LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2304565

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2304565

jeudi 19 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2304565
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSIMEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 août 2023, M. H G, représenté par Me Martial Simen, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 18 août 2023 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique l'oblige à quitter le territoire français sans délai, fixe le pays de destination et lui fait interdiction d'un retour en France pendant trois ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à un réexamen de sa situation ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement au profit de son conseil d'une somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- le tribunal administratif de Rennes est compétent pour statuer sur son recours, en application de l'article R. 776-16 du code de justice administrative ;

S'agissant des moyens de légalité externe :

- l'arrêté préfectoral contesté a été signé par une autorité dont il n'est pas établi qu'elle disposait d'une délégation de signature ;

- le préfet s'est prononcé sans procédure contradictoire préalable, en méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :

- le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de la durée de sa présence sur le territoire français, de ses attaches et de ses efforts en vue d'une insertion professionnelle ;

S'agissant de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :

- la décision l'obligeant à quitter le territoire français étant illégale, la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire se trouve en conséquence privée de base légale ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- cette décision ne tient pas compte des circonstances propres à sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- la décision l'obligeant à quitter le territoire français étant illégale, la décision fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office se trouve en conséquence privée de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 septembre 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. G n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la directive 2008/115/CE du parlement européen et du conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicable dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Thalabard a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. H G, ressortissant angolais né le 24 mars 2001 à Luanda (Angola), déclare être entré régulièrement en France le 12 décembre 2016, sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa. Sa demande de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", déposée le 25 mars 2022, a fait l'objet d'une décision de rejet du préfet de la Loire-Atlantique le 4 juillet 2022. Le 22 septembre 2022, M. G a été incarcéré en exécution d'un jugement du même jour du tribunal judiciaire de Nantes, le condamnant à dix mois d'emprisonnement pour des faits de violence sur un ex-conjoint, en récidive et avec violation de domicile. A sa levée d'écrou, le 21 août 2023, le préfet de la Loire-Atlantique lui a notifié un arrêté du 18 août 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui faisant interdiction d'un retour en France pendant trois ans. Par la présente requête, M. G demande l'annulation de cet arrêté préfectoral.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. M. G justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux différentes décisions :

3. En premier lieu, par un arrêté du 30 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique du même jour, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation de signature, en cas d'absence ou d'empêchement simultané de Mme E D, directrice des migrations et de l'intégration, et de M. F A, son adjoint, à Mme C B, adjointe à la cheffe du bureau du contentieux et de l'éloignement, aux fins de signer notamment les décisions contestées dans le cadre de la présente instance. Par suite, et dès lors que l'absence ou l'empêchement simultanés de Mme D et de M. A à la date du 18 août 2023 ne font l'objet d'aucune contestation, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté préfectoral litigieux doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre. () ".

5. Le droit d'être entendu, en tant qu'il fait partie intégrante des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

6. M. G soutient qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations avant que la décision litigieuse ne lui soit notifiée. Il ressort toutefois des pièces du dossier que, le 16 juin 2023, M. G, qui était encore en détention, a été auditionné par les services de la police de l'air et des frontières et mis en mesure d'apporter toute information utile relative à sa situation personnelle et familiale. A cette occasion, il a notamment expressément exposé son refus de regagner son pays d'origine et fait état de la présence sur le territoire français de sa grand-mère et d'une fille, née à Nantes, placée en famille d'accueil, qu'il a indiqué ne pas avoir reconnue et dont il admet ne plus avoir de nouvelles. Au regard de ces éléments, M. G n'est pas fondé à soutenir qu'il a été privé du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi qu'en tout état de cause, des articles 5 et 6 de la directive 2008/115/ CE du

16 décembre 2008 transposés en droit interne, ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le moyen propre à la décision portant obligation de quitter le territoire français :

7. D'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; (). ". En outre, l'article L. 412-5 de ce code prévoit que la circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance ou au renouvellement d'un titre de séjour temporaire.

8. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

9. Il ressort des pièces du dossier que bien que déclarant être entré régulièrement sur le territoire français en décembre 2016, M. G n'a pas régularisé sa situation relative au droit au séjour et que deux précédentes mesures d'éloignement lui ont été notifiées, en 2020 puis en 2022, sans qu'il ne s'y soumette. Il ressort également des termes de l'arrêté préfectoral du

18 août 2023 que le préfet de la Loire-Atlantique a constaté que l'intéressé a fait l'objet des six condamnations depuis octobre 2020 pour des faits de dégradation du bien d'autrui, de violences diverses, avec circonstances aggravantes, de vol et extorsion par violence, le tribunal judiciaire de Nantes ayant prononcé cinq peines d'emprisonnement, dont en dernier lieu, dix mois d'emprisonnement pour des faits de violence sur ex-conjoint et de violation de domicile. Au regard de ces éléments et de leur caractère répété en quelques années, le préfet de la Loire-Atlantique a pu estimer que le comportement de M. G constituait une menace pour l'ordre public. Si le requérant entend se prévaloir de la durée de sa présence sur le territoire français, de la scolarité qu'il y aurait suivie ainsi que de la formation reçue pendant son incarcération ou de la circonstance qu'il a vécu en France chez sa grande tante, qui se déclare prête à l'accueillir à la fin de sa détention, les pièces produites au soutien de ses allégations ne permettent pas de démontrer l'intensité de ses liens avec la société française. S'il allègue être père d'une enfant française, il a indiqué, lors de son audition, ne pas l'avoir reconnue et ne plus avoir de nouvelles de cette enfant, placée dans une famille d'accueil. Il n'établit pas davantage, en tout état de cause, qu'il n'aurait pas été en mesure de reconnaître cette enfant, née en 2020, avant son incarcération au centre pénitentiaire de Nantes, le 22 septembre 2022. Dans ces conditions, la mesure d'éloignement prononcée à son encontre n'emporte aucune atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale, eu égard aux buts poursuivis par l'autorité administrative. Par suite, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'a pas non plus commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. G.

10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. G tendant à l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions refusant d'accorder un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :

11. Ainsi qu'il est dit au point précédent, la décision obligeant M. G à quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, conformément aux dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comme la décision fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office, n'ont pas été prises sur le fondement d'une décision illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. G tendant à l'annulation de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire et de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.

En ce qui concerne le moyen propre à la décision faisant interdiction d'un retour sur le territoire français :

13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français (). ". L'article L. 612-10 de ce code précise que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

14. Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il doit assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité. Or, et ainsi qu'il a été dit précédemment, M. G ne justifie pas de la réalité et de l'intensité des liens personnels et familiaux qu'il aurait noués sur le territoire français. Ses seules allégations à ce sujet ne peuvent être regardées comme des circonstances humanitaires de nature à faire obstacle à la mesure d'interdiction de retour qui lui a été notifiée. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui faisant interdiction d'un retour sur le territoire français pendant trois ans.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. G tendant à l'annulation de la décision lui faisant interdiction d'un retour sur le territoire français doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral contesté, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Les conclusions présentées par M. G afin qu'il soit enjoint au préfet de procéder au réexamen de sa situation ne peuvent dès lors être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au profit de son conseil au titre des dépenses exposées et non comprises dans les dépens. Les conclusions présentées à ce titre par M. G doivent dès lors être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : M. G est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de M. G est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. H G et au préfet de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 5 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Grenier, présidente,

- Mme Thalabard, première conseillère,

- Mme Pellerin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.

La rapporteure,

signé

M. Thalabard

La présidente,

signé

C. GrenierLa greffière,

signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions