LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2301607

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2301607

mercredi 5 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2301607
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSAGLIO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 mars 2023, M. B A, représenté par Me Saglio, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre au préfet du Finistère, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à titre principal de statuer sur sa demande de titre de séjour, à titre subsidiaire de lui fixer un rendez-vous aux fins d'enregistrement de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui remettre sous quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite : il se trouve dans une situation de précarité administrative sur une durée anormalement longue et est exposé à un risque d'éloignement ; aucun récépissé ne lui a été délivré depuis le 28 octobre 2022 ;

- la mesure sollicitée est utile : en dépit de ses demandes, il n'a eu aucune réponse à sa demande ancienne de titre de séjour ni proposition de rendez-vous pour déposer une nouvelle demande et fait face à une inaction de l'administration.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2023, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun rendez-vous ne peut être fixé dès lors que le dossier du requérant doit être examiné par la commission d'expulsion en raison des nombreux troubles à l'ordre public commis depuis qu'il est en France.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A ressortissant turc né le 7 mai 1959, déclare résider en France depuis 1989. Il a séjourné en France de façon régulière sous couvert d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou de récépissés, avec toutefois des périodes d'interruption. Une décision implicite de refus de titre de séjour est intervenue le 28 juin 2021. Il s'est vu délivrer depuis cette date plusieurs récépissés d'une durée chacun de trois mois, dont le dernier expirait le 28 octobre 2022. Plusieurs courriers et mails adressés à la préfecture du Finistère par l'intermédiaire de son conseil, pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour étant restés sans réponse, il saisit le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

3. En l'espèce, pour établir l'urgence et l'utilité qu'il y aurait à enjoindre au préfet du Finistère de lui fixer une date de rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour ou de statuer sur une demande qui serait en cours d'examen, M. A se prévaut de la précarité de sa situation administrative et du risque d'éloignement auquel il est exposé. Toutefois, le préfet du Finistère fait valoir, sans être contredit que le dossier du requérant doit être examiné par la commission d'expulsion en raison de nombreux troubles à l'ordre public commis par l'intéressé depuis qu'il est en France. Il est constant que la réunion de la commission d'expulsion doit se réunir au mois de mai 2023. Dans ces conditions, les mesures sollicitées par M. A apparaissent dépourvues d'utilité en l'état de l'instruction.

4. Par ailleurs, si M. A demande à ce qu'un récépissé lui soit délivré l'autorisant à travailler au motif qu'il travaille en contrat à durée indéterminée comme maçon depuis le mois de juin 2021, il ne produit aucun bulletin de paie postérieur au 30 avril 2022 qui serait de nature à justifier qu'il exercerait toujours son activité professionnelle. Il ne justifie ainsi pas davantage de l'utilité ni même de l'urgence, en l'état de l'instruction, de la mesure ainsi sollicitée.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

6. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent, dès lors, être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera transmise pour information au préfet du Finistère.

Fait à Rennes, le 5 avril 2023.

Le juge des référés,

signé

F. Plumerault

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions