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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2204822

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2204822

mardi 16 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2204822
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDEGIOVANNI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 septembre 2022, Mme C A, représentée par Me Degiovanni, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 25 mars 2022 par laquelle le préfet du Finistère a refusé de délivrer à Mme A une carte d'identité et un passeport pour le compte de sa fille mineure B, ainsi que la décision par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a rejeté son recours hiérarchique formé le 20 mai 2022 ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet du Finistère de délivrer à Mme A pour le compte de sa fille mineure B une carte nationale d'identité ainsi qu'un passeport français et ce dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous une astreinte d'un montant de 150 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet du Finistère d'instruire à nouveau la demande de Mme A tendant à la délivrance d'une carte nationale d'identité ainsi que d'un passeport français pour le compte de sa fille mineure B et ce dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous une astreinte d'un montant de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2024, le préfet du Finistère conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que le préfet de Seine-Saint-Denis a délivré le passeport sollicité, titre remis le 27 avril 2023 au représentant légal de l'enfant B.

Par un courrier du 11 mars 2024, Mme A, représentant sa fille mineure B a été invitée, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Par décision du 1er septembre 2023, le président du tribunal a désigné M. Le Roux, premier conseiller, pour statuer par ordonnance sur le fondement l'article R. 222.1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats () ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance () : / 1' donner acte des désistements ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code :

" Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. () ". Aux termes de l'article

R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. () ".

3. Par un courrier du 11 mars 2024, communiqué au moyen de l'application Télérecours, Mme A été invitée à confirmer expressément, dans un délai d'un mois, le maintien de ses conclusions. En dépit de ce courrier, qui l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'être désistée d'office, et dont elle est réputée avoir pris connaissance deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition de cette demande en application des dispositions de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative rappelées au point précédent, Mme A n'a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai qui lui était imparti à cette fin. Par suite, Mme A est réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de ce désistement d'instance.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme A, représentant sa fille mineure B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et au préfet du Finistère.

Fait à Rennes, le 16 avril 2024.

Le magistrat désigné,

P. Le Roux

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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