
Le rapporteur,
signé
T. Grondin
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne au préfet du Finistère, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026