LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2302822

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2302822

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2302822
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme E... A... et Mme D... qui demandaient l'annulation de la décision du maire de Miniac-Morvan refusant d'exhumer la dépouille de M. B... du caveau funéraire de leur mère. Le tribunal a jugé que la concession était nominative et non familiale, acquise par Mme G... qui avait désigné les personnes pouvant y être inhumées. Le maire avait donc légalement autorisé l'inhumation de M. B... conformément aux articles L. 2223-13 et R. 2213-31 du code général des collectivités territoriales. Les démarches des requérantes pour modifier la destination de la concession n'ayant pas abouti, leur opposition était infondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 mai 2023, Mme J... E... A... et Mme I... D... doivent être regardées comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 17 mai 2023 par laquelle le maire de la commune de Miniac-Morvan a refusé de faire droit à leur demande, présentée le 14 avril 2023, tendant à ce que la dépouille de M. C... B... soit retirée du caveau de la concession funéraire dans laquelle est inhumée leur mère, Mme G....

Elles font valoir que :

elles n’ont jamais donné leur accord pour l’ouverture du caveau familial, les travaux de dépose et repose de la pierre tombale, ainsi que l’inhumation de M. B... dans ce caveau ; elles s’y sont même expressément opposées en se rendant le 17 février 2023 à la mairie où elle ont remis un courrier indiquant leur décision ;
elles ont effectué des demandes en 2012 et 2017 afin de modifier la destination de la concession suite au décès de leur mère.


Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2023, le maire de la commune de Miniac-Morvan doit être regardé comme concluant au rejet de la requête.

Il soutient qu’il était dans l’obligation, au regard des textes législatifs et réglementaires, de répondre favorablement à la demande d’inhumation de M. B..., dans le respect des volontés de Mme G..., titulaire de la concession.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Louvel,
- et les conclusions de M. Blanchard, rapporteur public.



Considérant ce qui suit :


La mère de Mme J... E... A... et de Mme I... D..., Mme G..., décédée le 12 septembre 2017, a été inhumée au cimetière de Miniac-Morvan (Ille-et-Vilaine) dans la concession funéraire qu’elle avait obtenue en 1994, où reposait déjà son fils. Le 20 février 2023, le maire de la commune de Miniac-Morvan a autorisé l’inhumation dans la même concession funéraire du dénommé M. C... B.... Par courriers des 17 février, 22 mars et 14 avril 2023, Mme E... A... et Mme D... ont fait part au maire de leur opposition à l’inhumation de M. B... dans le caveau où reposait leur mère et ont demandé que sa dépouille soit inhumée dans une autre concession. Par une lettre du 17 mai 2023, le maire de la commune Miniac-Morvan a rejeté leur demande. Mme E... A... et Mme D... demandent au tribunal l’annulation de cette décision.

Aux termes de l’article L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales : « Lorsque l'étendue des cimetières le permet, il peut être concédé des terrains aux personnes qui désirent y fonder leur sépulture et celle de leurs enfants ou successeurs. Les bénéficiaires de la concession peuvent construire sur ces terrains des caveaux, monuments et tombeaux (…) ». Aux termes de l’article R. 2213-31 de ce code : « Toute inhumation dans le cimetière d'une commune est autorisée par le maire de la commune du lieu d'inhumation (…) ».

Par une décision du 20 février 2023, le maire de la commune de Miniac-Morvan a autorisé l’inhumation de M. C... B..., décédé le 15 février 2023, dans le caveau de la concession n° 818 dans lequel Mme G... reposait déjà. Il ressort des pièces du dossier que cette concession ne constitue pas une concession familiale, mais une concession nominative acquise le 1er avril 1994 par Mme G..., laquelle avait indiqué que pourraient être inhumés dans cette concession son fils, H... F..., M. C... B... et elle-même. Si les requérantes font valoir qu’elles ont effectué des demandes en 2012 et 2017 afin de modifier la destination de la concession suite au décès de leur mère, il est constant que ces démarches n’ont pas abouti. Ainsi, la concession en litige ne peut être regardée comme acquise pour le bénéfice exclusif de la famille de Mme G.... Dans ces conditions, le maire de la commune de Miniac-Morvan a fait une exacte application des dispositions citées au point 2, en autorisant l’inhumation de M. B... dans la concession n° 818 et en rejetant, le 17 mai 2023, la demande formée par Mme E... A... et Mme D....

Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme E... A... et Mme D... doit être rejetée.


D É C I D E :


Article 1er : La requête de Mme E... A... et Mme D... est rejetée.

Article 2
:
Le présent jugement sera notifié à Mme J... E... A..., première dénommée, en application de l’article R. 751-3 du code de justice administrative et à la commune de Miniac-Morvan.


Délibéré après l’audience du 23 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Bouchardon, président,
M. Terras, premier conseiller,
M. Louvel, premier conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2026.


Le rapporteur,


signé


T. Louvel


Le président,


signé


L. Bouchardon
La greffière,


signé


P. Lecompte

La République mande et ordonne au préfet d’Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions