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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2303736

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2303736

jeudi 5 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2303736
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantGOURLAOUEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2023, M. D C, représenté par Me Carole Gourlaouen, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 mai 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui refuse la délivrance d'un titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder à un réexamen de sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de l'ensemble des décisions contestées :

- elles ont été signées par une autorité dont il n'est pas établi qu'elle disposait d'une délégation de signature ;

S'agissant de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée et ne comporte pas un examen complet de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, l'autorité préfectorale ne pouvant se borner à se référer à l'avis de l'autorité médicale sans s'en approprier les termes et sans faire état des éléments médicaux qui ont été portés à sa connaissance ;

- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant sur un avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui ne tient pas compte de l'ensemble de sa pathologie et qui n'a pas été précédé d'examens complémentaires réalisés par un médecin spécialiste et en ne procédant pas à une appréciation de la possibilité d'accéder effectivement à un traitement approprié dans son pays d'origine ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de sa présence en France, où résident également ses trois sœurs ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- le préfet a méconnu les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que son état de santé nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il ne peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a commis une erreur manifeste d'appréciation, au regard des conséquences de sa décision pour sa vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. C n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Thalabard,

- et les observations de Me Gourlaouen, représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. D C, ressortissant nigérian né le 27 juin 1993 à Evbuodobian (Nigéria) est entré en France, selon ses déclarations, le 14 février 2015. Après le rejet de la demande d'asile qu'il avait déposée auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, le préfet de police de Paris a décidé, le 12 septembre 2016, de l'obliger à quitter le territoire français. Le 30 mai 2022, M. C a sollicité son admission au séjour pour raisons de santé. Il demande l'annulation de l'arrêté du 10 mai 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui refuse la délivrance d'un titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux différentes décisions contestées :

2. Mme B A, directrice des étrangers en France de la préfecture d'Ille-et-Vilaine, a reçu, par arrêté préfectoral du 23 mars 2023 régulièrement publié, délégation de signature du préfet d'Ille-et-Vilaine aux fins de signer les décisions opposées à M. C. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de ces décisions doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C énonce les considérations de fait et de droit sur lesquelles son auteur a entendu se fonder. Le moyen selon lequel cet arrêté serait insuffisamment motivé doit, par suite, être écarté.

4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation de l'intéressé n'aurait pas fait l'objet d'un examen particulier, au regard de l'ensemble des éléments qu'il aurait fait valoir à l'appui de sa demande et des justificatifs qu'il aurait produits.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. () ".

6. Pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par M. C sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet d'Ille-et-Vilaine s'est principalement fondé sur l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII, dont contrairement à ce qui est soutenu par le requérant, il s'est approprié les termes, selon lequel l'état de santé de l'intéressé, d'une part, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et d'autre part, lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine. Il ressort de la décision contestée que le préfet a également tenu compte des éléments qui lui ont été soumis par le requérant. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet se serait senti lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII et n'aurait pas usé de son pouvoir d'appréciation. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.

7. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. ". Selon l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. () Il transmet son rapport médical au collège de médecins. () / Le collège peut demander au médecin qui suit habituellement le demandeur, au médecin praticien hospitalier ou au médecin qui a rédigé le rapport de lui communiquer, dans un délai de quinze jours, tout complément d'information. Le demandeur en est simultanément informé. Le collège de médecins peut entendre et, le cas échéant, examiner le demandeur et faire procéder aux examens estimés nécessaires. () ".

8. D'autre part, aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés au point précédent : " L'étranger qui dépose une demande de délivrance ou de renouvellement d'un document de séjour pour raison de santé est tenu, pour l'application des articles R. 313-22 et R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de faire établir un certificat médical relatif à son état de santé par le médecin qui le suit habituellement ou par un médecin praticien hospitalier. () ". L'article 2 de cet arrêté prévoit que : " Le certificat médical, dûment renseigné et accompagné de tous les documents utiles, est transmis sans délai, par le demandeur, par tout moyen permettant d'assurer la confidentialité de son contenu, au service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dont l'adresse a été préalablement communiquée au demandeur. ". L'article 3 de ce même arrêté précise que : " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cours de son examen éventuel, le médecin de l'office établit un rapport médical, conformément au modèle figurant à l'annexe B du présent arrêté. ".

