jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2306139 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CALONNE DU TEILLEUL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 novembre 2023, Mme H A, représentée par Me Calonne du Teilleul, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions des 21 juin et 10 juillet 2023 par lesquelles le préfet du Finistère lui a refusé la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport pour son fils I E ainsi que celle du préfet de Charente du 17 décembre 2019 ayant le même objet ;
2°) d'enjoindre au Préfet du Finistère ou à tout préfet compétent de délivrer une carte d'identité et un passeport pour son fils, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un vice d'incompétence ;
- ces décisions sont entachées d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation dans l'appréciation du caractère frauduleux de la reconnaissance de paternité et méconnaissent
l'article 2 du décret du 22 octobre 1955 et les articles 18 et 20- 1 du code civil ;
- ces décisions méconnaissent les stipulations des articles 3 et 8 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elles portent une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir de l'enfant I, prévue par l'article 2 du protocole 4 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de cette convention.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2024, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office, tirés de :
- l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation du courrier du préfet du Finistère du 23 juin 2023, dès lors que ce courrier, qui n'est que préparatoire, n'est pas susceptible de recours ;
- l'irrecevabilité pour tardiveté des conclusions tendant à l'annulation de la décision du 17 décembre 2019 de la préfète de Charente.
Un mémoire, présenté par Mme A, a été enregistré le 3 septembre 2024 en réponse aux moyens d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955 ;
- le décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Tourre,
- et les conclusions de M. Moulinier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, de nationalité comorienne, a présenté, le 18 janvier 2019, une demande de délivrance de carte d'identité française et de passeport pour son fils mineur,
I E, né le 12 novembre 2018 à Bordeaux et reconnu de manière anticipée le
8 juin 2018 par M. F E, ressortissant français. Par décision du 17 décembre 2019, la préfète de Charente a rejeté cette demande. Mme A a, de nouveau, présenté le
23 mars 2022 une demande de délivrance d'un passeport français pour son fils. Après avoir, dans un premier temps, sursis à statuer par décision du 21 juin 2023 sur la demande de Mme A, le préfet du Finistère a, par décision du 10 juillet 2023, refusé de délivrer à la requérante le passeport sollicité pour son fils. La requérante demande au tribunal l'annulation des " décisions " des 21 juin et 10 juillet 2023 ainsi celle de la préfète de Charente du 17 décembre 2019 refusant de lui délivrer une carte d'identité et un passeport pour son fils.
Sur la recevabilité des conclusions aux fins d'annulation du courrier du 21 juin 2023 :
2. Le courrier du préfet du Finistère du 21 juin 2023, qui se borne à informer
Mme A que l'examen de sa demande de passeport pour son fils a fait naître un doute sur la réalité du lien de filiation unissant l'enfant à M. F E et qu'il a décidé de procéder à une instruction approfondie de sa demande, tout en l'invitant à transmettre tout élément nouveau susceptible d'être intervenu depuis le rejet de ses précédentes demandes, a le caractère d'un acte simplement préparatoire. Il résulte de ce qui précède que le courrier du 21 juin 2023 contesté,
qui ne fait pas grief, est insusceptible de faire l'objet d'un recours en excès de pouvoir.
