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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2303166

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2303166

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2303166
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCAYOL CAHEN & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée les 13 juin 2023, 10 et 28 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Balme Leygues, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 13 février 2023 par laquelle le Centre national de gestion, a refusé de l'autoriser à exercer en France la profession de médecin dans la spécialité " chirurgie orthopédique et traumatologique ", ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux qu'il a formé le 27 février 2023 ;

2°) d'enjoindre au Centre national de gestion ou à toute autorité administrative impliquée dans l'instruction de la demande de l'exposant de verser aux débats les propositions et avis des commissions qui ont examiné son dossier, ainsi que tout procès-verbaux ou pièces permettant à ce dernier de s'assurer qu'il n'a été privé d'aucune garantie ;

3°) d'enjoindre au Centre national de gestion de lui délivrer l'autorisation qu'il sollicite dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

Ou, à tout le moins,

4°) d'enjoindre au Centre national de gestion de réexaminer sa demande, dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

Et, en toute hypothèse,

5°) de mettre à la charge du Centre national de gestion la somme 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires en intervention volontaire, enregistrés les 18 et 25 janvier 2024, le Conseil national de l'ordre des médecins, représenté par la Selas Cayol Cahen Tremblay et Associés, conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2024, le Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) conclut au rejet de la requête.

Vu

- l'ordonnance du 24 septembre 2024 n°496962 du président de la section du contentieux du Conseil d'Etat ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Par décision du 2 septembre 2024, le président du tribunal a désigné M. Descombes, vice-président, pour statuer par ordonnance sur le fondement l'article R. 351-3 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. ".

2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée. Lorsque l'acte a été signé par plusieurs autorités, le tribunal administratif compétent est celui dans le ressort duquel a son siège la première des autorités dénommées dans cet acte ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-10 de ce code : " Les litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, notamment les professions libérales, les activités agricoles, commerciales et industrielles, la réglementation des prix, la réglementation du travail, ainsi que la protection ou la représentation des salariés, ceux concernant les sanctions administratives intervenues en application de ces législations relèvent, lorsque la décision attaquée n'a pas un caractère réglementaire, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou /'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession ".

2. Si les litiges relatifs aux décisions de la directrice générale du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière, dénommé Centre national de gestion, refusant une autorisation d'exercer en France la profession de médecin dans la spécialité " chirurgie orthopédique et traumatologique " relèvent d'une législation sur les activités professionnelles au sens de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, le lieu d'exercice de la personne sollicitant, en l'espèce, une telle autorisation, n'est pas encore déterminé. Est à cet égard indifférente la circonstance que le demandeur soit employé en qualité de praticien attaché associé au centre hospitalier de Bretagne Atlantique Vannes Auray. Dès lors, ce sont les dispositions de l'article R. 312-1 du code de justice administrative qui trouvent à s'appliquer. Il ressort des pièces du dossier que le Centre national de gestion a son siège à Paris, dans le ressort du tribunal administratif de Paris. Par suite, la présente requête ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif de Rennes mais de celle du tribunal administratif de Paris. Dès lors, il y a lieu, de transmettre celle-ci au tribunal administratif de Paris.

ORDONNE :

Article 1er : Le dossier de la requête de M. B est transmis au tribunal administratif de Paris.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au conseil national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière et au tribunal administratif de Paris.

Fait à Rennes le 5 décembre 2024.

Le président désigné,

signé

G. Descombres

La République mande et ordonne à la ministre chargée de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance

N°2303166

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