lundi 4 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2204346 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LE VERGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés respectivement le 25 août 2022, 5 octobre et 13 novembre 2023, Mme D B, représentée par Me Le Verger, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 mars 2022 par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, ou subsidiairement, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et de réexaminer sa demande dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Mme B soutient que :
- la décision est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen sérieux ;
- elle est entachée d'un vice de procédure à défaut de production de l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle méconnaît l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le service de fraude documentaire n'a aucune compétence pour procéder à un examen juridique d'un acte d'état civil et ne peut se prononcer sur la conformité d'un tel acte avec la législation du pays émetteur ; l'authenticité de son acte de naissance n'est pas contestée ; l'avis de la police aux frontières est dénué de valeur probante ; en tout état de cause, les éléments relevés par ce service sont erronés ; les dispositions des articles 33 et 35 du code de la famille congolais sur lesquels le service s'est fondé n'étaient pas applicables le 25 juin 1983, date d'établissement de l'acte de naissance en cause ;
- elle méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle viole l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur ses conséquences concernant sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 23 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code civil :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Etienvre a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante congolaise, déclare être entrée sur le territoire le 15 novembre 2017 accompagnée de sa fille, née en 2009 à Brazzaville, issue d'une précédente relation avec M. A, ressortissant français. Séparée du père de sa fille, Mme B a déclaré assumer seule l'éducation de cette dernière depuis 2014. Par jugement du 20 décembre 2018, le juge aux affaires familiales du Tribunal de grande instance de Rennes a confié l'exercice exclusif de l'autorité parentale à Mme B, a déterminé la résidence habituelle de leur enfant chez cette dernière et a fixé à cent euros la somme mensuelle au titre de la pension alimentaire due par M. A. Mme B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des anciens articles L. 313-11-11° et L. 313-11-6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 24 septembre 2020, le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté ces demandes, estimant que l'acte d'état civil de la requérante n'était pas probant. Après avoir sollicité une nouvelle copie de son acte de naissance auprès des autorités congolaises, Mme B a déposé une nouvelle demande de titre de séjour sur le même fondement. Par une décision du 17 mars 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine a de nouveau rejeté ces demandes en estimant que l'acte de naissance de la requérante n'était pas probant.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée rappelle le fondement juridique des titres sollicités par Mme B. Le préfet d'Ille-et-Vilaine examine, par ailleurs, les documents transmis par Mme B pour justifier de son état civil et de sa nationalité à l'appui de sa demande de titre de séjour, tel que cela lui a été demandé dans un précèdent courrier en date du 24 septembre 2020. Le préfet indique avoir soumis ces documents à l'analyse des experts de la police aux frontières et de la gendarmerie nationale de la République du Congo laquelle a révélé que les documents transmis comportaient des caractéristiques permettant de remettre en cause les informations relatives à l'état civil de Mme B. Le préfet a alors considéré que l'intéressée ne justifiait pas de son état civil et ne remplissait donc pas la condition prévue par l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce seul motif étant suffisant pour rejeter la demande de titre de séjour comme irrecevable, la circonstance tirée de ce que le préfet n'apporte aucun élément permettant de justifier du refus de délivrance d'un titre de séjour au regard des articles nouveaux L. 423-7 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est sans incidence sur la motivation de la décision attaquée. Il s'ensuit que cette décision énonce de manière suffisante les considérations de droit et de fait qui la fondent. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation et du défaut d'examen sérieux doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° les documents justifiant de son état civil ; / 2° les documents justifiant de sa nationalité () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Ce dernier article dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ".
4. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
5. Pour rejeter la demande de titre de séjour de Mme B, le préfet d'Ille-et-Vilaine a estimé qu'il était fondé à remettre en cause les informations relatives à son état civil telles qu'elles ont été portées à sa connaissance et refuser en conséquence la délivrance des titres de séjour sollicités en raison de l'irrecevabilité des documents produits par l'intéressée. En ce qui concerne le duplicata du volet n° 2 de son acte de naissance n° 325 délivré le 10 décembre 2020 et le volet n° 2 de la copie d'acte de naissance n° 325, le préfet a, en effet, relevé que l'analyse des experts de la police aux frontières et l'examen technique de la gendarmerie nationale de la République démocratique du Congo révélaient que ces documents étaient affectés de plusieurs irrégularités et falsifications. Le préfet d'Ille-et-Vilaine précise que cette analyse révèle que le volet n° 2 d'un acte de naissance n'est pas remis au déclarant selon l'article 33 du code de la famille congolais, que les blancs ne sont pas bâtonnés, que l'heure de la déclaration n'est pas mentionnée, que le nom de l'officier d'état civil est absent, ce qui est contraire à l'article 35 du code de la famille congolais, que la date de déclaration est en chiffres, ce qui est contraire aux prescriptions du document, et enfin, que les pièces d'état civil étaient délivrées à Mokéko et non à Ouesso en 1983. S'agissant du volet n° 2 de la copie d'acte de naissance, le préfet indique que le n° 325 porté sur le duplicata de la carte de naissance de la requérante correspond à l'acte de naissance d'une autre personne de sexe masculin, de date de naissance et de date de déclaration différentes.
6. A l'appui de sa requête, Mme B soutient, tout d'abord, que les services de la police aux frontières ne disposent pas des compétences juridiques pour procéder à un examen juridique d'un acte d'état civil. Elle soutient, ensuite, que les dispositions du code de la famille congolais dont le préfet fait état n'étaient pas en vigueur à la date de sa naissance. Enfin, elle réfute le fait que les actes d'état civil devaient être enregistrés à Mokéko en 1983. Toutefois, Mme B a produit une réquisition aux fins de reconstitution d'un acte d'état civil perdu où elle allègue elle-même que son acte était retranscrit à Mokéko et non à Ouésso. Elle ne conteste, par ailleurs, pas que le numéro de son acte correspondrait à une autre personne. Le préfet a par ailleurs produit le résultat de l'enquête de gendarmerie diligentée en République du Congo qui révèle qu'en 1983, les actes étaient délivrés à Mokéko et non à Ouesso, que Mme B n'est pas enregistrée à Mokéko et que le n° 325 porté sur le duplicata de l'acte de naissance de Mme B correspond à l'acte de naissance de M. C, né le 15 mai 1983 à Ouesso. Au vu de ces éléments, le préfet a pu légalement estimer que Mme B, qui ne conteste pas que le passeport qu'elle a produit a été établi sur la base de documents irréguliers, ne justifiait pas de son état civil et rejeter, par suite, pour ce seul motif, la demande de titre de séjour de l'intéressée.
7. En troisième lieu et pour les mêmes motifs, Mme B n'ayant pas présenté des documents justifiant de son état civil, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
8. En quatrième lieu, le préfet d'Ille-et-Vilaine ayant rejeté pour irrecevabilité les documents fournis par l'intéressée pour justifier de son état civil, le moyen tiré de l'absence d'un vice de procédure à défaut de production de l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration est inopérant et doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". L'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. S'il n'est pas contesté que l'intéressée, arrivée en France depuis près de cinq ans à la date de la décision attaquée avec sa fille, s'est insérée professionnellement, est restée mobilisée pendant toute la période du premier confinement en continuant à assurer ses missions en qualité d'aide à domicile, a suivi une formation d'agent d'accompagnement d'adultes dépendants avant d'être engagée dans ce secteur, et que sa fille est scolarisée au collège sur le territoire français, ces éléments ne sont pas suffisants pour justifier d'une insertion personnelle, professionnelle et sociale ancienne et stable sur le territoire. Dans ces conditions, la décision portant refus de titre de séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences de la décision doit être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dispositions que dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
12. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée à l'intérêt supérieur de son enfant sont inopérants à l'encontre d'une décision portant refus de séjour qui, par elle-même, n'implique pas le retour de Mme B, ni celui de sa fille, dans son pays d'origine. Dès lors, ce moyen doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par l'intéressée doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions visées ci-dessus font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement au conseil de Mme B d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 20 novembre 2023 à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2023.
Le président-rapporteur,
Signé
F. Etienvre
L'assesseur le plus ancien,
Signé
F. Terras
La greffière,
Signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026