Les conclusions en annulation du courrier du 21 juin 2023 doivent donc être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions du 17 décembre 2019 et du 10 juillet 2023 :
3. En premier lieu, par un arrêté préfectoral du 31 mai 2023, dûment publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 2 juin 2023, le préfet du Finistère a donné délégation à M. G D, en sa qualité de chef du centre d'expertise et de ressources titres (CERT) " cartes nationales d'identité - passeports ", pour signer tout document en matière de titre d'identité, ainsi qu'à M. C B, adjoint au chef du CERT et signataire de la décision du 10 juillet 2023, en cas d'absence ou d'empêchement de M. D. Par conséquent, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 18 du code civil : " est français l'enfant dont l'un des parents au moins est français ". Aux termes de l'article 20-1 du même code : " La filiation de l'enfant n'a d'effet sur la nationalité de celui-ci que si elle est établie durant sa minorité ". Aux termes de l'article 316 du même code : () la filiation () peut l'être par une reconnaissance de paternité ou de maternité, faite avant ou après la naissance ". Aux termes de l'article 30 du même code : " La charge de la preuve, en matière de nationalité française, incombe à celui dont la nationalité est en cause. / Toutefois, cette charge incombe à celui qui conteste la qualité de Français à un individu titulaire d'un certificat de nationalité française délivré conformément aux articles 31 et suivants ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 4 du décret du 30 décembre 2005 relatif aux passeports : " le passeport est délivré, sans condition d'âge, à tout Français qui en fait la demande () ". Aux termes de l'article 2 du décret du 22 octobre 1955 instituant la carte nationale d'identité : " La carte nationale d'identité est délivrée sans condition d'âge à tout Français qui en fait la demande () ".
6. En outre, si un acte de droit privé opposable aux tiers est en principe opposable dans les mêmes conditions à l'administration tant qu'il n'a pas été déclaré nul par le juge judiciaire, il appartient cependant à l'administration, lorsque se révèle une fraude commise en vue d'obtenir l'application de dispositions de droit public, d'y faire échec même dans le cas où cette fraude revêt la forme d'un acte de droit privé. Ce principe peut conduire l'administration, qui doit exercer ses compétences sans pouvoir renvoyer une question préjudicielle à l'autorité judiciaire, à ne pas tenir compte, dans l'exercice de ces compétences, d'actes de droit privé opposables aux tiers. Tel est le cas dans le cadre de l'examen d'une demande de passeport. Par conséquent, si la reconnaissance d'un enfant est opposable aux tiers, en tant qu'elle établit un lien de filiation et, le cas échéant, en tant qu'elle permet l'acquisition par l'enfant de la nationalité française, dès lors que cette reconnaissance a été effectuée conformément aux conditions prévues par le code civil, et s'impose donc en principe à l'administration tant qu'une action en contestation de filiation n'a pas abouti, il appartient néanmoins au préfet, s'il est établi, lors de l'examen d'une demande d'une carte nationale d'identité ou d'un passeport pour le compte d'un enfant mineur, que la reconnaissance de cet enfant a été faite dans le seul but de faciliter l'obtention d'un titre de séjour, de faire échec à cette fraude et de refuser, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, tant que la prescription prévue par les articles 321 et 335 du code civil n'est pas acquise, la délivrance de ce document.
7. Il est constant que M. F E, ressortissant français, a reconnu l'enfant I E le 8 juin 2018 à Nice, avant sa naissance le 12 novembre 2018 à Bordeaux.
Pour refuser de faire droit aux demandes de délivrance de passeport et de carte d'identité pour l'enfant I, la préfète de Charente et le préfet du Finistère se sont fondés sur l'existence d'un soupçon de fraude entachant la reconnaissance de paternité de l'enfant par M. F E, de nationalité française, et, dès lors, sur l'existence d'un doute sérieux sur son lien de filiation avec l'enfant.
8. Mme A produit notamment des justificatifs de virements provenant de
M. F E ainsi que deux photographies prises le même jour de celui-ci avec l'enfant I, sans précisions de date. Il ressort toutefois des pièces du dossier que Mme A a indiqué, dans sa requête au juge aux affaires familiales et dans la présente requête, que le couple formé avec M. E était séparé depuis les six mois de l'enfant I. Or, lors de l'entretien du 11 juillet 2019 à la préfecture des Alpes-Maritimes, M. E a indiqué qu'ils avaient
vécu ensemble quatre à cinq mois et que Mme A était partie lorsqu'elle était enceinte de
six mois. La requérante ne produit aucun élément au soutien de ses allégations, totalement contradictoires avec les propos de M. E. De plus, Mme A a affirmé avoir rencontré le père de l'enfant à Nice, sans précision de date et sans aucun élément à l'appui de cette allégation. Si le préfet du Finistère ne peut utilement opposer l'absence de communauté de vie de M. E avec Mme A, ni la reconnaissance anticipée de I, il fait toutefois valoir que l'intéressé déclare ne s'être jamais rendu à Bordeaux, lieu de naissance et de vie de l'enfant de 2018 à 2019 et que la requérante établit un unique déplacement à Nice le 12 juillet 2019. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. E a reconnu sept enfants nés de six mères différentes, toutes de nationalité étrangère et en situation irrégulière sur le territoire français au moment de la naissance des enfants et que la suspicion de fraude à l'état-civil a fait l'objet d'un signalement au procureur de la République de Bordeaux le 25 novembre 2019. Au surplus, M. E, dans le formulaire d'enquête administrative de l'entretien du 11 juillet 2019, a raturé le chiffre total de ses enfants, le chiffre de ses enfants vivant en France et le chiffre de leurs mères, le chiffre de ses enfants vivant à Mayotte ainsi que le chiffre des mères de ses enfants vivant aux Comores. Dans les circonstances de l'espèce, ces différents éléments sont de nature à faire naître un doute sur le lien de filiation entre l'enfant I et M. F E. Au regard de ces éléments, compte-tenu des doutes suffisants pesant sur la filiation et la nationalité de l'enfant de Mme A, le préfet n'a pas entaché d'erreur d'appréciation ni d'erreur de fait sa décision de refuser la délivrance d'un passeport à l'enfant de la requérante, ni méconnu les articles 18 et 20-1 du code civil, l'article 4 du décret du 30 décembre 2005 relatif aux passeports, et le décret du 22 octobre 1955 relatif aux cartes d'identité.
9. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Aux termes de l'article 8 de la même convention " 1. Les États parties s'engagent à respecter le droit de l'enfant de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales, tels qu'ils sont reconnus par la loi, sans ingérence illégale. 2. Si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les États parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible ".
10. D'autre part, aux termes de l'article 2 du protocole n° 4 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Quiconque se trouve régulièrement sur le territoire d'un État a le droit d'y circuler librement et d'y choisir librement sa résidence. / Toute personne est libre de quitter n'importe quel pays, y compris le sien () ". La liberté d'aller et de venir, qui a valeur constitutionnelle en vertu des articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1798 à laquelle son préambule renvoie, n'est pas applicable, en tant qu'elle comporte le droit d'entrer librement sur le territoire français, aux personnes qui n'ont pas la nationalité française dès lors qu'aucun principe ni aucune règle de valeur constitutionnelle n'assure aux étrangers des droits de caractère général et absolu d'accès et de séjour sur ce territoire et que les conditions de leur entrée et de leur séjour peuvent être restreintes par des mesures de police administrative conférant à l'autorité publique des pouvoirs étendus et reposant sur des règles spécifiques.
11. Si l'article 3-1 précité de la convention internationale des droits de l'enfant impose aux autorités administratives de prendre en compte l'intérêt supérieur de l'enfant, il n'a pas pour objet d'imposer à la France la délivrance d'un passeport sans vérifications préalables. Le refus de délivrance du passeport sollicité, alors qu'il résulte de ce qui a été dit précédemment qu'un doute suffisant persistait sur la nationalité française de l'enfant I E, ne remet pas en cause l'intérêt supérieur de l'enfant, sa liberté d'aller et venir et enfin son droit à la vie privée et familiale. Ainsi, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 3 et 8 de la convention internationale des droits de l'enfant et de la méconnaissance des articles 8 ainsi que de l'article 2 du protocole n° 4 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
12. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la tardiveté des conclusions en annulation de la décision du 17 décembre 2019, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du préfet du Finistère et de la préfète de Charente refusant de délivrance un passeport et une carte nationale d'identité pour l'enfant I E.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme H A et au préfet du Finistère.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Le Roux, premier conseiller,
Mme Tourre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
L. TourreLe président,
Signé
G. Descombes
Le greffier,
Signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026