LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2302488

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2302488

jeudi 6 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2302488
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantDOUARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 mai 2023 et 23 octobre 2024,

M. A B, représenté par SELARL Peneau et Douard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'ordre de reversement et l'avis des sommes à payer datés du 8 décembre 2022 de l'Office français de la biodiversité (OFB), ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) de le décharger du paiement de la somme de 6 799,43 euros ;

3°) d'enjoindre à l'OFB de lui reverser l'ensemble des sommes retenues à tort pour le recouvrement de cet indu de rémunération de 6 799,43 euros pour la période du 9 décembre 2017 au 9 décembre 2018 ;

4°) de condamner l'OFB à lui verser la somme de 1 000 euros à titre de dommages et intérêts ;

5°) de mettre à la charge de l'OFB la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la créance litigieuse est prescrite ;

- l'ordre de reversement a été signé par une autorité incompétente ;

- cet ordre de reversement est insuffisamment motivé ;

- la faute commis par l'OFB lui a causé des préjudices.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2024, l'Office français de la biodiversité conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique,

- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Le Roux,

- les conclusions de M. Moulinier, rapporteur public,

- et les observations de Me Douard, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, agent de l'Office français de la biodiversité (OFB), a été nommé stagiaire dans le corps des ingénieurs des travaux publics de l'Etat (ITPE) à compter du 9 décembre 2017. Il a continué à percevoir sa rémunération d'agent contractuel durant sa période de stage et ainsi bénéficié d'un trop perçu de rémunération d'un montant de 6 799,43 euros. Il a saisi le directeur général de l'OFB, le 3 mai 2023, d'un recours gracieux contre l'ordre de reversement et l'avis des sommes à payer datés du 8 décembre 2022 par lesquels l'OFB l'a rendu redevable de cette somme de 6 799,43 euros en restitution d'un indu de rémunération. Le 4 juillet 2023 une décision implicite de rejet de son recours gracieux est née du silence gardé pendant deux mois. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de l'ordre de reversement et de l'avis des sommes à payer datés du 8 décembre 2022, ainsi que celle de la décision implicite de rejet de son recours gracieux, la décharge des sommes dont il a été rendu redevable et le versement de la somme de 1 000 euros à titre de préjudice à titre de dommages et intérêts.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :

2. Aux termes de l'article L. 711-6 du code général de la fonction publique : " Les sommes indument perçues par un agent public en matière de rémunération donnent lieu à remboursement dans les conditions fixées par l'article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations ". Aux termes de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations : " Les créances résultant de paiements indus effectués par les personnes publiques en matière de rémunération de leurs agents peuvent être répétées dans un délai de deux années à compter du premier jour du mois suivant celui de la date de mise en paiement du versement erroné, y compris lorsque ces créances ont pour origine une décision créatrice de droits irrégulière devenue définitive. / Toutefois, la répétition des sommes versées n'est pas soumise à ce délai dans le cas de paiements indus résultant soit de l'absence d'information de l'administration par un agent de modifications de sa situation personnelle ou familiale susceptibles d'avoir une incidence sur le montant de sa rémunération, soit de la transmission par un agent d'informations inexactes sur sa situation personnelle ou familiale. / Les deux premiers alinéas ne s'appliquent pas aux paiements ayant pour fondement une décision créatrice de droits prise en application d'une disposition réglementaire ayant fait l'objet d'une annulation contentieuse ou une décision créatrice de droits irrégulière relative à une nomination dans un grade lorsque ces paiements font pour cette raison l'objet d'une procédure de recouvrement. / L'action en recouvrement des sommes indûment versées se prescrit conformément aux dispositions de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales ".

3. Il résulte de l'instruction que M. B a été nommé stagiaire à compter du

9 décembre 2017 par arrêté du 28 aout 2018. Il n'est pas contesté qu'il a continué à percevoir

la prime de service et de rendement selon les termes de son contrat durant son année de stage.

Le montant de l'indu de rémunération concerné n'est pas non plus contesté. Il s'ensuit que la répétition de la créance résultant des paiements indus effectués au profit de M. B n'était légalement possible que jusqu'au 1er janvier 2021 s'agissant des derniers salaires perçus en décembre 2018, sans que la circonstance que l'administration ait correctement liquidé les salaires versés à M. B dans l'attente de son arrêté de nomination ait pu avoir une influence sur le régime de prescription de la créance.

4. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de l'ordre de reversement et de l'avis des sommes à payer datés du 8 décembre 2022 et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux ainsi que la décharge des sommes dont il a été rendu redevable.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

5. En raison du motif qui la fonde, l'annulation des décisions attaquées implique nécessairement que la somme de 6 799,43 euros soit restituée à M. B sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Il y a lieu d'enjoindre à l'OFB de restituer à M. B la somme de 6 799,43 euros net et de tirer les conséquences de ce remboursement sur les divers prélèvements sociaux et fiscaux de l'employeur sur sa rémunération, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les dommages et intérêts :

6. Il résulte de l'instruction que par courrier du 19 octobre 2022, notifié à l'OFB le 20 octobre suivant, M. B, informé de la procédure de répétition de l'indu litigieux par courriel du 27 septembre 2022, a contesté cet indu au motif de l'impossibilité de procéder à sa répétition en application des dispositions rappelées au point 2. Par ailleurs, cette situation qui a donné lieu à compensation sur son salaire de décembre 2022 à hauteur de 6 799,43 euros lui a causé des tracasseries et lui a causé un préjudice moral. Dans ces conditions, il y a lieu de condamner l'OFB à lui verser la somme de 1 000 euros en réparation de l'ensemble de ses préjudices.

Sur les frais liés à l'instance :

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Office français de la biodiversité une somme de 1 500 euros à verser à M. B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'ordre de reversement et l'avis des sommes à payer datés du 8 décembre 2022 par lequel l'Office français de la biodiversité ont rendu M. B redevable d'une somme de 6 799,43 euros net en restitution d'un indu de rémunération et la décision implicite de rejet de son recours gracieux sont annulés.

Article 2 : M. B est déchargé des sommes dont il a été rendu redevable par l'ordre de reversement et l'avis des sommes à payer datés du 8 décembre 2022.

Article 3 : Il est enjoint à l'Office français de la biodiversité de restituer à M. B la somme de 6 799,43 euros et de tirer les conséquences de ce remboursement sur les divers prélèvements sociaux et fiscaux de l'employeur sur sa rémunération, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Office français de la biodiversité versera à M. B la somme de

1 000 euros à titre de dommages et intérêts ainsi qu'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'Office français de la biodiversité.

Délibéré après l'audience du 23 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. Descombes, président,

M. Le Roux, premier conseiller,

M. Le Bonniec, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2025.

Le rapporteur,

Signé

P. Le Roux

Le président,

Signé

G. Descombes

Le greffier,

Signé

J-M. Riaud

La République mande et ordonne à la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions