LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2202130

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2202130

jeudi 28 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2202130
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantHAMON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 22 avril 2022, 26 janvier 2023 et

21 mars 2023, M. et Mme A et D C, représentés par Me Hamon, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2021 par lequel le maire de la commune de

Groix a refusé de leur délivrer un permis de construire d'une maison individuelle sur une

parcelle cadastrée section AD no 24 sise Port Tudy dans cette commune, ainsi que la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Groix a rejeté le recours gracieux formé par SARL dlk Architecte contre cet arrêté ;

2°) d'enjoindre au maire de Groix en application de l'article L. 911-2 du code de justice administratif de statuer à nouveau sur leur demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Groix le versement de la somme de

2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête n'est pas tardive ;

- l'acte attaqué a été délivré sans que son auteur soit compétent ;

- le principe du contradictoire n'a pas été respecté ;

- l'acte attaqué n'est pas suffisamment motivé en violation des articles L. 211-2 et

L. 211-5 du code des relations entre l'administration et le public ;

- les motifs du refus tirés de la méconnaissance des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de Groix sont entachés d'erreur d'appréciation.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 15 décembre 2022 et 6 mars 2023, la commune de Groix, représentée par Me Rouhaud, (SELARL Lexcap), conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir à titre principal que la requête est irrecevable et à titre subsidiaire que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Descombes,

- les conclusions de M. Moulinier, rapporteur public,

- et les observations de Me Peres représentant la commune de Groix.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 30 novembre 2021, le maire de la commune de Groix a refusé la demande d'un permis de construire no PC 56069 21 L0043 déposée le 2 novembre 2021 par

la SARL dlk Architecte au nom des requérants pour la construction d'une maison individuelle sur une parcelle cadastrée section AD no 24 sise Port Tudy dans cette même commune au motif que le projet méconnaissait les articles Ua 2-1 et Ua 3-1 du règlement du PLU de la commune de Groix.

2. Par un courrier du 23 décembre 2021, reçu le lendemain par la commune,

la SARL dlk Architecte a présenté un recours gracieux contre cet arrêté. M. et Mme C demandent au tribunal l'annulation de l'arrêté du 30 novembre 2021 et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux née le 24 février 2022.

Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Groix :

3. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

4. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. () ".

5. Il ressort de ces dispositions que le délai dans lequel un demandeur doit introduire un recours contentieux peut être prorogé par un recours administratif et que rien ne s'oppose à ce que ce recours soit formé dans ce délai par une personne qu'il mandate expressément à cet effet, et, qu'en principe, sauf texte spécial en disposant autrement, à ce qu'un tel mandat ne soit pas écrit.

6. En tout état de cause, les requérants ont produit un mandat écrit du

13 décembre 2021 donnant pouvoir au cabinet d'architecte SARL dlk Architecte pour engager

un recours gracieux contre l'arrêté du 30 novembre 2021.

7. Dans ces circonstances, la fin de non-recevoir opposée par la commune de Groix doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, ainsi que dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale après la date de publication de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové. Dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale avant cette date, le maire est compétent, au nom de la commune, après délibération du conseil municipal. En l'absence de décision du conseil municipal, le maire est compétent, au nom de la commune, à compter du 1er janvier 2017. Lorsque le transfert de compétence à la commune est intervenu, il est définitif ; () ".

9. En l'espèce, il est constant que l'auteur de l'arrêté attaqué est le maire de la commune de Groix. Dès lors, les requérants ne sauraient utilement invoquer un défaut de compétence.

10. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 421-26 du code de l'urbanisme : " Les démolitions mentionnées aux articles R. 421-27 et R. 421-28 sont soumises à permis de démolir à l'exception de celles qui entrent dans les cas visés à l'article R. 421-29 ". Aux termes de l'article R. 421-11 du même code : " I. -Dans le périmètre des sites patrimoniaux remarquables, dans les abords des monuments historiques, dans un site classé ou en instance de classement, dans les réserves naturelles, dans les espaces ayant vocation à être classés dans le cœur d'un futur parc national dont la création a été prise en considération en application de l'article R. 331-4 du code de l'environnement et à l'intérieur du cœur des parcs nationaux délimités en application de l'article L. 331-2 du même code, les constructions nouvelles suivantes doivent être précédés d'une déclaration préalable : / a) Les constructions nouvelles répondant aux critères cumulatifs suivants : / -une hauteur au-dessus du sol inférieure ou égale à douze mètres ; / -une emprise au sol inférieure ou égale à vingt mètres carrés ; / -une surface de plancher inférieure ou égale à vingt mètres carrés ; / b) Les ouvrages de production d'électricité à partir de l'énergie solaire installés sur le sol dont la puissance crête est inférieure à trois kilowatts ; / c) Les murs, quelle que soit leur hauteur. / II. -En outre, dans les sites classés ou en instance de classement, dans les sites patrimoniaux remarquables et dans les abords des monuments historiques, doivent être précédés d'une déclaration préalable : / a) Les habitations légères de loisirs implantées dans les emplacements mentionnés à l'article R. 111-38, quelle que soit leur surface de plancher ; / b) Les éoliennes terrestres dont la hauteur du mât et de la nacelle au-dessus du sol est inférieure à douze mètres ; / c) Les ouvrages et accessoires des lignes de distribution d'énergie électrique dont la tension est inférieure à soixante-trois mille volts ; / d) Les piscines dont le bassin a une superficie inférieure ou égale à cent mètres carrés et qui ne sont pas couvertes ou dont la couverture, fixe ou mobile, a une hauteur au-dessus du sol inférieure à un mètre quatre-vingts ; / e) Les châssis et serres dont la hauteur au-dessus du sol est inférieure à quatre mètres et dont la surface au sol n'excède pas deux mille mètres carrés sur une même unité foncière ; / f) Les caveaux et monuments funéraires situés dans l'enceinte d'un cimetière ; / g) Les terrasses de plain-pied ; / h) Les plates-formes nécessaires à l'activité agricole ; / i) Les fosses nécessaires à l'activité agricole dont le bassin a une superficie supérieure à dix mètres carrés et inférieure ou égale à cent mètres carrés ".

11. Aux termes de l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes ".

12. Force est de constater que les dispositions précitées au point 10 ne sont pas applicables en l'espèce et il ne ressort pas des dispositions mentionnées au point 11 que la procédure contradictoire doit être respectée, tout comme il ne ressort pas du code de l'urbanisme que le refus de permis de construire doit être précédé d'une procédure contradictoire. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué méconnaîtrait ces dispositions ne peut qu'être écarté.

13. En troisième lieu, aux termes de l'article A. 424-3 du code de l'urbanisme : " L'arrêté indique, selon les cas ; / a) Si le permis est accordé ; / b) Si le permis est refusé ou si la déclaration préalable fait l'objet d'une opposition ; / c) S'il est sursis à statuer sur la demande de permis ou sur la déclaration préalable. / Il indique en outre, s'il y a lieu : / d) Si la décision est assortie de prescriptions ; / e) Si la décision accorde une dérogation ou une adaptation mineure ; / f) Si la décision met à la charge du ou des bénéficiaires du permis une ou plusieurs des contributions mentionnées à l'article L. 332-28. ". Aux termes de l'article A. 424-4 du même code : " Dans les cas prévus aux b à f de l'article A. 424-3, l'arrêté précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision et indique les voies et délais de recours ".

14. Il ressort de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de permis de construire, de déterminer si le projet qui lui est soumis ne méconnaît pas les dispositions du plan local d'urbanisme applicables. En l'espèce, l'arrêté attaqué mentionne les raisons pour lesquelles le projet litigieux méconnaît les dispositions du règlement du PLU de la commune de Groix, à savoir les articles Ua 2-1 et 3-1, les dispositions définissant la " toiture-terrasse " du chapitre 2 relatif au lexique et celles du 2 du chapitre 3 du titre II, relatif aux dispositions générales applicables à toutes les zones. L'arrêté attaqué comporte ainsi les motifs de droit et de fait afin de permettre aux requérants de contester utilement la décision attaquée.

Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.

15. En quatrième lieu, aux termes de l'article Ua 3-1, a-, concernant les nouvelles constructions, du règlement du PLU, relatif à l'implantation par rapport aux limites d'emprises publiques : " Au moins in tiers du linéaire de la façade de la construction doit s'implanter au moins sur une des limites : / Alternativement : / - la façade de la construction pourra s'implanter sur la ligne d'implantation dominante, / - un retrait sera autorisé pour préserver un muret ou un élément patrimonial de qualité, / - un retrait sera autorisé pour tenir compte de la configuration de la parcelle (par exemple à l'angle de 2 voies). / Les terrains de second rang : les constructions de second rang ne sont pas concernées par les règles d'implantation par rapport aux voies et emprises publiques, y compris les annexes détachées de la construction principale ".

16. Aux termes de l'article Ua 3 concernant les extensions des constructions existantes, du règlement du PLU, relatif à l'implantation par rapport aux limites d'emprises publiques : " Les règles d'implantation et de hauteur visent à favoriser la construction le long des rues. L'objectif recherché est de privilégier le front bâti soit par des façades alignées, soit des pignons, constructions annexes ou mur qualitatif ".

17. Aux termes de l'article Ua 3-1, b-, concernant les extensions des constructions existantes, du règlement du PLU, relatif à l'implantation par rapport aux limites d'emprises publiques : " Un tiers du linéaire de la façade de la construction doit être implantée sur une des limites. Les constructions en retrait peuvent être autorisées pour des motifs de sécurité ou pour des raisons esthétiques, sous réserve que la continuité en limite de voie soit assurée par un mur de même nature que la construction existante ou du mur existant sur la parcelle voisine. / Un retrait est également admis en continuité d'une ligne d'implantation dominante, si elle existe ".

