LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2205986

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2205986

vendredi 16 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2205986
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 novembre 2022, M. D A B demande au juge des référés d'enjoindre au préfet des Côtes-d'Armor, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer un récépissé valant autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite : il est père d'enfants français et a sollicité une demande de renouvellement de son titre de séjour ; il risque de perdre son travail, ce qui est contraire à l'intérêt supérieur de ses enfants ;

- la mesure sollicitée est utile : il doit être mis en possession d'un récépissé assorti d'une autorisation de travail dès lors qu'il a été admis à souscrire une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français et il n'existe aucune autre voie de droit pour lui permettre de remédier à sa situation ;

- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative dès lors que la délivrance d'un récépissé ne préjuge en rien de l'issue de sa demande de titre de séjour ;

- la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse dès lors que la délivrance d'un récépissé est de droit lorsque la demande de titre de séjour est complète.

Le préfet des Côtes-d'Armor n'a pas produit d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande () ". L'article R. 431-14 du même code énumère les cas dans lesquels le récépissé de demande de titre de séjour vaut autorisation de travail. () ".

3. Il résulte des dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le récépissé autorisant l'étranger à résider sur le territoire français n'est délivré à celui-ci que lorsqu'il a été admis à souscrire une demande de délivrance d'un titre de séjour, sur la base d'un dossier complet

4. M. A B, ressortissant comorien né le 14 septembre 1992, est titulaire d'un titre de séjour " vie privée et familiale " en qualité de parent d'enfant français délivré à Mayotte valable jusqu'au 11 janvier 2023. Entré en France métropolitaine sous couvert d'un visa touristique délivré par la préfecture de Mayotte pour une durée de 18 jours, il a sollicité auprès de la préfecture des Côtes-d'Armor, par courriel du 6 novembre 2022, le renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Il résulte toutefois de l'instruction que par courriel du 21 novembre 2022, les services de la préfecture des Côtes-d'Armor lui ont indiqué que son visa ne lui permettait pas de s'installer sur le territoire métropolitain et d'y solliciter un titre de séjour.

5. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que M. A B ne justifie pas avoir déposé une demande complète de renouvellement de son titre de séjour, dont la préfecture des Côtes-d'Armor aurait accusé réception et qui serait en cours d'instruction. Par suite, sa demande tendant à se voir délivrer sous astreinte un récépissé se heurte, en l'état de l'instruction, à une contestation sérieuse et ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera transmise pour information au préfet des Côtes-d'Armor.

Fait à Rennes, le 16 décembre 2022.

Le juge des référés,

signé

F. Plumerault

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions