vendredi 1 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2205513 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS ERNST & YOUNG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 octobre 2022 et le 24 juillet 2023, la Fédération d'Ille-et-Vilaine pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique (FDAAPPMA 35), représentée par Me Thomas Dubreuil, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juillet 2022 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant autorisation environnementale relative à l'exploitation par la société Bridor d'une installation de fabrication de pains et viennoiseries surgelés, située dans la ZAC dite de " Sévailles 2 " sur le territoire de la commune de Liffré ;
2°) de mettre une somme de 4 000 euros à la charge de l'État au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2023, la société Bridor, représentée par Me Reynald Briec et Me Yohann Leconte, de la société d'avocats Ernst et Young, conclut à ce que le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.
Elle fait valoir qu'à sa demande, et compte tenu de son renoncement au projet, le préfet d'Ille-et-Vilaine a, par un arrêté du 13 juin 2023, abrogé l'arrêté préfectoral du
1er juillet 2022 portant autorisation environnementale en vue d'exploiter une installation de pains et viennoiseries à Liffré.
Par un mémoire, enregistré le 6 juillet 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine confirme que l'arrêté préfectoral objet du litige a disparu de l'ordonnancement juridique, de sorte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la Fédération d'Ille-et-Vilaine pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thalabard, première conseillère, pour statuer par ordonnance sur le fondement des dispositions 1° à 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens ; (). ".
2. Il appartient au juge de plein contentieux des installations classées pour la protection de l'environnement de se prononcer sur l'étendue des obligations mises à la charge des exploitants par l'autorité compétente au regard des circonstances de fait et de droit existant à la date à laquelle il statue. Il en résulte que si l'acte attaqué, pris pour l'application de la législation relative aux installations classées, est abrogé par l'autorité compétente avant que le juge ait statué, il n'y a pas lieu pour celui-ci, que cette abrogation ait ou non acquis un caractère définitif, de se prononcer sur le mérite de la demande dont il est saisi.
3. Par arrêté du 13 juin 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine a, à la demande de la société Bridor, qui l'avait informé, par courrier du 2 juin 2023, renoncer au bénéfice de l'autorisation environnementale accordée pour son projet d'exploitation situé à Liffré, procédé à l'abrogation de l'arrêté du 1er juillet 2022 portant autorisation environnementale en vue d'exploiter une installation de fabrication de pains et viennoiseries surgelés. Cet arrêté portant abrogation de l'arrêté du 1er juillet 2022 a été publié le 15 juin 2023 sur le site internet de la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Dans ces conditions, et sans qu'ait d'incidence la circonstance que cette abrogation ait ou non acquis un caractère définitif, les conclusions présentées par la Fédération d'Ille-et-Vilaine pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2022 sont devenues sans objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la fédération requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par la Fédération
d'Ille-et-Vilaine pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2022 portant autorisation environnementale au bénéfice de la société Bridor pour l'exploitation d'une installation de fabrication de pains et viennoiseries surgelés située à Liffré.
Article 2 : Les conclusions présentées par la Fédération d'Ille-et-Vilaine pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique tendant à l'application de l'article L. 761- du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Fédération d'Ille-et-Vilaine pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, à la société Bridor et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie de la présente ordonnance sera adressée au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 1er décembre 2023.
La magistrate désignée,
Signé
M. Thalabard
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2205513
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026