mercredi 1 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2205983 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2022, M. C B, représenté par Me Le Strat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2022 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a déterminé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros à verser à son avocate sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français :
- l'arrêté est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 ;
S'agissant de la fixation du pays de destination :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité des décisions lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
De nouvelles pièces, présentées par M. B, ont été enregistrées le 13 janvier 2023 et n'ont pas été communiquées.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Semino, représentant M. B, présent.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant albanais né en 1990, est entré en France le 5 avril 2015 en compagnie de son épouse. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 30 mars 2016. Le recours formé contre cette décision a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 21 mars 2017. Le 12 février 2018, M. B a sollicité un titre de séjour mention " vie privée et familiale " et son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 14 février 2022 dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, M. B soutient que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé dès lors qu'il ne mentionne ni la scolarisation de son fils, ni sa maîtrise de la langue française, ni son engagement bénévole et qu'il indique à tort qu'il est entré en France en 2014 et qu'il a résidé jusqu'à l'âge de 25 ans dans son pays d'origine alors que sur cette période il a vécu 10 ans en Grèce. Toutefois, d'une part, la régularité en la forme d'une décision ne dépend pas du bien-fondé de ses motifs. D'autre part, l'arrêté attaqué vise les textes dont il est fait application, rappelle le parcours en France de M. B, sa situation familiale, le rejet de sa demande d'asile et procède à l'instruction de la demande de titre de séjour déposée par le requérant sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet d'Ille-et-Vilaine a également porté une appréciation sur la situation de M. B au regard notamment des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en tenant compte des éléments portés à sa connaissance par l'intéressé et il a décidé de l'obliger à quitter le territoire français après avoir estimé que rien ne s'opposait à une telle mesure. L'arrêté attaqué comporte ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquels le préfet s'est fondé pour rejeter la demande de titre de séjour de l'intéressé et l'obliger à quitter le territoire français. Si l'arrêté litigieux mentionne que M. B est entré en France le 5 avril 2014 au lieu du 5 avril 2015, cette erreur de plume ne caractérise pas un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant. Ainsi les moyens tirés du défaut de motivation, de l'erreur de fait et du défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
4. M. B se prévaut de sa présence sur le territoire français depuis mars 2015, de sa volonté d'intégration ainsi que de celle de son épouse et de ses enfants, de la naissance de leurs deux enfants en France, de la scolarisation de son fils aîné depuis plusieurs années, du suivi de cours de français, d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée et de son engagement bénévole depuis 2016. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la durée de présence en France de M. B s'explique, d'une part, par l'examen de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, et, d'autre part, par le délai d'instruction de son dossier par le préfet d'Ille-et-Vilaine. Si M. B produit une attestation du Secours catholique du 10 août 2022 faisant état de son engagement bénévole d'avril 2016 à janvier 2019 en tant que coiffeur trois demi-journées par semaine, et une attestation, postérieure à la décision attaquée, du responsable du centre de formation Efitec indiquant avoir reçu l'intéressé envoyé par une société de sécurité qui souhaitait l'embaucher comme agent de sécurité en contrat à durée indéterminée mais qu'il n'a pu l'inscrire à une formation au métier d'agent de sécurité dès lors que l'intéressé n'était pas en possession d'un titre de séjour l'autorisant à travailler, il ne démontre pas avoir noué des liens personnels et familiaux en France et ne produit aucun élément de nature à établir qu'il est dépourvu de toute attache familiale ou personnelle en Albanie. Enfin, son épouse faisant également l'objet d'une mesure d'éloignement, le requérant n'établit pas être dans l'impossibilité de poursuivre sa vie privée et familiale avec celle-ci et leurs enfants en dehors du territoire français ni que ces derniers ne pourraient poursuivre ou commencer une scolarité normale en Albanie. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que M. B, en dépit de ses efforts pour apprendre la langue française et de ses engagements associatifs bénévoles, n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant la délivrance de titre de séjour méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni qu'elle porterait une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale au regard des motifs au vu desquels elle a été prise, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté pour les mêmes motifs.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L.412-1 () ".
6. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette première hypothèse, l'existence d'une menace grave, directe et individuelle contre la vie ou la personne d'un étranger qui demande sa régularisation pour des raisons humanitaires peut être prise en considération au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors même que sa demande d'asile a été rejetée.
7. D'une part, si M. B fait valoir qu'il éprouve des craintes de mauvais traitements en cas de retour en Albanie, dès lors qu'il aurait fait l'objet de menaces de mort régulières de la part des proches d'un criminel, alors emprisonné, pour avoir témoigné contre lui en justice, qu'il aurait été agressé alors qu'il se trouvait en compagnie de son cousin, lui-même exilé en Allemagne pour les mêmes raisons, que ce criminel aurait été libéré depuis trois ans et qu'il ne pourrait se prévaloir de la protection des autorités de son pays, il n'établit pas être visé par une menace grave, directe et individuelle contre sa vie ou sa personne. Si le requérant se prévaut également de la durée de sa présence en France et de la scolarisation de son fils aîné, ces éléments ne sauraient être regardés, à eux seuls, compte tenu des circonstances précédemment exposées, comme des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant son admission exceptionnelle au séjour. D'autre part, M. B ne produit aucune pièce caractérisant des circonstances humanitaires, ou des motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, de carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dès lors, le préfet d'Ille-et-Vilaine a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation ni méconnaître l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimer, au regard de l'ensemble de ces éléments, que M. B ne pouvait se prévaloir de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels à la date à laquelle il a statué, justifiant qu'un titre de séjour lui soit délivré sur le fondement des dispositions de cet article.
8. En quatrième lieu, M. B ne peut se prévaloir utilement des termes de la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière, qui est dépourvue de dispositions impératives à caractère général.
9. En dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en refusant de délivrer un titre de séjour à M. B, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de ses enfants. En outre, la décision contestée n'a pas, en elle-même, pour effet de séparer les enfants mineurs de leurs parents. Par ailleurs, si l'aîné des enfants de M. B est scolarisé en France, il n'est pas établi que toute scolarité serait impossible en cas de retour en Albanie. Il suit de là que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
11. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions portant refus de délivrance de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dont ils ont fait l'objet.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, faute, pour M. B, d'avoir démontré l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité, invoquée, par voie d'exception, à l'appui de sa contestation de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.
13. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Il appartient à l'étranger qui invoque la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales de justifier de la réalité, de la nature et de la gravité des risques qu'il encourt personnellement dans le pays de renvoi.
14. D'une part, il ne résulte pas des pièces du dossier qu'en fixant l'Albanie comme pays de destination de la mesure d'éloignement décidée à l'égard de M. B, le préfet se serait, s'agissant de l'appréciation de la réalité des risques allégués par ce dernier, estimé lié par les décisions de l'OFPRA et de la CNDA qui ont rejeté sa demande d'asile ou aurait insuffisamment apprécié sa situation personnelle au regard des seules dispositions et stipulations citées ci-dessus.
15. D'autre part, M. B soutient qu'il risque, ainsi que ses enfants, d'être exposé à de mauvais traitements en cas de retour en Albanie, dès lors qu'il aurait fait l'objet de menaces de mort régulières de la part des proches d'un criminel, alors emprisonné, pour avoir témoigné contre lui en justice, qu'il aurait été agressé alors qu'il se trouvait en compagnie de son cousin, lui-même exilé en Allemagne pour les mêmes raisons, que ce criminel aurait été libéré depuis trois ans et qu'il ne pourrait se prévaloir de la protection des autorités de son pays. Si M. B cite le rapport annuel 2021 sur l'Albanie du secrétariat d'État américain faisant état d'une corruption omniprésente, il ne produit aucun élément permettant d'établir la réalité de ses allégations, alors que l'OFPRA et la CNDA ont jugé que ses craintes étaient infondées. Il ne démontre donc pas se trouver dans le cas où il serait fondé à se prévaloir des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
16. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant l'Albanie comme pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin d'injonction.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
19. Les dispositions visées ci-dessus font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Albouy, premier conseiller,
Mme Tourre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2023.
La rapporteure,
signé
L. ALe président,
signé
F. Etienvre
La greffière,
signé
S. Guillou
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
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Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
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03/08/2026