LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2303863

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2303863

jeudi 9 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2303863
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR

Résumé IA

Opposition à déclaration préalable de travaux (extension d'habitation) – Tribunal Administratif de Rennes (3ème chambre). Le requérant soutenait être titulaire d'une décision tacite de non-opposition, faute de notification de l'arrêté d'opposition dans le délai d'instruction d'un mois. Le tribunal rejette la requête, jugeant que la notification de l'arrêté du 14 février 2023 est intervenue avant l'expiration du délai (25 février 2023), le pli ayant été présenté à l'adresse du demandeur le 22 février 2023, conformément aux articles R. 424-1, R. 423-23, R. 424-10 et R. 423-47 du code de l'urbanisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 19 juillet 2023, M. A... B..., représenté par Me Ploux (SELARL Debuyser Ploux), demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 14 février 2023 par lequel le maire de la commune de Plonéour-Lanvern s’est opposé à sa déclaration préalable portant sur l’extension d’une construction d’habitation implantée sur les parcelles cadastrées section YR n° 400, n° 402, n° 404 et n° 152 situées 4, impasse de Penhoat, à Plonéour-Lanvern ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Plonéour-Lanvern la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu’il est titulaire d’une décision tacite de non-opposition dès lors que l’arrêté d’opposition du 14 février 2023 ne lui a pas été notifié dans le délai d’instruction
.


Par un mémoire en défense, enregistré le 14 janvier 2025, la commune de Plonéour-Lanvern, représentée par Mes Gourvennec et Le Moal (SELARL LGP avocats), conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B... la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Villebesseix,
- les conclusions de M. Martin, rapporteur public,
- et les observations de Me Moreau-Verger, représentant la commune de Plonéour-Lanvern.



Considérant ce qui suit :

M. B... a déposé, le 25 janvier 2023, une déclaration préalable de travaux en vue de l’extension d’une construction à usage d’habitation implantée sur les parcelles cadastrées section YR n°s 400, 402, 404 et 152 situées 4, impasse de Penhoat, à Plonéour-Lanvern, qui a été enregistrée le 26 janvier suivant. Par un arrêté du 14 février 2023, le maire de la commune de Plonéour-Lanvern s’est opposé à cette déclaration préalable de travaux. M. B... a formé un recours gracieux contre cette décision qui a été implicitement rejeté. Il demande l’annulation de l’arrêté du 14 février 2023.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article R. 424-1 du code de l’urbanisme : « A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas :/ a) Décision de non-opposition à la déclaration préalable ; / (…). ». Aux termes de l’article R. 423-23 de ce code : « Le délai d'instruction de droit commun est de : / a) Un mois pour les déclarations préalables ; / (…). ». Aux termes de l’article R. 424-10 du même code : « La décision (…) s'opposant au projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal. ». Enfin, l’article R. 423-47 du code dispose que : « Lorsque les courriers sont adressés au demandeur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, l'intéressé est réputé en avoir reçu notification à la date de la première présentation du courrier. ».

Il résulte de ces dispositions que l’auteur d’une déclaration préalable doit être mis en mesure de savoir de façon certaine, au terme du délai d’instruction prévu par le code de l’urbanisme, s’il peut ou non entreprendre les travaux objet de cette déclaration. La notification de la décision d’opposition avant l’expiration du délai d’instruction, qui n’est pas un délai franc, constitue dès lors une condition de légalité de cette décision. Cette notification intervient à la date à laquelle le demandeur accuse réception de l’arrêté portant opposition à déclaration préalable, en cas de réception dès la première présentation du pli, ou à défaut doit être regardée comme intervenant à la date à laquelle le pli est présenté pour la première fois à l’adresse indiquée par le demandeur.

En l’espèce, le dossier de déclaration préalable a été déposé en mairie le 25 janvier 2023. La commune de Plonéour-Lanvern avait donc jusqu’au 25 février 2023, date d’expiration du délai d’instruction, pour notifier à M. B... une décision expresse sur sa demande d’autorisation d’urbanisme. Il ressort des pièces du dossier que la décision d’opposition à déclaration préalable du 14 février 2023 a été envoyée à M. B... le 18 février 2023 à l’adresse qu’il avait indiquée dans le formulaire cerfa de la déclaration préalable et qui n’a pas été modifiée ultérieurement, que le pli a été avisé mais non réclamé et a ensuite été déposé au bureau de poste de Maurepas à compter du 22 février 2023. C’est ainsi nécessairement au plus tard à cette date que M. B... a reçu l’avis de passage des services postaux. Si le requérant fait valoir qu’il n’a reçu aucun avis, il n’apporte aucune précision en ce sens. Dans ces conditions, la décision en litige a bien été notifiée à M. B... dans le délai d’instruction de sorte que celui-ci n'est pas fondé à soutenir qu’il serait devenu titulaire d’une décision tacite de non-opposition à sa déclaration préalable à l’issue de ce délai.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de la requête doivent être rejetées.


Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Plonéour-Lanvern, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B... demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B... une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Plonéour-Lanvern et non compris dans les dépens.








D É C I D E :








Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : M. B... versera à la commune de Plonéour-Lanvern la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la commune de Plonéour-Lanvern.



Délibéré après l'audience du 25 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Vennéguès, président,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Villebesseix, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2025.



La rapporteure,
signé
J. Villebesseix
Le président,
signé
P. Vennéguès


La greffière,


signé


I. Le Vaillant



La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions