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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2203706

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2203706

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2203706
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 juillet 2022 et le 22 avril 2024, M. C B et Mme F B, représentés par la SELARL Avoxa Rennes, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 mars 2022 par lequel le maire de la commune du Conquet ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux modificative déposée le 4 janvier 2022 en vue de la pose d'un enduit identique à celui de la maison existante, la modification des ouvertures en façades sud et nord, l'installation de brises-vues côté ouest et la mise en place de garde-corps sur la terrasse sud, nord, et côté ouest, sur une maison d'habitation située 36 rue du Général Leclerc au Conquet, ainsi que la décision du 20 mai 2022 de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune du Conquet la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les arrêtés du 23 mai 2013 et du 4 janvier 2016 sont périmés ce qui entache d'illégalité l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable modificative du 3 mars 2022 ;

- la construction litigieuse ne pouvait être autorisée en vertu d'une simple autorisation d'urbanisme sans méconnaitre l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme ;

- la consultation de l'architecte des Bâtiments de France est irrégulière en méconnaissance de l'article L. 621-32 du code de patrimoine ;

- la demande d'autorisation aurait dû porter sur l'ensemble de la construction en vertu de la jurisprudence Thalamy.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 26 mars et le 4 juin 2024, la commune du Conquet, représentée par la SELARL Le Roy, G, D, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme B la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 19 avril 2024, Mme E A, représentée par la SELARL Britannia avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code du patrimoine ;

- décret n° 2007-18 du 5 janvier 2007 ;

- décret n° 2014-1661 du 29 décembre 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Villebesseix,

- les conclusions de M. Grondin, rapporteur public,

- et les observations de Me Costard, de la SELARL Avoxa Rennes, représentant M. et Mme B, et H, I, G, D, représentant la commune du Conquet.

Une note en délibéré, présentée pour M. et Mme B, a été enregistrée le 23 septembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a acquis la parcelle située 36 rue du Général Leclerc au Conquet en 2013. Elle a déposé une déclaration préalable de travaux le 25 avril 2013 en vue de créer une pièce habitable au-dessus du garage existant en ossature bois revêtue d'un bardage ton bois avec une toiture en PVC, de démolir une partie du garage et de créer un balcon sur la façade sud. Par un arrêté du 23 mai 2013, le maire du Conquet ne s'est pas opposé à ces travaux. Par un arrêté du 26 janvier 2016, il a délivré à Mme A, à sa demande, un arrêté de non-opposition à la déclaration préalable de travaux déposée le 13 janvier 2016 portant sur le changement d'une fenêtre au nord de l'extension par une porte-fenêtre et l'édification d'un pare-vue d'une hauteur d'1,90 mètres. Le 4 janvier 2022, Mme A a déposé une demande de déclaration préalable modificative portant sur la modification de la dimension des ouvertures de façades sud et nord, l'installation de brises-vues en bois côté ouest, la mise en place de garde-corps sur la terrasse sud, nord et côté ouest. Par un arrêté du 3 mars 2022, le maire du Conquet ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable sous réserve du respect d'une prescription. M. et Mme B, voisins du projet, ont formé un recours gracieux contre cet arrêté qui a été rejeté par une décision du 20 mai 2022. Ils demandent l'annulation de ces deux dernières décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la caducité des arrêtés des 23 mai 2013 et 26 janvier 2016 :

2. Aux termes de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme dans sa version applicable aux autorisations d'urbanisme en cours de validité au 7 janvier 2016 : " Le permis de construire, d'aménager ou de démolir est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de trois ans à compter de la notification mentionnée à l'article R. 424-10 ou de la date à laquelle la décision tacite est intervenue. Il en est de même si, passé ce délai, les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année. Les dispositions du présent article sont applicables à la décision de non-opposition à une déclaration préalable lorsque cette déclaration porte sur une opération comportant des travaux. ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 424-19 du même code : " En cas de recours devant la juridiction administrative contre le permis ou contre la décision de non-opposition à la déclaration préalable ou de recours devant la juridiction civile en application de l'article L. 480-13, le délai de validité prévu à l'article R. 424-17 est suspendu jusqu'au prononcé d'une décision juridictionnelle irrévocable ". Enfin, aux termes de l'article R. 424-10 de ce code : " La décision accordant ou refusant le permis ou s'opposant au projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal. () ".

3. Il résulte de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue du décret n° 2007-18 du 5 janvier 2007, que l'interruption des travaux ne rend caduc un permis de construire ou une décision de non-opposition à une déclaration préalable que si sa durée excède un délai d'un an, commençant à courir après l'expiration du délai de deux ans, porté à trois ans désormais, imparti par le premier alinéa de l'article R. 424-17.