18. Aux termes du chapitre 2 relatif au lexique du règlement du PLU : " ()

ANNEXE : Une annexe est une construction (ou volume) secondaire, de dimensions réduites et inférieures à la construction principale, qui apporte un complément aux fonctionnalités de la construction principale. Elle doit être implantée selon un éloignement restreint entre les deux constructions afin de marquer un lien d'usage. Elle peut être accolée ou non à la construction principale. () CONSTRUCTION : tout assemblage de matériaux reliés ensemble artificiellement de façon durable quel que soit sa fonction : bâtiment, clôture, piscine, silo, etc. () CONSTRUCTION PRINCIPALE : construction ayant la fonction principale dans un ensemble de constructions ou bien le bâtiment le plus important dans un ensemble de constructions ayant la même fonction. Le terme " volume principal " pourra également être utilisé dans le présent règlement. Le terme bâtiment principal pourra également être utilisé dans le présent règlement. () FAÇADE : les façades d'un bâtiment sont constituées par des façades verticales, situées au-dessus du niveau du sol. La façade principale correspond à la façade présentant l'entrée piétonne principale du logement () ".

19. Il ressort de ces dispositions qu'elles ne sont pas applicables aux annexes, notamment au garage, ni d'ailleurs au mur de clôture qui ne disposent pas de façades au sens des dispositions précitées au point 17. Dans ces conditions, le projet de construction méconnait ces dispositions, si bien que c'est à bon droit que le maire de la commune de Groix a pu refuser pour ce motif la demande de permis de construire litigieuse.

20. En cinquième lieu, aux termes du chapitre 2 relatif au lexique du règlement du PLU : " () TOITURE-TERRASSE : couverture d'un bâtiment ou d'une partie de bâtiment qui se compose d'un seul pan et se présente comme une terrasse. Dans le présent règlement, il est admis qu'une toiture-terrasse puisse comporter une faible pente si elle est inférieure à 15 % () ".

Aux termes de l'article 5, concernant la qualité architecturale des constructions (inclut toitures, façades, pignons) du même règlement PLU : " () Dans tous les cas, les toitures terrasses ne sont pas admises () ".

21. En l'espèce, la toiture du garage du projet litigieux présente une pente inférieure à 15 % et constitue, par conséquent, une toiture-terrasse interdite par les dispositions précitées. Toutefois, il est constant que cette violation a été corrigée dans le recours gracieux présenté par M. et Mme C.

22. En cinquième lieu, aux termes du 22 du chapitre 3 du titre II, relatif aux dispositions générales applicables à toutes les zones du même règlement : " () Les hauteurs des constructions sont fixées selon le seuil absolu des gabarits précisés dans les articles 4 de chacune des zones comme suit : / - 2 niveaux (R+Combles) = 7 m. / - 3 niveaux (R+1+Combles) = 11 m. / - 4 niveaux (R+2+Combles) = 14 m. () ". Aux termes de l'article Ua - 4.1, relatif aux nouvelles constructions du règlement du PLU : " () Le gabarit maximal de la construction ne peut dépasser de plus d'un niveau le gabarit de la construction voisine la plus haute pour permettre une bonne intégration et favoriser la densification du tissu existant. / Le gabarit maximal reste 3 niveaux (c'est le plafond absolu des gabarits des constructions en Ua). La hauteur maximale est fixée à

14 m. / B : si les constructions voisines sont d'un niveau, cela signifie que la nouvelle construction pourra atteindre au maximum 1 niveau supplémentaire, 2 niveaux. / Les annexes* détachées de la construction n'excéderont pas une hauteur de 3 m au sommet ".

23. Il ressort de ces dispositions que l'article Ua-4.1 est une disposition spéciale faisant partie du chapitre 1 applicable aux zones UA du règlement du PLU. Il est constant que le projet litigieux concerne la construction d'une maison individuelle de 3 niveaux, par suite, la hauteur maximale à respecter est celle de 14 mètres. Dans ces conditions, le projet en litige ne méconnaît pas ces dispositions et le moyen doit être accueilli.

24. En sixième lieu, aux termes de l'article Ua-2-1 du même règlement sont interdits : " () L'édification d'annexes avant la réalisation de la construction principale, y compris de moins de 5 m² () ".

25. En l'espèce, le projet litigieux qui prévoit la réalisation simultanément de la construction principale et son annexe ne méconnaît pas ces disposition. Par suite, ce moyen doit également être accueilli.

26. Toutefois, force est de constater que le maire aurait pris la même décision s'il n'avait retenu que ce seul motif exposé au point 19 pour refuser la demande du permis de construire déposée par les requérants.

27. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'acte attaqué.

Sur les conclusions d'injonction :

28. Le présent jugement, qui rejette les conclusions d'annulation, n'appelle

aucune mesure d'exécution. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par

M. et Mme C tendant à ce qu'il soit enjoint à la communauté de Groix de procéder au réexamen de leur demande de permis de construire.

Sur les frais liés au litige :

29. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Groix, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme C demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

30. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de

M. et Mme C une somme au titre des frais exposés par la commune de Groix et non compris dans les dépens au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Groix sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et D C et au maire de la commune de Groix.

Délibéré après l'audience du 14 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Descombes, président,

M. Le Roux, premier conseiller,

M. Le Bonniec, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.

Le président-rapporteur,

Signé

G. Descombes L'assesseur le plus ancien,

Signé

P. Le Roux

Le greffier,

Signé

J.-M. Riaud

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2202130

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions