lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2206143 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS COUDRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 7 décembre 2022 et 18 juillet 2023, M. C et Mme E B, représentés par la Selarl Coudray, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 juin 2022 par lequel le maire d'Orgères a délivré à M. et Mme A un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de cinq lots et deux reliquats bâtis ainsi que la décision portant rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Orgères et de M. et Mme A une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- le dossier de demande de permis d'aménager est incomplet et méconnaît ainsi les articles R. 431-13 et R. 441-3 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché de fraude dès lors que les pétitionnaires n'ont pas informé le service instructeur de l'existence d'une servitude non aedificandi sur une partie de la parcelle AB n° 614 ;
- il méconnaît les dispositions l'article 6.1 du titre IV du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de Rennes métropole (PLUi) applicable à toutes les zones ;
- il méconnaît l'article 8.1 du titre IV du même règlement applicable à toutes les zones ;
- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 12 avril et 29 septembre 2023, la commune d'Orgères, représentée par Me Balloul, conclut au rejet de la requête, et en outre, à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2023, M. F et Mme D A, représentés par Me Le Guen, conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit fait application, à titre subsidiaire, des dispositions de l'article L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en outre, à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Berre ;
- les conclusions de M. Desbourdes, rapporteur public ;
- et les observations de Me Hauuy, représentant M. et Mme B, G, représentant La commune d'Orgères et de Me Le Guen, représentant M. et Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 23 juin 2022, le maire d'Orgères a délivré à M. et Mme A un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de cinq lots et deux reliquats bâtis sur les parcelles cadastrées AB nos 351, 607, 614 et 615. M. et Mme B, propriétaires d'une maison d'habitation, située au 5 impasse du Belvédère à Orgères et cadastrée AB nos 606 et 609, ont effectué un recours gracieux qui a été rejeté le 7 octobre 2022. Par la présente requête, M. et Mme B demandent l'annulation de l'arrêté du 23 juin 2022 et de la décision du 7 octobre 2022 portant rejet de leur recours gracieux.
Sur le bien-fondé des conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet de construction porte sur une dépendance du domaine public, le dossier joint à la demande de permis de construire comporte une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public ". Aux termes de l'article R. 441-6 du même code : " Lorsque la demande prévoit l'édification, par l'aménageur, de constructions à l'intérieur du périmètre, la notice prévue par l'article R*441-3 comprend les éléments prévus par les b, c et d du 2° de l'article R*431-8. La demande est complétée par les pièces prévues par l'article R*431-9 et, le cas échéant, les pièces prévues par les a et b de l'article R*431-10 et, s'il y a lieu, les pièces prévues par les articles R. 431-11 et R*431-13 à R*431-33. Ces pièces sont fournies sous l'entière responsabilité des demandeurs. () ".
3. Les dispositions précitées s'appliquent aux dossiers de demande d'autorisation d'urbanisme pour lesquels il y a un projet de construction. Or, en l'espèce, le dossier de demande de permis d'aménager ne comporte pas de projet de construction. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des articles R. 431-13 et R. 441-6 du code de l'urbanisme est inopérant et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords et indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants () ".
5. En l'espèce, la notice du dossier de demande de permis d'aménager précise que le terrain est arboré et qu'il comporte une cinquantaine d'arbres de hautes tiges et une haie de conifères. S'agissant des constructions, cette même notice énonce que la parcelle d'origine comprend une habitation existante ainsi qu'une annexe à usage de garage et local de stockage. Dès lors, ce document précise bien l'état initial du terrain et de ses abords en indiquant à cette fin les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants. En tout état de cause, cette notice est utilement complétée par diverses photographies et documents graphiques et le dossier comporte, également, un extrait du document graphique du plan local d'urbanisme de Rennes métropole qui localise les bâtis patrimoniaux situés à proximité du terrain d'assiette du projet. Par ailleurs, si les requérants soutiennent que la servitude non aedificandi et les canalisations individuelles existantes ne figurent pas dans la notice, aucune disposition du code de l'urbanisme n'obligeait les pétitionnaires à mentionner ces éléments dans leur dossier de demande de permis d'aménager. Dans ces conditions, l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme n'a pas été méconnu et le moyen doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique ". Aux termes de l'article R. 441-1 du code de l'urbanisme : " La demande de permis d'aménager précise : / a) L'identité du ou des demandeurs, qui comprend son numéro SIRET lorsqu'il s'agit d'une personne morale en bénéficiant et sa date de naissance lorsqu'il s'agit d'une personne physique ; (). / La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R*423-1 pour déposer une demande de permis. () ".
7. Il résulte de ces dispositions que les demandes de permis d'aménager doivent, seulement, comporter l'attestation du pétitionnaire indiquant qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Toutefois, lorsque l'autorité saisie de la demande vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir le caractère frauduleux de cette attestation ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de refuser pour ce motif le permis sollicité.
8. En l'espèce, il résulte du formulaire Cerfa que M. et Mme A ont attesté avoir qualité pour demander l'autorisation d'urbanisme et aucune pièce du dossier n'est de nature à établir ou faisant apparaître le caractère frauduleux de cette attestation. Par ailleurs, la direction de la voirie de Rennes métropole a émis un avis favorable au projet et explicitement prescrit un aménagement de l'impasse du Belvédère à la charge des pétitionnaires. Dans ces conditions, les dispositions des articles R. 423-1 et R. 441-1du code de l'urbanisme n'ont pas été méconnues.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. () ".
10. Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, en prenant en compte les perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Il en résulte qu'un permis d'aménager doit être refusé lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
11. Il ressort des pièces du dossier et, plus particulièrement de l'avis favorable avec prescriptions émis par la Collectivité Eau du Bassin Rennais, que le projet d'aménagement autorisé " nécessite une extension du réseau d'eau potable de 55 mètres linéaires, impasse du Belvédère, pour la desserte du projet ". Afin de respecter cette prescription, les pétitionnaires ont prévu un programme de travaux lequel précise que " l'alimentation en eau potable du lotissement sera assurée à partir du réseau existant sous l'Impasse du Belvédère " grâce à la pose de nouvelles canalisations. Il s'ensuit que le projet litigieux n'implique pas de travaux d'extension des réseaux publics au sens des dispositions précitées, mais seulement un raccordement aux équipements existants et ce, même si ce raccordement nécessite l'installation de nouveaux compteurs pour lesquels des emplacements ont déjà été créés. Enfin, si M. et Mme B soutiennent que l'extension du réseau serait de 130 mètres et non de 55 mètres, cette mesure concerne les réseaux internes du lotissement dont le financement n'incombe pas aux collectivités publiques ni au gestionnaire du réseau d'eau potable, ceux-ci devant d'ailleurs être rétrocédés aux collectivités et gestionnaires concernés à titre gratuit. Par suite, le moyen tiré de ce que le permis d'aménager aurait dû être refusé, faute pour l'autorité compétente d'indiquer le délai et les conditions de réalisation de ces travaux, doit être écarté en raison de son inopérance.
12. En cinquième lieu, la caractérisation de la fraude résulte de ce que le pétitionnaire a procédé de manière intentionnelle à des manœuvres de nature à tromper l'administration sur la réalité du projet dans le but d'échapper à l'application d'une règle d'urbanisme. Une information erronée ne peut, à elle seule, faire regarder le pétitionnaire comme s'étant livré à l'occasion du dépôt de sa demande à des manœuvres destinées à tromper l'administration. Aux termes de l'article A424-8 du code de l'urbanisme : " () / Le permis est délivré sous réserve du droit des tiers : il vérifie la conformité du projet aux règles et servitudes d'urbanisme. Il ne vérifie pas si le projet respecte les autres réglementations et les règles de droit privé. Toute personne s'estimant lésée par la méconnaissance du droit de propriété ou d'autres dispositions de droit privé peut donc faire valoir ses droits en saisissant les tribunaux civils, même si le permis respecte les règles d'urbanisme. ".
