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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2304849

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2304849

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2304849
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS COUDRAY

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le n° 2304849, les 6 septembre, 25 octobre, 22 novembre 2023, et 31 janvier, 15 février, 2 et 14 mars et 10 avril 2024, et un mémoire, enregistré le 18 mars 2024, qui n'a pas été communiqué, M. C A, initialement représenté par Me Coirier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la feuille de passage de troisième année mentionnant son nombre de crédits au titre du système européen de transfert et d'accumulation de crédits (ECTS) du 25 août 2023 ainsi que la décision du 17 octobre 2023 par laquelle l'institut de formation des personnels de santé (IFPS) de Vannes a rejeté implicitement son recours gracieux contestant cette décision ;

2°) d'annuler la décision du 26 septembre 2023 par laquelle la directrice de l'IFPS de Vannes lui a infligé la sanction disciplinaire de l'avertissement ;

3°) d'annuler la décision du 16 janvier 2024 par laquelle la directrice de l'IFPS de Vannes l'a exclu définitivement de cet établissement ;

4°) de mettre à la charge de l'IFPS de Vannes la somme de 2 200 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision du 25 août 2023 est entachée d'un vice de forme en ce qu'elle omet de mentionner le nom et le prénom de son signataire ;

- les décisions des 25 août et 17 octobre 2023 sont entachées d'une erreur d'appréciation au motif que les feuilles de traçabilité et le portfolio relatif à la progression de l'étudiant n'ont pas été pris en compte et que les bilans de stage au titre des semestres 3 et 4 font davantage état de compétences acquises que de compétences non acquises ;

- elles sont entachées d'une méconnaissance du principe d'égalité avec les autres étudiants de la formation en raison des carences dans son accompagnement lors des stages par les personnels encadrants et pédagogiques ;

- il a été progressivement isolé et malmené ;

- la décision du 26 septembre 2023 lui infligeant un avertissement n'est pas suffisamment motivée ;

- il n'a pas été en mesure de présenter ses observations préalablement à cette sanction ;

- la décision du 26 septembre 2023 est illégale en raison de l'illégalité de la décision du 25 août 2023 ;

- la décision du 16 janvier 2024 portant exclusion définitive le prive de la possibilité de mener ses projets ;

- elle est mal fondée et oppressante.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2024, le groupement hospitalier Brocéliande Atlantique représenté par le cabinet d'avocats Coudray, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- les conclusions à fin d'annulation des décisions des 25 août, 17 octobre et

26 septembre 2023 sont irrecevables ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

II.Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le n° 2305803, les

26 octobre 2023 et 14 avril 2024, et un mémoire, enregistré le 16 avril 2024, qui n'a pas été communiqué, M. C A, initialement représenté par Me Coirier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la feuille de passage de troisième année mentionnant son nombre de crédits au titre du système européen de transfert et d'accumulation de crédits (ECTS) du 25 août 2023 ainsi que la décision du 17 octobre 2023 par laquelle l'institut de formation des personnels de santé (IFPS) de Vannes a rejeté implicitement son recours gracieux contestant cette décision ;

2°) d'annuler la décision du 26 septembre 2023 par laquelle la directrice de l'IFPS de Vannes lui a infligé la sanction disciplinaire de l'avertissement ;

3°) de mettre à la charge de l'IFPS de Vannes la somme de 2 200 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soulève, s'agissant des décisions attaquées par cette requête, les mêmes moyens que ceux invoqués à l'appui de sa requête enregistrée sous le n° 2304849.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2024, le groupement hospitalier Brocéliande Atlantique, représenté par le cabinet d'avocats Coudray, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soulève, s'agissant des décisions attaquées par cette requête, les mêmes moyens que ceux invoqués à l'appui de sa requête enregistrée sous le n° 2304849.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux ;

- l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'Etat d'infirmier ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Grenier,

- les conclusions de Mme Thalabard, rapporteure publique,

- et les observations de M. A et de Me Guillon-Coudray, représentant le groupement hospitalier Brocéliande Atlantique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a intégré, en septembre 2021, l'Institut de formation des personnels de santé (IFPS) de Vannes, rattaché au groupement hospitalier Brocéliande Atlantique, en qualité d'étudiant infirmier. Le 25 août 2023, la commission d'attribution des crédits a constaté que M. A avait obtenue 43 crédits européens (ECTS) pour sa deuxième année de formation et 103 crédits européens sur les 4 semestres de formation, ce qui ne lui permettait pas de s'inscrire en troisième année et l'a autorisé à redoubler sa deuxième année. Le silence gardé par la directrice de l'IFPS de Vannes sur son recours gracieux du 8 août 2023, reçu le 17 août suivant, a fait naître une décision implicite de rejet, le 17 octobre 2023. Par une troisième décision du 26 septembre 2023, la directrice de l'IFPS de Vannes a prononcé à l'encontre de M. A, la sanction de l'avertissement en raison d'actes incompatibles avec la sécurité des patients et de comportements inadaptés en stage. Enfin, par une décision du 16 janvier 2024, M. A a été exclu définitivement de l'IFPS. Par les requêtes, enregistrées sous les n°s 2304849 et 2305803, qui présentent des questions similaires à juger et qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, M. A demande au tribunal d'annuler ces quatre décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la feuille de passage en troisième année du

25 août 2023 et la décision implicite de rejet du 17 octobre 2023 :

2. Aux termes de l'article 31 de l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'Etat d'infirmier : " A la fin du stage, les responsables de l'encadrement évaluent les acquisitions des éléments de chacune des compétences au cours d'un entretien avec l'étudiant. / L'évaluation prend en compte le niveau de formation de l'étudiant ; elle se fonde sur sa progression au cours du stage dans le développement de ses compétences, au travers des situations rencontrées et de la mise en œuvre des activités de soins. ". Aux termes de l'article 32 du même arrêté : " Le formateur de l'institut de formation, référent pédagogique de l'étudiant, prend connaissance des indications portées sur le portfolio et de l'évaluation du tuteur pour proposer à la commission d'attribution des crédits de formation définie à l'article 34 la validation du stage. / Cette proposition prend en compte le niveau de formation de l'étudiant et se fonde sur sa progression dans son parcours de professionnalisation et l'acquisition des compétences infirmières. / Le stage est validé dès lors que l'étudiant remplit les conditions suivantes : / 1° Avoir réalisé la totalité du stage : la présence sur chaque stage ne peut être inférieure à quatre-vingt pour cent du temps prévu pour ce stage, sans que les absences ne dépassent 10 % de la durée totale des stages sur l'ensemble du parcours de formation clinique ; / 2° Avoir mis en œuvre et acquis les éléments des compétences requises dans les situations professionnelles rencontrées et analysées. / Les crédits européens correspondant au stage sont attribués dès lors que le stage est validé. ". Selon l'article 33 du même arrêté : " En cas de non-validation d'un stage, l'étudiant effectue un nouveau stage, dont les modalités sont définies par l'équipe pédagogique. ". Aux termes de l'article 34 du même arrêté : " Les crédits de formation sont attribués par une commission d'attribution des crédits. Elle est mise en place dans les instituts de formation en soins infirmiers, sous la responsabilité du directeur de l'institut, qui la préside. / Elle est composée des formateurs référents des étudiants infirmiers, d'un ou plusieurs représentants de l'enseignement universitaire, et d'un ou plusieurs représentants des tuteurs de stage. / Chaque semestre, excepté le dernier, le formateur responsable du suivi pédagogique présente à la commission d'attribution des crédits les résultats des étudiants afin que celle-ci se prononce sur l'attribution des crédits européens et sur la poursuite du parcours de l'étudiant. / Lors du dernier semestre, les résultats sont présentés devant le jury d'attribution du diplôme. ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A a introduit un recours gracieux, le 8 août 2023, reçu le 17 août suivant, par lequel il a contesté l'absence de validation de son stage du quatrième semestre de la deuxième année de formation, effectué au sein de l'établissement public de santé mentale du Morbihan de mars à mai 2023 et entendu signaler un problème au cours de son stage de rattrapage de juillet 2023. Le bilan final du stage du 27 avril 2023 constatait un " niveau globalement insuffisant " ainsi que l'absence d'autonomie et de remise en question de M. A.

4. D'une part, il résulte des dispositions citées au point 2 que le formateur de l'IFPS, référent pédagogique de l'étudiant, ne signe le bilan d'évaluation des compétences réalisé par le maître de stage que pour attester qu'il en a pris connaissance et présenter ensuite, sauf au dernier semestre de la formation, les résultats de l'étudiant à la commission d'attribution des crédits afin que celle-ci se prononce sur l'attribution de crédits européens et sur la poursuite du parcours de l'étudiant. Dans ces conditions, la décision du formateur de l'IFPS, constituée par sa signature du bilan d'évaluation, n'est pas détachable de la décision prise à l'issue de la scolarité de deuxième année suivie par l'intéressé. Par suite, et ainsi que le fait valoir le défendeur, le bilan final du stage du quatrième semestre de la deuxième année de formation ne fait pas grief et n'est, dès lors, pas susceptible de faire, par lui-même, l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.

5. D'autre part, les procédures de notation des épreuves sanctionnant les enseignements dispensés au cours de la scolarité à l'IFPS et les crédits européens de formation attribués aux élèves à la suite des examens et stages poursuivis ne sont pas détachables de la décision prise à l'issue de chaque année de scolarité. Par suite, si l'irrégularité éventuelle de la procédure d'attribution de crédits de formation peut être invoquée par un candidat à l'appui de conclusions dirigées contre la décision de ne pas l'admettre en troisième année de scolarité de l'IFPS et de l'autoriser à redoubler, cet acte préparatoire n'est pas susceptible de faire, par lui-même, l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Il est constant que M. A n'a pas demandé l'annulation de la décision du 30 août 2023 par laquelle la directrice de l'IFPS de Vannes l'a admis à redoubler, mais seulement la feuille de passage établie par la commission d'attribution des crédits du 25 août 2023 constatant qu'il avait obtenu 43 crédits européens à l'issue de la deuxième année.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de la feuille de passage de la commission d'attribution des crédits du 25 août 2023 et de la décision implicite de rejet née le 17 octobre 2023 du silence gardée par la directrice de l'IFPS sur son recours gracieux du 8 août 2023 sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 26 septembre 2023 infligeant un avertissement à M. A :

7. Aux termes de l'article 16 de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux : " Lorsque l'étudiant a accompli des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge, le directeur de l'institut de formation, en accord avec le responsable du lieu de stage, et le cas échéant la direction des soins, peut décider de la suspension du stage de l'étudiant, dans l'attente de l'examen de sa situation par la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants. Cette section doit se réunir, au maximum, dans un délai d'un mois à compter de la survenue des faits. / Lorsque la section se réunit, en cas de suspension ou non, elle peut proposer une des possibilités suivantes : / - soit alerter l'étudiant sur sa situation en lui fournissant des conseils pédagogiques pour y remédier ou proposer un complément de formation théorique et/ ou pratique selon des modalités fixées par la section ; / - soit exclure l'étudiant de l'institut de façon temporaire, pour une durée maximale d'un an, ou de façon définitive. ". Selon l'article 18 du même arrêté : " Un avertissement peut également être prononcé par le directeur sans consultation de cette section. Dans ce cas, l'étudiant reçoit préalablement communication de son dossier. Il est entendu par le directeur de l'institut et peut se faire assister d'une personne de son choix. Le directeur de l'institut organise l'entretien en présence d'un professionnel de l'institut. / La sanction motivée est notifiée par écrit à l'étudiant dans un délai de cinq jours ouvrés et figure dans son dossier pédagogique (). ". Il résulte des dispositions combinées des articles 16 et 18 de cet arrêté qu'un avertissement peut être prononcé lorsqu'un étudiant a accompli des actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge.

