mercredi 6 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2303869 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Vice-président Contentieux sociaux |
| Avocat requérant | BUORS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 juillet 2023 et
11 octobre 2023, Mme A B, représentée par Me Buors, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 janvier 2023 par laquelle la commission de médiation du Finistère a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ainsi que la décision du 8 juin 2023 rejetant son recours gracieux formé à l'encontre de cette décision ;
2°) d'enjoindre à la commission de médiation du droit au logement opposable du Finistère de réexaminer sa demande de logement et de prendre une nouvelle décision, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement intervenir sous astreinte de
200 euros par jour de retard passé ce délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision du 8 juin 2023 est entachée d'une insuffisance de motivation au visa de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ; elle se contente de préciser que " le recours gracieux n'a pas été déposé dans le délai légal " sans en préciser ce délai, ni le fondement juridique ; elle précise qu'" aucune copie de la décision du 12 janvier 2023 n'est jointe au recours ", sans indiquer le fondement juridique qui justifierait au demeurant qu'elle soit produite pour justifier un rejet ;
- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors que son recours gracieux était accompagné de son recours initial ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'aucun texte n'impose à peine d'irrecevabilité d'un recours gracieux dans le cadre du dispositif DALO de devoir joindre de manière impérative la décision initiale de la commission de médiation contestée ; en tout état de cause, il lui appartenait de solliciter un complément de pièces au besoin, ce qu'elle n'a pas fait ;
- le moyen tiré de la tardiveté de son recours gracieux est infondé, d'une part, faute de préciser le délai légal pour ce faire et d'autre part car il manque en fait, le recours gracieux ayant été reçu le 11 avril 2023 soit dans le délai de deux mois suivant la réception de la notification en courrier simple de la décision initiale, à savoir dans la deuxième quinzaine de février 2023 ;
- par ailleurs, contrairement à ce que soutient le préfet en défense, son recours gracieux apportait des éléments nouveaux à savoir trois certificats médicaux en date des 21 et
25 octobre 2022 délivrés par trois praticiens différents ;
- les deux décisions contestées du 12 janvier et 8 juin 2023 sont entachées d'erreurs de faits, d'erreurs de droit sinon d'erreurs manifestes d'appréciation en ce qu'elles n'ont pas reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement ; d'une part, elle n'est plus titulaire à ce jour d'un logement social car le logement qu'elle occupait 24 rue de l'Ile d'Houat à Quimper a fait l'objet d'une résiliation de bail et si les deux locataires qui l'ont poussé à ce départ auraient donné eux-mêmes des préavis de départ de leur logement, elle n'en a jamais été informée par l'OPAC ; d'autre part, si la commission a relevé qu'elle était hébergée par sa sœur, cet hébergement ne saurait être considéré comme une solution dans la durée car sa soeur,
elle-même en situation de handicap, ne dispose que d'un T2 de 40 m² situé au 5ème étage sans ascenseur, si bien qu'il ne convient pas à son fils qu'elle a donc dû confier à son père, lequel n'a pas non plus de situation de logement stable et vit provisoirement chez un proche ;
- enfin, si elle a refusé une proposition de relogement par Espacil Habitat faite le
10 mars 2022 pour un T3 en RDC sur Quimper, il s'agit d'un motif légitime car lors de la visite dudit logement, la personne d'Espacil en charge de la visite lui a précisé que les deux anciens locataires de cet appartement avaient dû le quitter pour des motifs de troubles de voisinage de la part de tiers, qu'il y avait de la musique forte à la fois dehors et dedans l'immeuble, que des jeunes " traînaient " devant l'immeuble et que dans le logement, on entendait les pas des voisins ; ainsi Espacil lui a donc fortement conseillé de refuser de logement du fait que son enfant avait besoin de calme ;
Par deux mémoires en défense enregistrés les 14 septembre et 30 octobre 2023, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen n'est fondé.
Vu :
- les décisions attaquées, prises les 12 janvier et 8 juin 2023 par la commission de médiation du Finistère ;
- le dossier de la commission de médiation du Finistère ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative, en particulier ses articles L. 778-1 et R. 778-1 à R. 778-7 ;
- le code de justice administrative.
- la décision par laquelle le président du Tribunal a désigné M. Descombes, vice-président pour statuer en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, M. Descombes, président-rapporteur a présenté son rapport, aucune des parties n'étant présente.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a, par courrier reçu le 27 juillet 2022, saisi la commission de médiation du Finistère en vue de la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation aux motifs que son logement est non adapté à la situation de handicap de son fils âgé de 5 ans et qu'elle est hébergée chez sa sœur depuis le
12 février 2022. La commission de médiation du Finistère a, par une décision du
12 janvier 2023, rejeté cette demande et Mme B a, le 11 avril 2023, présenté un recours gracieux contre cette décision. La commission de médiation du Finistère a, par décision du
8 juin 2023, déclaré son recours gracieux irrecevable. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation : " La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est () menacé d'expulsion sans relogement () Elle notifie par écrit au demandeur sa décision qui doit être motivée. Elle peut faire toute proposition d'orientation des demandes qu'elle ne juge pas prioritaires. () ".
3. Aux termes de l'article R. 441-14-1 du même code : " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département ou en Ile-de-France dans la région. / Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : / - ne pas avoir reçu de proposition adaptée à leur demande dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4 ; / () ; / - avoir fait l'objet d'une décision de justice prononçant l'expulsion du logement ; () La commission peut, par décision spécialement motivée, désigner comme prioritaire et devant être logée en urgence une personne qui, se trouvant dans l'une des situations prévues à l'article L. 441-2-3, ne répond qu'incomplètement aux caractéristiques définies ci-dessus. ". Aux termes de l'article R. 822-25 de ce code : " Le logement au titre duquel le droit à l'aide personnelle au logement est ouvert doit présenter une surface habitable globale au moins égale à neuf mètres carrés pour une personne seule, seize mètres carrés pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de neuf mètres carrés par personne en plus, dans la limite de soixante-dix mètres carrés pour huit personnes et plus. ".
4. Il résulte de ces dispositions que, pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 de ce code. Dès lors que l'intéressé remplit ces conditions, la commission de médiation doit, en principe, reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande.
5. Le demandeur qui forme un recours pour excès de pouvoir contre la décision par laquelle la commission de médiation a refusé de le déclarer prioritaire et devant être relogé en urgence peut utilement faire valoir qu'à la date de cette décision, il remplissait les conditions pour être déclaré prioritaire sur le fondement d'un autre alinéa du II de l'article L. 441-2-3 que celui qu'il avait invoqué devant la commission de médiation. Il peut également présenter pour la première fois devant le juge de l'excès de pouvoir des éléments de fait ou des justificatifs qu'il n'avait pas soumis à la commission, sous réserve que ces éléments tendent à établir qu'à la date de la décision attaquée, il se trouvait dans l'une des situations lui permettant d'être reconnu comme prioritaire et devant être relogé en urgence.
En ce qui concerne la décision du 12 janvier 2023 :
6. En l'espèce, la commission de médiation a rejeté la demande de Mme B tendant à voir reconnaître comme prioritaire sa demande d'accès au logement locatif social aux motifs " () que la requérante dispose d'un logement social T3 de 69 m² au 1er étage auprès du bailleur social OPAC Quimper Cornouaille avec un loyer avec charges de 458 euros correspondant à ses besoins et à ses capacités financières () que les troubles de voisinage subis par la requérante dans son logement ont été résolus par le bailleur social OPAC Quimper Cornouaille (préavis de départ des deux locataires occasionnant les troubles) () et que la requérante a refusé le 10 mars 2022 un logement T3 en rez-de-chaussée chez le bailleur social Espacil Habitat sis au 4 Allée de la Pléiade avec un loyer avec charges de 526 euros correspondant à ses besoins et capacités financières ".
7. En premier lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier, qu'à la date de la décision attaquée Mme B n'était plus titulaire d'un logement social dès lors que le logement qu'elle occupait au 24 rue de l'Ile d'Houat à Quimper avait fait l'objet d'une résiliation de bail du fait des troubles de voisinage subis par l'intéressée, notamment des nuisances sonores contrindiquées à l'état de santé de son fils, autiste, et de la circonstance que ce logement situé au premier étage ne disposait pas d'accès par ascenseur si bien qu'elle ne pouvait plus continuer à porter son fils jusqu'à l'étage. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B aurait été informée par l'OPAC de ce que les deux locataires de l'immeuble au 24 rue de l'Ile d'Houat à Quimper responsables des troubles du voisinage précités auraient donné des préavis de départ de leur logement. Enfin, il est constant qu'à la date de la décision attaquée, la requérante était hébergée chez sa sœur, qui, elle-même en situation de handicap, ne dispose que d'un T2 de 40 m2 situé au 5ème étage sans ascenseur, si bien que son fils ne pouvait vivre avec sa mère, faute de place et ne pouvait accéder à cet étage. De ce fait les motifs tirés de ce Mme B disposerait d'un logement social T3 de 69 m² auprès de l'OPAC ou d'une solution d'hébergement stable sont entachés d'une erreur d'appréciation.
8. En second lieu, toutefois, il ressort des pièces du dossier que, Mme B a refusé une proposition de relogement par Espacil Habitat faite le 10 mars 2022 pour un T3 en rez-de-chaussée sur Quimper. Si la requérante soutient que ce logement serait également exposé à des troubles de voisinage, elle n'en justifie pas en se bornant à produire son courrier de refus adressé à Espacil Habitat, qui ne fait état que de ses seules allégations, sans présenter aucun élément de nature à les établir. Par ailleurs, si l'intéressée fait valoir que le logement proposé serait légèrement plus petit et d'un loyer plus élevé que celui qu'elle occupait au 24 rue de l'Ile d'Houat à Quimper, elle n'établit toutefois pas que le logement proposé serait inadapté à ses besoins et capacités. Par suite, le motif invoqué par Mme B pour refuser cette proposition de logement ne peut être regardé comme un motif légitime de nature à fonder son refus de la proposition de logement qui lui avait été faite. Dans ces conditions, alors que ledit logement se trouve en rez-de-chaussée et donc facilement accessible pour son fils autiste, la commission de médiation du Finistère n'a pas commis d'erreur de droit ni fait une inexacte application des dispositions précitées en estimant que la demande de Mme B ne pouvait être regardée comme prioritaire et urgente du fait du refus d'une proposition de logement social adaptée à ses besoins le 10 mars 2023. La commission pouvait donc, pour ce seul motif, rejeter la demande de Mme B.
9. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de la commission de médiation du 12 janvier 2023.
En ce qui concerne la décision du 8 juin 2022 :
10. Aux termes de l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation : " La commission est saisie par le demandeur dans les conditions prévues au II et III de l'article L. 441-2-3. La demande, réalisée au moyen d'un formulaire répondant aux caractéristiques arrêtées par le ministre chargé du logement et signée par le demandeur, précise l'objet et le motif du recours, ainsi que les conditions actuelles de logement ou d'hébergement du demandeur. Elle comporte, selon le cas, la mention soit de la demande de logement social déjà enregistrée assortie du numéro unique d'enregistrement attribué au demandeur, sauf justification particulière, soit de la ou des demandes d'hébergement effectuées antérieurement. Le demandeur fournit, en outre, toutes pièces justificatives de sa situation. Les pièces justificatives à fournir obligatoirement sont fixées par l'arrêté précité. () Lorsque le formulaire n'est pas rempli complètement ou en l'absence de pièces justificatives obligatoires, le demandeur en est informé par un courrier, qui fixe le délai de production des éléments manquants () ".
11. Pour rejeter le recours gracieux présenté par Mme B le 11 avril 2023 contre la décision initiale du 12 janvier 2023, la commission de médiation, dans sa décision du 8 juin 2023, s'est exclusivement fondée sur deux autres motifs que ceux opposés dans sa première décision, tirés de ce que le recours gracieux n'aurait pas été déposé dans le délai légal et que l'intéressée n'avait pas produit la copie de la décision initiale de rejet du 12 janvier 2023. Toutefois, d'une part, alors que la décision attaquée de la commission de médiation du
12 janvier 2023 a été notifiée à Mme B à son ancienne adresse à Quimper en recommandé avec AR le 20 janvier 2023 alors qu'il ressort des pièces du dossier que l'administration avait pourtant été informée de son changement d'adresse, il n'est pas justifié de la date de réception de la copie de la décision initiale du 12 janvier 2023 qui a été finalement adressée en courrier simple à sa nouvelle adresse le 7 février 2023. Dès lors, le motif tiré de ce que le recours gracieux n'aurait pas été déposé dans le délai légal n'est pas établi. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission de médiation aurait informé
Mme B de la nécessité de produire une copie de la décision de rejet de la commission de médiation du Finistère par un courrier, qui en aurait fixé le délai de production. Ainsi et alors même qu'il ne ressort d'aucun texte que le rejet du recours amiable serait une pièce justificative obligatoire pour former un recours gracieux, la commission de médiation ne pouvait reprocher à Mme B l'absence de cette pièce sans l'avoir au préalable invité à régulariser cette situation dans le délai imparti. Il s'ensuit que la commission de médiation du Finistère n'était pas plus fondée à rejeter pour ce motif sa demande comme irrecevable.
12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du
8 juin 2023 portant rejet de son recours gracieux.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B est seulement fondée à demander l'annulation de la décision du 8 juin 2023 portant rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
14. Aux termes de l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision ".
15. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement implique seulement que la commission de médiation du Finistère procède au réexamen du recours gracieux de Mme B. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre à la commission de médiation du Finistère de procéder à ce réexamen dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais de l'instance :
16. Il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement à Mme B de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 8 juin 2023 par laquelle la commission de médiation a rejeté le recours gracieux présenté par Mme B contre la décision du 12 janvier 2023 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la commission de médiation du Finistère de réexaminer le recours gracieux de Mme B dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'État versera une somme de 1 200 euros à Mme B, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement.
Copie sera transmise au préfet du Finistère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2023.
Le président-rapporteur,
signé
G. DescombesLa greffière,
signé
E. Le Magoariec
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026