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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2302570

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2302570

lundi 15 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2302570
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 mai 2023, M. et Mme A doivent être regardés comme demandant au juge des référés de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la décision du 6 avril 2023 par laquelle le recteur de l'académie de Rennes a refusé d'accorder à leur fils un aménagement de l'épreuve de dictée pour la session 2023 du diplôme national du brevet.

Ils soutiennent que leur fils est dysorthographique et ils ont simplement omis de cocher la case " dictée aménagée " sur le formulaire de demande d'aménagements d'épreuves.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme A ont demandé pour leur fils souffrant de dysorthographie des mesures d'aménagement pour les épreuves de la session 2023 du diplôme national du brevet. Ayant oublié de cocher la case " dictée aménagée " du formulaire de demande, seul un tiers temps supplémentaire a été accordé à leur fils. Ils ont exercé un recours gracieux le 10 mars 2023 en tant que la décision d'aménagements d'épreuves n'accorde pas à leur fils le bénéfice de la dictée aménagée, qui a été rejeté par décision du 6 avril du recteur de l'académie de Rennes. Ils demandent la suspension de l'exécution de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

3. Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " () A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ". Il résulte de ces dispositions que la recevabilité d'une demande tendant à la suspension d'une décision administrative est subordonnée au dépôt, par requête distincte, de conclusions aux fins d'annulation de cette même décision.

4. Les requérants n'ont pas introduit, à la date de la présente ordonnance, de requête distincte à fin d'annulation de la décision dont ils demandent la suspension de l'exécution en méconnaissance des dispositions de l'article R. 522-1 précité du code de justice administrative. Par suite, leur requête est manifestement irrecevable et il y a lieu de la rejeter en faisant application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A.

Fait à Rennes, le 15 mai 2023.

Le juge des référés,

signé

F. Plumerault

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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