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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2202993

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2202993

vendredi 21 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2202993
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS FROMONT BRIENS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 juin 2022 et le 29 juin 2023, Mme C B, représentée par la SELARLU Pagès-Bakhos et Chevalier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 11 avril 2022 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé son licenciement ;

2°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- l'employeur n'a pas recherché un poste disponible sur l'ensemble du périmètre du groupe ;

- la société n'a pas effectué de recherche loyale de reclassement ;

- l'employeur ne lui a pas communiqué les précisions suffisantes sur les fiches de postes proposés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bretagne conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 15 juin 2023, la société Paredes, représentée par la SCP Fromont Briens, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bozzi,

- les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public,

- et les observations de Me Beneteau, de la SCP Fromont Briens, représentant la société Paredes.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a été embauchée le 10 octobre 1990 par l'entreprise Paredes pour exerçer les fonctions de " Responsable service clients ". Elle détenait par ailleurs un mandat de représentante de proximité du comité social et économique (CSE) de l'entreprise, sur le site de Rennes, depuis le 10 février 2020. Par un avis en date du 8 décembre 2020, le médecin du travail a déclaré Mme B inapte à la reprise de son emploi et précisé au titre des indications relatives au reclassement que la requérante " peut occuper un poste dans un établissement de l'entreprise Paredes en dehors des sites de Limoges et de Rennes ". L'entreprise Paredes a alors initié une procédure de reclassement de la salariée et sollicité, lors de la séance extraordinaire du 19 novembre 2021, l'avis du CSE sur huit postes disponibles dont cinq ont été finalement retenus par l'instance représentative. Par une lettre du 26 novembre 2021, les cinq propositions de reclassement ont été soumises à Mme B qui les a refusées par un courrier du 5 janvier 2022. Le 17 janvier 2022, l'intéressée a été convoquée à un entretien préalable au licenciement. Puis, le CSE a été invité à se prononcer, lors d'une assemblée générale extraordinaire de 31 janvier 2022, sur le projet de licenciement de Mme B, qui a recueilli un avis favorable. Le 14 février 2022, la société Paredes a saisi l'inspectrice du travail d'une demande d'autorisation de licenciement pour inaptitude de Mme B. A l'issue de l'enquête contradictoire intervenue le 7 mars 2022, l'inspectrice du travail a accordé à l'entreprise l'autorisation sollicitée, par une décision datée du 11 avril 2022 dont Mme B demande l'annulation.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré du vice d'incompétence entachant la décision du 11 avril 2022 :

2. Aux termes de l'article L. 2421-1 du code du travail, dans sa rédaction issue de l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 : " La demande d'autorisation de licenciement d'un délégué syndical, d'un salarié mandaté ou d'un conseiller du salarié ou d'un membre de la délégation du personnel au comité social et économique interentreprises est adressée à l'inspecteur du travail. () ". Aux termes de l'article R. 2421-1 du même code, dans sa rédaction issue du décret n° 2017-1819 du 29 décembre 2017 : " La demande d'autorisation de licenciement d'un délégué syndical, d'un salarié mandaté, d'un membre de la délégation du personnel au comité social et économique interentreprises ou d'un conseiller du salarié est adressée à l'inspecteur du travail dont dépend l'établissement dans les conditions définies à l'article L. 2421-3. () ". Aux termes de l'article L. 2421-3 de ce code, dans sa version issue de l'ordonnance n° 2017-1718 du 20 décembre 2017 visant à compléter et mettre en cohérence les dispositions prises en application de la loi du 15 septembre 2017 d'habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social : " Le licenciement envisagé par l'employeur d'un membre élu à la délégation du personnel au comité social et économique titulaire ou suppléant ou d'un représentant syndical au comité social et économique ou d'un représentant de proximité est soumis au comité social et économique, qui donne un avis sur le projet de licenciement dans les conditions prévues à la section 3 du chapitre II du titre Ier du livre III. () Lorsqu'il n'existe pas de comité social et économique dans l'établissement, l'inspecteur du travail est saisi directement. La demande d'autorisation de licenciement est adressée à l'inspecteur du travail dont dépend l'établissement dans lequel le salarié est employé. Si la demande d'autorisation de licenciement repose sur un motif personnel, l'établissement s'entend comme le lieu de travail principal du salarié. Si la demande d'autorisation de licenciement repose sur un motif économique, l'établissement s'entend comme celui doté d'un comité social et économique disposant des attributions prévues à la section 3, du chapitre II, du titre I, du livre III. () ".

3. Il résulte de ces dispositions que l'inspecteur du travail compétent pour se prononcer sur une demande d'autorisation de licencier un salarié protégé est celui dans le ressort duquel se trouve l'établissement disposant d'une autonomie de gestion suffisante où le salarié est affecté ou rattaché. A défaut, l'inspecteur du travail compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le siège social de l'entreprise qui emploie le salarié protégé, même lorsque cette entreprise appartient à un groupe.

4. En l'espèce, la demande de licenciement a été présentée par la société Paredes en raison de l'inaptitude de Mme B à son poste, ce motif devant être regardé comme un motif personnel au sens des dispositions précitées de l'article L. 2421-3 du code du travail. Il s'ensuit que la demande d'autorisation de licenciement devait être adressée à l'inspecteur du travail compétent dans le ressort duquel se trouvait le lieu de travail principal de la salariée.

5. Or, Mme B exerce ses activités au sein de l'entreprise Paredes sur le site de Rennes dont les locaux sont situés au 14 rue Jacqueline Auriol, à Saint-Jacques-de-La-Lande. Ce site est inclus dans le périmètre de compétence territoriale de la section O7 de l'Unité de Contrôle Ouest de la direction départementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ille et Vilaine ainsi que cela ressort de la décision de la directrice régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de la région Bretagne du 1er avril 2021 relative à la localisation et à la délimitation des unités de contrôle et des sections d'inspection du travail de la direction départementale de l'emploi du travail et des solidarités d'Ille-et-Vilaine. En outre, par une décision, émanant de la même autorité administrative et du même jour, portant affectation des agents de contrôle dans les unités de contrôle et gestion des intérims de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ille-et-Vilaine, il est prévu qu'en cas de vacance du poste d'inspecteur du travail de la section O7, M. A, inspecteur du travail de la section O9, en assure l'intérim et se voit confier la compétence pour prendre les décisions administratives sur ce secteur. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne le moyen tiré de l'insuffisance du périmètre de recherche de reclassement :

6. Aux termes de l'article L. 1226-2 du code du travail : " Lorsque le salarié victime d'une maladie ou d'un accident non professionnel est déclaré inapte par le médecin du travail, en application de l'article L. 4624-4, à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités, au sein de l'entreprise ou des entreprises du groupe auquel elle appartient le cas échéant, situées sur le territoire national et dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation assurent la permutation de tout ou partie du personnel. / Pour l'application du présent article, la notion de groupe désigne le groupe formé par une entreprise appelée entreprise dominante et les entreprises qu'elle contrôle dans les conditions définies à l'article L. 233-1, aux I et II de l'article L. 233-3 et à l'article L. 233-16 du code de commerce ".

7. Aux termes de l'article L. 1226-2-1 du code du travail : " Lorsqu'il est impossible à l'employeur de proposer un autre emploi au salarié, il lui fait connaître par écrit les motifs qui s'opposent à son reclassement. / L'employeur ne peut rompre le contrat de travail que s'il justifie soit de son impossibilité de proposer un emploi dans les conditions prévues à l'article L. 1226-2, soit du refus par le salarié de l'emploi proposé dans ces conditions, soit de la mention expresse dans l'avis du médecin du travail que tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que l'état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans un emploi. / L'obligation de reclassement est réputée satisfaite lorsque l'employeur a proposé un emploi, dans les conditions prévues à l'article L. 1226-2, en prenant en compte l'avis et les indications du médecin du travail. / S'il prononce le licenciement, l'employeur respecte la procédure applicable au licenciement pour motif personnel prévue au chapitre II du titre III du présent livre. ".

8. En vertu du code du travail, les salariés protégés bénéficient, dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, d'une protection exceptionnelle. Lorsque le licenciement de l'un de ces salariés est envisagé, il ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées par l'intéressé ou avec son appartenance syndicale.

9. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par l'inaptitude physique, il appartient à l'administration de s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, que l'employeur a, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 1226-2 du code du travail, cherché à reclasser le salarié sur d'autres postes appropriés à ses capacités, le cas échéant par la mise en œuvre, dans l'entreprise, de mesures telles que mutations ou transformations de postes de travail ou aménagement du temps de travail. Le licenciement ne peut être autorisé que dans le cas où l'employeur n'a pu reclasser le salarié dans un emploi approprié à ses capacités au terme d'une recherche sérieuse, menée tant au sein de l'entreprise que dans les entreprises dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation permettent, en raison des relations qui existent avec elles, d'y effectuer la permutation de tout ou partie de son personnel.

10. Enfin, lorsqu'après son constat d'inaptitude, le médecin du travail apporte des précisions quant aux possibilités de reclassement du salarié, ses préconisations peuvent, s'il y a lieu, être prises en compte pour apprécier le caractère sérieux de la recherche de reclassement de l'employeur.

11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la société Paredes, tenant compte de la restriction géographique contenue dans l'avis d'inaptitude formulé, a recherché les postes disponibles au sein de l'ensemble des entreprises du groupe Paredes situées sur le territoire national, à l'exception des sites de Limoges et de Rennes, expressément exclus par le médecin du travail dans son avis. Le 19 novembre 2021, l'employeur a présenté au comité social et économique une liste de huit postes disponibles au sein des différents établissements du groupe Paredes et l'instance consultative s'est prononcée favorablement concernant cinq de ces offres de reclassement.

12. Ainsi, cinq postes, situés à Genas dans le département du Rhône, à Cornebarrieu dans le département de la Haute-Garonne, à Ensisheim dans le département du Haut-Rhin, à Goussainville dans le département du Val d'Oise et enfin à Lille dans le département du Nord, ont été proposés le 26 novembre 2021 à Mme B par son employeur. Celle-ci ne conteste pas les avoir refusés et, en se bornant à soutenir que la société ne démontre pas avoir effectué des recherches sur l'ensemble du groupe, la requérante n'apporte pas d'élément susceptible de remettre en cause la pertinence du périmètre de recherche retenu par l'entreprise Paredes.

En ce qui concerne le moyen tiré de l'absence de caractère sérieux des recherches et du défaut d'information sur les postes proposés :

13. Que l'inaptitude soit d'origine professionnelle ou non, l'employeur a l'obligation de proposer au salarié un autre emploi approprié à ses capacités. A cet effet, il doit procéder à une recherche loyale et complète des possibilités de reclassement. Au titre de son obligation de reclassement, l'employeur doit également rechercher les possibilités de reclasser la salariée aux meilleures conditions possibles dans un emploi équivalent compte tenu des postes disponibles, tant au regard de la situation professionnelle de cette dernière de sa qualification, de sa rémunération et de ses responsabilités, de la nature de son emploi que des conditions d'exercice de ses fonctions représentatives.

14. En l'espèce, il est constant que, par une lettre en date du 26 novembre 2021 versée aux débats, le directeur des Ressources Humaines du Groupe Paredes a adressé à la requérante une liste de cinq propositions de postes, dont trois en contrat à durée indéterminée, et deux en contrat à durée déterminée de 6 et 9 mois répondant aux préconisations de l'avis rendu par le médecin du travail et adaptés à ses compétences professionnelles. Il ressort des termes de cette lettre que la liste des postes comportait une dénomination et le site de rattachement du poste, le type de contrat de travail proposé, une indication des horaires de travail, le statut de l'emploi, le montant du salaire de base ainsi que les éventuels bonus ou avantages en nature tels qu'un véhicule de fonction, et la convention collective applicable. Des fiches de postes exhaustives étaient annexées à ce courrier.

15. Cette proposition de reclassement était concrète, précise et personnalisée, ces éléments décrivant avec précision tant les tâches à accomplir que les compétences requises par leur exercice.

16. S'agissant des demandes de précisions sollicitées par Mme B dans son courrier du 8 décembre 2021 formulées à la suite des propositions communiquées par son employeur concernant le poste de " Responsable service client - Direction Régionale Paris Nord-Ouest ", la société Paredes lui a apporté les éléments de réponse dans une lettre du 17 décembre 2021 produite en défense, indiquant la date attendue de prise de poste, lieu d'habitation, lieux de travail et répartition, la composition des deux équipes, la prise en charge des frais de déménagement de la salariée. Il en résulte que cette branche du moyen manque en fait et que le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne le moyen tiré de l'insuffisance du contenu de l'offre de reclassement :

17. Enfin, Mme B soutient que la société Paredes n'aurait pas apporté suffisamment de précisions sur les postes de reclassement proposés et en particulier que seul un poste sur les cinq correspond au statut cadre qu'elle occupait, que seul un poste sur les cinq concerne un poste de responsable service client et que les horaires ne sont aucunement précisés.

18. Or, l'employeur a proposé à Mme B par courrier du 26 novembre 2021, après avis du CSE le 19 novembre 2021, cinq postes disponibles au sein du groupe et correspondant à des emplois de " responsable service clients ", de " délégué commercial ", de " commercial sédentaire ", d'" assistant commercial " et de " gestionnaire service technique ".

19. S'il est constant que parmi les postes offerts, seul l'un d'entre eux était assorti du statut de " cadre " dans l'entreprise et que les quatre autres ne proposaient aucune responsabilité managériale au regard de leurs intitulés, la quasi-totalité des propositions, hormis le poste d'agent de maîtrise à Toulouse, nécessitait des compétences commerciales et des aptitudes à la gestion de la relation avec le client et correspondaient ainsi au domaine d'activités auquel pouvait prétendre accéder Mme B.

20. Par ailleurs, il est également constant que la société Paredes a proposé à la requérante un poste de " responsable service clients " à la direction régionale Paris-Nord-Ouest correspondant à la fois aux fonctions qu'elle occupait précédemment et au statut de cadre qui était le sien à la date de son licenciement. Ce poste a suscité l'intérêt de Mme B qui a sollicité des compléments d'information puis finalement décliné tacitement cette proposition sans apporter par la suite aucune explication justifiant ce refus, le cas échéant en raison de l'éloignement du poste.

21. En outre, d'une part, l'intéressée ne soutient ni même n'allègue que les emplois proposés ne bénéficiant pas du statut de cadre auraient présenté une rémunération substantiellement différente de la sienne. A cet égard, trois des cinq postes proposés comportaient une rémunération équivalente aux 33 000 euros annuels dont elle bénéficiait sur le site de Rennes conformément aux stipulations de son contrat en date du 20 décembre 2017. D'autre part, elle n'établit pas que d'autres postes de responsable des ventes correspondant à son statut et à son salaire étaient disponibles dans le groupe Paredes à la date à laquelle les propositions lui ont été faites.

22. La circonstance que les fiches de postes ne précisaient pas les horaires exacts de chaque emploi est sans incidence sur la légalité de la décision en litige alors qu'au surplus, la lettre de proposition du 26 novembre 2021 indiquait que les postes correspondaient au " rythme de travail " de Mme B.

23. C'est donc à bon droit que l'inspectrice du travail a pu autoriser le licenciement pour inaptitude et impossibilité de reclassement de Mme B.

24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme B à fin d'annulation doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'État, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme B une somme que celle-ci demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

26. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B le paiement d'une somme à verser à la société Paredes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la société Paredes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à la société Paredes et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.

Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Radureau, président,

M. Bozzi, premier conseiller,

Mme Villebesseix, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.

Le rapporteur,

signé

F. Bozzi

Le président,

signé

C. Radureau

Le greffier,

signé

N. Josserand

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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