8. En premier lieu, la décision contestée, qui vise l'article 18 de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux, les bilans de stage et rapports circonstanciés à la suite des différents stages effectués par M. A, énonce que la décision d'avertissement est fondée sur les motifs suivants : " les bilans de stage et rapports circonstanciés établis à la suite de ces périodes ont mis en exergue les difficultés de Monsieur A à mettre en œuvre un projet de soins pertinent à partir d'un raisonnement clinique, à comprendre les pathologies et les relier aux thérapeutiques et soins, à réaliser des calculs de doses et des soins infirmiers avec dextérité (), / sont également apparues les difficultés de Monsieur A à prendre en compte la notion de risque pour le patient (), / Monsieur A a rencontré des difficultés à s'inscrire dans une démarche d'apprentissage au sein d'une équipe de soins et plus largement à communiquer avec le reste de l'équipe (), / ces éléments sont de nature à remettre en cause la sécurité des patients. ". En outre, la décision litigieuse comporte en pièces jointes les bilans de stage et rapports circonstanciés auxquels elle se réfère qui détaillent précisément le comportement inadapté de M. A ainsi que l'absence de respect des consignes données en lien avec la sécurité des patients. Dans ces circonstances, la décision contestée qui comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, satisfait aux exigences de motivation. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

9. En deuxième lieu, M. A a été convoqué le 11 septembre 2023 par la directrice de l'IFPS de Vannes pour un entretien qui s'est déroulé le 25 septembre 2023. Il ressort des pièces dossier et notamment du procès-verbal de cet entretien, que M. A a pu présenter des observations portant sur les faits qui lui étaient reprochés. Par ailleurs, la seule circonstance que la directrice annonce dans la lettre de convocation du 11 septembre 2023, la sanction qu'elle envisageait de prendre à l'issue de cet entretien, n'est pas de nature à constituer un vice de procédure, dès lors que cette précision relative à l'objet de l'entretien permettait à M. A de le préparer et de présenter utilement ses observations, ce qu'il a d'ailleurs été en mesure de faire. Dans ces conditions, le moyen tiré d'un vice de procédure doit être écarté.

10. En dernier lieu, la décision du 26 septembre 2023, alors même qu'elle est fondée sur les bilans des stages réalisés en deuxième année par M. A, y compris le stage de rattrapage de juillet 2023 faisant état de manquements de nature à mettre en cause la sécurité des personnes prises en charge, n'est pas prise pour l'application de la feuille de passage du 25 août 2023 de la commission d'attribution des crédits établie à l'issue de la deuxième année de formation. La feuille de passage du 25 août 2023 ne constitue pas davantage la base légale de la décision du

26 septembre 2023. Par conséquent, le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de la feuille de passage du 25 août 2023 de la commission d'attribution des crédits, invoqué à l'encontre de la décision du 26 septembre 2023 infligeant un avertissement à M. A doit, en tout état de cause, être écarté.

Sur la décision du 16 janvier 2024 portant exclusion définitive de l'IFPS :

11. En se bornant à soutenir que la décision du 16 janvier 2024 portant exclusion définitive de l'IFPS pour des actes incompatibles avec la sécurité des patients le prive de la possibilité de terminer sa formation, de travailler ses cours du semestre 6, de la possibilité de travailler en qualité d'aide-soignant, qu'elle est " oppressante " et mal fondée et que sa posture de soignant est " correcte ", M. A ne fait état d'aucun moyen permettant de contester utilement cette décision et d'estimer qu'elle est entachée d'erreur d'appréciation, alors, au demeurant que cette décision, très motivée, fait état d'erreurs graves et répétées de M. A dans la prise en charge des patients, lesquelles ne sont pas sérieusement contestées, et qui ont d'ailleurs conduit à une décision de suspension de son stage le 14 décembre 2023.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.

Sur les frais liés aux litiges :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'institut de formation des personnels de santé de Vannes, qui n'est pas la partie perdante, la somme que demande M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme de 800 euros à verser au groupement hospitalier Brocéliande Atlantique sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : Les requêtes de M. A enregistrées sous les n°s 2303849 et 2305803 sont rejetées.

Article 2 : M. A versera au groupement hospitalier Brocéliande Atlantique la somme de

800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au groupement hospitalier Brocéliande Atlantique et à l'institut de formation des personnels de santé de Vannes.

Copie en sera adressée à l'institut de formation en soins infirmiers de Vannes et au centre hospitalier Bretagne Atlantique Vannes-Auray.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2024 à laquelle siégeaient :

Mme Grenier, présidente,

Mme Caroline Pellerin première conseillère,

M. D B, magistrat honoraire,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.

La présidente-rapporteure,

signé

C. GrenierL'assesseure la plus ancienne

dans le grade,

signé

C. Pellerin

La greffière,

signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2304849,2305803

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