mardi 17 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2205564 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrée les 3 et 15 novembre 2022, la société C'est Ici Investissements demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions des 21 mars, 12 avril et 20 avril 2022 par lesquelles le maire de la commune de La Feuillée a exercé le droit de préemption sur les parcelles cadastrées section AB nos 300 et 320 et section A n° 1410, situées respectivement place des Marronniers, Dour Bras et Roz ar Had ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de La Feuillée, à titre principal, de ne pas se porter acquéreur de ces parcelles et, à titre subsidiaire, de lui rétrocéder lesdites parcelles en s'abstenant de les revendre dans l'intervalle ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Feuillée une somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 1er juillet et 6 novembre 2024, la commune de La Feuillée, représentée par la SELARL Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société C'est Ici Investissements une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Par une lettre du 7 novembre 2024, le président de la formation de jugement a invité la société C'est Ici Investissements à faire connaître au tribunal, en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, si elle confirme le maintien de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
3. La société C'est Ici Investissements demande au tribunal d'annuler les décisions des 21 mars, 12 avril et 20 avril 2022 par lesquelles le maire de la commune de La Feuillée a exercé le droit de préemption sur les parcelles cadastrées section AB nos 300 et 320 et section A n° 1410 qu'elle souhaitait acquérir. Postérieurement au dépôt de sa requête, la société requérante a été placée en liquidation judiciaire. L'état du dossier permettant ainsi de s'interroger sur l'intérêt que celui-ci conserve pour l'intéressée, eu égard à sa situation financière, le tribunal a, par un courrier du 7 novembre 2024 invité la société C'est Ici Investissements à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et l'a informée de ce que, à défaut de confirmation dans un délai d'un mois, celui-ci serait réputé s'être désisté d'office.
4. L'accusé de réception postal de ce courrier qui, régulièrement présenté à l'adresse indiquée par la société requérante au plus tard le 13 novembre 2024, date de son retour au tribunal portant la mention " Destinataire inconnu à l'adresse ", doit, dès lors, être regardé comme notifié dès la date de sa présentation.
5. Ce courrier n'ayant fait l'objet d'aucune réponse dans le délai d'un mois, la société C'est Ici Investissements doit ainsi être réputée s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Il y a lieu, dès lors, de lui donner acte de son désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société C'est Ici Investissements.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société C'est Ici Investissements et à la commune de La Feuillée.
Fait à Rennes, le 17 décembre 2024.
Le président de la 1ère Chambre,
signé
C. Radureau
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026