4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme A s'est vue délivrer le 23 mai 2013 un arrêté de non-opposition à déclaration préalable. La date de notification de cet arrêté n'est pas connue de sorte que le premier délai prévu par l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme ne peut être décompté. Les travaux ont débuté selon les déclarations de la pétitionnaire au plus tard en juin 2015. Il apparaît que ces derniers ont été interrompus à compter du 22 septembre 2015 sans qu'il ressorte des pièces du dossier qu'ils aient ensuite été repris dans l'année suivant cette date. Dès lors que l'obtention d'une déclaration préalable modificative n'a pu avoir pour effet de proroger le délai de validité de la déclaration initiale, il ressort des pièces du dossier qu'en 2022, date à laquelle le maire du Conquet a délivré un arrêté de non-opposition à Mme A, l'autorisation délivrée le 23 mai 2013 comme celle délivrée le 26 janvier 2016 étaient périmées sans que les travaux autorisés n'aient été achevés. Toutefois, la péremption de l'arrêté de non-opposition à la déclaration préalable initiale et de l'arrêté de non-opposition à la déclaration préalable modificative ne présente, par elle-même, aucune incidence sur la légalité de l'arrêté en litige, l'autorisation d'urbanisme délivrée en mars 2022 pouvant être requalifiée en autorisation d'urbanisme initiale et nouvelle. Ainsi, la caducité des arrêtés de non-opposition à déclaration préalable délivrés en 2013 et 2016 est sans incidence sur la légalité de l'arrêté litigieux et le moyen tiré de ce que cette péremption entacherait d'illégalité l'arrêté du 3 mars 2022 doit être écarté.

En ce qui concerne la nécessité d'obtenir un permis de construire :

5. Aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme : " Les constructions, même ne comportant pas de fondations, doivent être précédées de la délivrance d'un permis de construire. Un décret en Conseil d'Etat arrête la liste des travaux exécutés sur des constructions existantes ainsi que des changements de destination qui, en raison de leur nature ou de leur localisation, doivent également être précédés de la délivrance d'un tel permis. ". Aux termes de l'article R. 421-14 de ce code : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : () b) Dans les zones urbaines d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à quarante mètres carrés ; toutefois, demeurent soumis à permis de construire les travaux ayant pour effet la création de plus de vingt mètres carrés et d'au plus quarante mètres carrés de surface de plancher ou d'emprise au sol, lorsque leur réalisation aurait pour effet de porter la surface ou l'emprise totale de la construction au-delà de l'un des seuils fixés à l'article R. 431-2 ; () ". Aux termes de l'article R. 421-17 du même code : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R*421-14 à *R. 421-16 les travaux exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes suivants : () f) Les travaux qui ont pour effet la création soit d'une emprise au sol, soit d'une surface de plancher supérieure à cinq mètres carrés et qui répondent aux critères cumulatifs suivants : - une emprise au sol créée inférieure ou égale à vingt mètres carrés ; - une surface de plancher créée inférieure ou égale à vingt mètres carrés. Ces seuils sont portés à quarante mètres carrés pour les projets situés en zone urbaine d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, à l'exclusion de ceux impliquant la création d'au moins vingt mètres carrés et d'au plus quarante mètres carrés de surface de plancher ou d'emprise au sol lorsque cette création conduit au dépassement de l'un des seuils fixés à l'article R*431-2 du présent code. g) La transformation de plus de cinq mètres carrés de surface close et couverte non comprise dans la surface de plancher de la construction en un local constituant de la surface de plancher. ". Enfin, l'article R. 111-22 de ce code dispose que : " La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction : () 4° Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres () ".

6. S'il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 23 mai 2013 portant non-opposition à déclaration préalable, autorisant une surélévation à ossature bois sur garage existant pour la création d'une pièce habitable, développant une surface de plancher de 24 mètres carrés, n'a pas été correctement exécuté par Mme A, s'agissant notamment des matériaux utilisés, il n'en reste pas moins que la pièce de vie créée au-dessus du garage existant a été dûment autorisée par cet arrêté et que les travaux sont suffisamment avancés pour recevoir la qualification de construction existante au sens de l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme. Cette pièce n'avait donc pas à être prise en compte dans le calcul de la surface de plancher créée par le projet. Par ailleurs, l'arrêté en litige comporte une prescription dans son article 2 selon laquelle " le garage devenant une pièce de vie par la modification de la porte du garage en une porte-fenêtre est un changement d'usage, et supprimant ainsi 1 place de stationnement, le pétitionnaire devra s'assurer de laisser l'emplacement nécessaire au stationnement de véhicules automobiles sur sa propriété () ". Cette dernière démontre que les travaux en litige consistent en la création d'une pièce de vie nouvelle, en lieu et place du garage existant, pour une surface de plancher nouvelle de 35 mètres carrés, ou à tout le moins que l'arrêté en litige procède à la régularisation juridique de ces travaux, précédemment réalisés sans autorisation. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la surface de plancher ainsi créée ou régularisée par les travaux en litige, lesquels sont bien réalisés sur une construction existante, serait supérieure à 40 mètres carrés ni que la surface de plancher globale désormais développée excèderait le seuil de 150 mètres carrés. Par suite, les travaux en litige relevaient du régime de la déclaration préalable de travaux et le moyen tiré de la nécessité de solliciter un permis de construire en application de l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme doit être écarté.

Sur la consultation de l'architecte des Bâtiments de France :

7. Aux termes de l'article L. 621-32 du code du patrimoine : " Les travaux susceptibles de modifier l'aspect extérieur d'un immeuble, bâti ou non bâti, protégé au titre des abords sont soumis à une autorisation préalable. L'autorisation peut être refusée ou assortie de prescriptions lorsque les travaux sont susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur d'un monument historique ou des abords. Lorsqu'elle porte sur des travaux soumis à formalité au titre du code de l'urbanisme ou au titre du code de l'environnement, l'autorisation prévue au présent article est délivrée dans les conditions et selon les modalités de recours prévues aux articles L. 632-2 et L. 632-2-1. ".

8. En l'espèce, il est constant que l'église Sainte-Croix du Conquet n'a été protégée qu'à compter d'un arrêté du 3 juillet 2013 l'inscrivant comme immeuble à protéger au titre des monuments historiques, soit postérieurement à la délivrance de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable de travaux du 23 mai 2013. Ainsi, la surélévation du garage existant réalisée en vertu de l'arrêté du 23 mai 2013 a été autorisée à une date à laquelle l'autorisation de l'architecte des Bâtiments de France n'était pas requise en application des dispositions de l'article L. 621-32 du code du patrimoine. Dans ces circonstances, seules les modifications envisagées portant sur la construction existante devaient être soumises à l'architecte des Bâtiments de France. Le moyen tiré de l'irrégularité de sa consultation en méconnaissance de l'article L. 621-32 du code du patrimoine doit, par suite, être écarté.

Sur la nécessité de solliciter une autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble de la construction :

9. Lorsqu'une construction a été édifiée sans autorisation en méconnaissance des prescriptions légales alors applicables, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble du bâtiment. De même, lorsqu'une construction a été édifiée sans respecter la déclaration préalable déposée ou le permis de construire obtenu ou a fait l'objet de transformations sans les autorisations d'urbanisme requises, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble des éléments de la construction qui ont eu ou auront pour effet de modifier le bâtiment tel qu'il avait été initialement approuvé. Il en va ainsi même dans le cas où les éléments de construction résultant de ces travaux ne prennent pas directement appui sur une partie de l'édifice réalisée sans autorisation.

10. S'il s'avère que les travaux portant sur la surélévation n'ont pas été achevés et qu'ils sont pour partie non conformes à la déclaration préalable de travaux du 23 mai 2013, cette construction a bien fait l'objet d'une autorisation d'urbanisme. Son inachèvement, avant que cette autorisation ne soit caduque, ne l'entache pas pour autant d'illégalité. Il revenait à la pétitionnaire de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant non pas sur l'ensemble de la construction existante mais seulement sur les éléments de la construction qui ont pour effet de modifier le bâtiment tel qu'il avait été initialement autorisé. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en litige permet la modification de l'enduit pour qu'il soit identique à celui de la maison existante, de la dimension des ouvertures de façades sud et nord, l'installation de brise vues en bois côté ouest, la mise en place de garde-corps sur la terrasse sud, nord et côté ouest. Il apparaît par ailleurs, eu égard à la prescription qu'il contient selon laquelle " le garage devenant une pièce de vie par la modification de la porte du garage en une porte-fenêtre est un changement d'usage, et supprimant ainsi 1 place de stationnement, le pétitionnaire devra s'assurer de laisser l'emplacement nécessaire au stationnement de véhicules automobiles sur sa propriété () ", que l'arrêté du 5 mars 2022 autorise la modification du garage en pièce de vie. La circonstance que les travaux réalisés en 2022 ne soient pas conformes à l'arrêté de non-opposition litigieux relève de l'exécution de l'autorisation d'urbanisme mais est dépourvue d'incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de l'arrêté de non-opposition du 5 mars 2022 dès lors qu'il ne porte pas sur l'ensemble de la construction doit être écarté.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 3 mars 2022 et de la décision de rejet du recours gracieux des époux B doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune du Conquet, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme B demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme B une quelconque somme au titre des frais exposés par la commune du Conquet et Mme A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1e : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune du Conquet et par Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et Mme F B, à Mme E A et à la commune du Conquet.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Radureau, président,

M. Blanchard, premier conseiller,

Mme Villebesseix, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.

La rapporteure,

signé

J. Villebesseix

Le président,

signé

C. Radureau

Le greffier,

signé

N. Josserand

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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