9. Le requérant soutient que le collège des médecins de l'OFII s'est prononcé sans qu'un diagnostic définitif n'ait été rendu sur la pathologie dont il souffre et qu'il n'a pas pris en compte la réalité de son état de santé en s'abstenant de solliciter la réalisation d'examens complémentaires. Il ressort, cependant, des pièces du dossier que M. C, qui ne soutient pas avoir fait l'objet d'un suivi médical depuis son arrivée en France, a sollicité, le 7 juin 2022, la délivrance d'un certificat médical auprès d'un médecin du centre de santé Saint-Hélier de Rennes, qui n'est pas son médecin traitant, en faisant état de l'amyotrophie du membre inférieur droit dont il déclare souffrir depuis son enfance à la suite d'une vaccination. Si le médecin consulté a préconisé un avis spécialisé pour déterminer l'évolution de la maladie diagnostiquée et a remis à l'intéressé deux ordonnances afin de réaliser une échographie ainsi qu'un examen d'imagerie par résonnance magnétique (IRM) dorso-lombaire, M. C ne justifie pas avoir joint au certificat médical transmis au service médical de l'OFII le résultat de ces examens complémentaires, ainsi qu'il lui incombait, conformément aux dispositions précitées de l'article 2 de l'arrêté du 27 décembre 2016 cité au point précédent. Au demeurant, le compte-rendu de l'échographie réalisée le 10 août 2022, après que le médecin de l'OFII désigné a rédigé son rapport sur l'état de santé du requérant et l'a transmis au collège des médecins, confirme le diagnostic principal du médecin ayant renseigné le certificat médical transmis au service médical de l'OFII, s'agissant de l'existence d'une masse douloureuse au niveau de la cuisse droite. M. C ne saurait, dès lors, reprocher aux médecins de l'OFII de ne pas avoir sollicité l'avis d'un médecin spécialisé avant de se prononcer sur son état de santé.

10. En outre, le requérant n'établit pas, par les pièces qu'il produit dans le cadre de l'instance, que la pathologie dont il souffre l'expose à des conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de prise en charge. Le compte-rendu produit portant sur une nouvelle échographie réalisée le 17 mai 2023 et concluant à la présence de deux tuméfactions des faces antérieures des cuisses, correspondant a priori à des lipomes, avec calcification du lipome à droite, ne peut suffire à remettre en cause l'appréciation portée par le collège des médecins de l'OFII selon lequel le défaut de prise en charge de sa pathologie ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. M. C ne peut ainsi utilement soutenir qu'il ne sera pas en mesure de bénéficier d'un traitement curatif approprié en cas de retour au Nigéria. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet d'Ille-et-Vilaine a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1.Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

12. M. C fait valoir qu'il réside depuis plus de huit ans en France, où vivent également ses trois sœurs. Toutefois, par ces seules allégations à caractère général, dépourvues de précisions et de justificatifs, le requérant n'établit pas avoir noué des liens sociaux et amicaux sur le territoire français ni s'être intégré sur un plan social, linguistique ou culturel. La seule production d'une copie d'un titre de séjour qui appartiendrait à l'une de ses sœurs, laquelle réside dans le département du Val-d'Oise, ainsi que d'une attestation d'hébergement d'un compatriote résidant à Pacé (Ille-et-Vilaine) dont il est soutenu qu'il serait le compagnon de cette sœur, ne saurait permettre de tenir pour établis les liens familiaux dont le requérant entend se prévaloir. Il n'établit pas, en tout état de cause, que sa présence auprès de ses sœurs serait indispensable. Par ailleurs, le préfet a relevé dans son arrêté, sans être contesté, que le requérant n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de

21 ans. Au regard de ces éléments, la décision par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'a pas davantage commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. C.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour doivent être rejetées.

En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. Les moyens tirés de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation du préfet, qui se fondent sur ce qui a été développé à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour, doivent être écartés pour les mêmes motifs.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligé à quitter le territoire français doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral contesté, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. C ne peuvent dès lors être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au profit de son conseil au titre des dépenses exposées et non comprises dans les dépens. Les conclusions présentées à ce titre par M. C doivent dès lors être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet d'Ille-et-Vilaine.

Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Grenier, présidente,

Mme Plumerault, première conseillère,

Mme Thalabard, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.

La rapporteure,

signé

M. Thalabard

La présidente,

signé

C. GrenierLa greffière,

signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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