lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2201234 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BUORS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 mars 2022 et 7 mai 2024, M. B A, représenté par Me Buors, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 7 janvier 2022 par lequel la maire de la commune de Quimper l'a mis en demeure de prendre des mesures de mise en sécurité de l'immeuble situé 106, route de Pont l'Abbé à Quimper, parcelle cadastrée CL 44 ;
2°) à titre subsidiaire, d'abroger l'arrêté précité ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Quimper la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 24 mars 2023 et 24 mai 2024, la commune de Quimper, représentée par Me Logeat et Me Josselin (selarl Valadou-Josselin et associés), conclut, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, à l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître du litige ;
2°) à titre subsidiaire, au non- lieu à statuer sur la requête ;
3°) à titre infiniment subsidiaire, au rejet de la requête ;
4°) à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Pellerin, première conseillère, pour statuer par ordonnance sur le fondement des dispositions 1° à 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est propriétaire d'un immeuble d'habitation de trois étages, situé 106, route de Pont l'Abbé à Quimper, parcelle cadastrée CL 44, qui est implanté en partie en limite de la voie publique. Le 7 décembre 2021, la façade ouest de l'immeuble s'est effondrée ainsi que son soubassement enterré et le trottoir piéton situé devant. Saisi par le maire de la commune de Quimper, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes, par une ordonnance n° 2106318 du 13 décembre 2021, a désigné M. C, expert en gros œuvre-structure, en qualité d'expert. A la suite du rapport de l'expert du 23 décembre 2021, la maire de la commune de Quimper, par un arrêté de mise en sécurité du 7 janvier 2022, a mis en demeure M. A de procéder à des travaux de réparation dans des délais d'une semaine et d'un mois. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par
ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (). ".
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense :
3. D'une part, aux termes de l'article L. 511-1 du code de la construction et de l'habitation : " La police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations est exercée dans les conditions fixées par le présent chapitre et précisées par décret en Conseil
d'Etat. ". Aux termes de l'article L. 511-2 du même code : " La police mentionnée à l'article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations
suivantes : / 1° Les risques présentés par les murs, bâtiments ou édifices quelconques qui
n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers ; (). ". Aux termes de l'article L. 511-19 de ce code : " En cas de danger imminent, manifeste ou constaté par le rapport mentionné à l'article L. 511-8 ou par l'expert désigné en application de l'article L. 511-9, l'autorité compétente ordonne par arrêté et sans procédure contradictoire préalable les mesures indispensables pour faire cesser ce danger dans un délai qu'elle fixe. () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 511-8 du code de la construction et de l'habitation : " () Les autres situations mentionnées à l'article L. 511-2 sont constatées par un rapport des services municipaux ou intercommunaux compétents, ou de l'expert désigné en application de l'article L. 511-9. () ". Aux termes de l'article L. 511-14 du même code : " L'autorité compétente constate la réalisation des mesures prescrites ainsi que leur date d'achèvement et prononce la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité et, le cas échéant, de l'interdiction d'habiter, d'utiliser, ou d'accéder aux lieux. ".
5. La contestation d'un arrêté de péril imminent, pris sur le fondement de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation relève du contentieux de pleine juridiction. Par suite, la légalité d'un tel arrêté s'apprécie à la date à laquelle le juge se prononce.
6. Il résulte de l'instruction que, par un arrêté du 23 mai 2024, la maire de la commune de Quimper a prononcé la mainlevée de l'arrêté du 7 janvier 2022 sur la base du rapport établi le 21 mai 2024 par les services municipaux de la commune de Quimper, lequel constate que les travaux prescrits par l'arrêté attaqué du 7 janvier 2022 ont été réalisés. L'arrêté du 21 mai 2024 est devenu définitif. Dans ces conditions, cet arrêté a fait perdre son objet en cours d'instance aux conclusions à fin d'annulation présentées contre l'arrêté du 7 janvier 2022. Par suite, à la date du présent jugement, la commune de Quimper est fondée à soutenir qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A.
7. Il résulte de tout ce qui précède qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'abrogation de l'arrêté du 7 janvier 2022.
Sur les frais liés au litige :
8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A et la commune de Quimper au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'abrogation de l'arrêté du 7 janvier 2022 présentées par M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Quimper en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune de Quimper.
Fait à Rennes, le 30 septembre 2024.
La magistrate désignée,
signé
C. Pellerin
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026