13. Si M. et Mme B soutiennent que le permis d'aménager a été obtenu par fraude au motif que les pétitionnaires auraient, délibérément, omis de mentionner l'existence d'une servitude non aedificandi affectant une partie du terrain d'assiette, il résulte toutefois des dispositions précitées que le permis d'aménager est délivré sous réserve du droit des tiers et que, par conséquent, les pétitionnaires n'avaient pas l'obligation de faire état de cette servitude dans leur dossier de demande de permis d'aménager de sorte qu'aucune règle d'urbanisme n'a été méconnue. En outre, la seule circonstance tirée du fait que la servitude non aedificandi n'apparaisse pas dans le dossier de demande ne saurait caractériser, à elle seule, des manœuvres intentionnelles de nature à tromper l'administration. Au regard de ces éléments, M. et Mme B n'établissent pas que le permis d'aménager délivré à M. et Mme A a été obtenu par fraude et le moyen doit être écarté.
14. En sixième lieu, aux termes de l'article 6.1 du titre IV du règlement du PLUi applicable à toutes les zones : " Règles générales. Dans toutes les zones : () / Les arbres existants sont maintenus ou remplacés lorsque la superficie et la configuration de la surface de pleine terre le permet () ".
15. Contrairement à ce que soutiennent M. et Mme B, il ressort des pièces du dossier et notamment de la notice que le projet d'aménager prévoit la suppression de vingt arbres existants lesquels seront remplacés par la plantation d'un nombre équivalent d'arbres. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6.1 du titre IV du règlement du PLUi applicable à toutes les zones doit être écarté.
16. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article 8.1 du titre IV du règlement du PLUi de Rennes métropole applicable à toutes les zones : " () / Lorsque les constructions et installations doivent être desservies par des voies ouvertes au public, leurs caractéristiques correspondent à leur destination. Les nouvelles voies automobiles ouvertes au public (*) créées en vue d'être rétrocédée à la collectivité, doivent avoir une largeur d'emprise minimale de :
- 8 m en zone UA, UB, UC, UD ; 12 m en zone UI ; 6 m en zone UE et UP. () ". Selon le titre VI du même PLUi : " La voie publique, existante ou à créer dans le cadre d'un projet, s'entend comme l'espace ouvert à la circulation publique, qui comprend la partie de la chaussée ouverte à la circulation et les fossés et talus la bordant (voie automobile, voie piétonne, voie cycles, place, mail, cour urbaine). / Ces voies doivent être ouvertes à la circulation, assurer la desserte cohérente d'un îlot en desservant au minimum 3 terrains et recouvrent tous les types de voies quel que soit leur statut (public ou privé). / () ". Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
17. Il ressort des pièces du dossier et, plus particulièrement, du plan de composition que la largeur d'emprise de la voie desservant les lots est de 6 mètres et l'imprécision des mesures qui peuvent être effectuées sur le plan ne permettant pas d'affirmer qu'elles seront inférieures. Par ailleurs, ces mêmes pièces révèlent que l'impasse du Belvédère sera élargie afin de renforcer la sécurité conformément à la prescription émise par la direction de la voirie de Rennes métropole qui, au demeurant, a donné un avis favorable au projet. En outre, le dossier de demande de permis d'aménager mentionne qu'une placette en " T " est prévue en bout de voie afin de faciliter la manœuvre des véhicules et notamment celle des camions de ramassage des ordures ménagères. Enfin, la voie ne présente pas une particulière étroitesse et si la pente augmente au fur et à mesure de la circulation au sein du lotissement, celle-ci reste toujours inférieure à 10%. Dès lors, le projet litigieux ne présente pas de risque en termes de sécurité publique au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et le maire d'Orgères n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en délivrant un permis d'aménager à M. et Mme A.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 23 juin 2022 par lequel le maire d'Orgères a délivré à M. et Mme A un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de cinq lots et deux reliquats bâtis ainsi que la décision de rejet de leur recours gracieux du 7 octobre 2022.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune d'Orgères et M. et Mme A, qui n'ont pas la qualité de partie perdante, verse à M. et Mme B la somme que ceux-ci demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme B une somme de 750 euros à verser à la commune d'Orgères et une somme de 750 euros à verser à M. et Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : M. et Mme B verseront une somme de 750 euros à la commune d'Orgères et une somme de 750 euros à M. et Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C et Mme E B, à la commune d'Orgères et à M. F et Mme D A.
Délibéré après l'audience du 6 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2023.
La rapporteure,
Signé
A. Le Berre
Le président,
Signé
F. Etienvre
La greffière,
Signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026