mercredi 6 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2306457 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | DOLLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2023, Mme G F, représentée par Me Dollé, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 novembre 2023 par lequel le préfet des Côtes-d'Armor l'oblige à quitter le territoire français sans lui accorder de délai de départ volontaire, lui interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans et a fixé le pays de destination ;
2°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet des Côtes-d'Armor l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Elle soutient que :
- la compétence du signataire de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français n'est pas établie ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas été précédée d'un examen complet de sa situation ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet a cru être en situation de compétence liée lorsqu'il a pris la décision lui refusant un délai de départ volontaire et a ainsi méconnu sa compétence ;
- la décision lui refusant un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision lui interdisant le retour sur le territoire français est entachée d'une erreur de droit, le préfet n'ayant pas examiné la possibilité de ne pas la prononcer ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la durée de sa présence sur le territoire français ;
- elle est fondée à soulever par la voie de l'exception l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire à l'appui de ses conclusions en annulation de l'arrêté d'assignation à résidence ;
- il n'existe pas de perspective raisonnable d'exécution de la mesure d'éloignement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2023, le préfet des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par Mme F n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Albouy, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Albouy,
- les observations de Me Dollé, représentant Mme F, qui a soulevé à l'audience le moyen nouveau tiré de ce que la mesure d'éloignement méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative au droit de l'enfant, le fils de Mme F étant scolarisé en France.
- les explications de Mme F, assistée d'une interprète en géorgien.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F est une ressortissante géorgienne, née en 1996. Elle est entrée en France le 9 mars 2019, accompagnée de son conjoint, M. E, et de leur fils mineur, A. Ils ont sollicité l'asile le 15 avril 2019. Leurs demandes ont toutefois été rejetées par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 28 juin 2019. Mme F a fait l'objet d'un premier arrêté portant obligation de quitter le territoire français le 29 août 2019. Elle a formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile, contre la décision de l'OFPRA, qui a été rejeté le 17 décembre 2019, puis a déposé une demande de réexamen de sa demande d'asile auprès de l'OFPRA, qui a été rejetée le 8 décembre 2020. Malgré un nouvel arrêté portant obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, pris par le préfet des Côtes-d'Armor le 13 janvier 2021, Mme F s'est maintenue sur le territoire français. Elle a été interpellée, le 27 novembre 2023, par les services de la gendarmerie nationale et placée en garde à vue pour des faits de faux et usage de faux, dès lors qu'elle était en possession d'une fausse carte d'identité polonaise. Par le premier arrêté attaqué du 27 novembre 2023, le préfet des Côtes-d'Armor a décidé de l'obliger à quitter le territoire français sans lui accorder de délai de départ volontaire, lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans et a fixé le pays de destination. Par le second arrêté attaqué, du même jour, le préfet des Côtes-d'Armor a assigné Mme F à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
2. Mme F justifiant du dépôt d'une demande auprès du bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu, en raison de l'urgence, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions en annulation de l'arrête portant notamment obligation de quitter le territoire français :
En ce qui concerne le moyen dirigé contre l'ensemble des décisions figurant dans l'arrêté visé ci-dessus :
3. Par un arrêté du 12 juin 2023, régulièrement publié, le même jour, au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture des Côtes-d'Armor, le préfet de ce département a donné délégation à M. David Crochu, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer, notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français, avec ou sans délai de départ volontaire, les décisions fixant le pays de renvoi, les interdictions de retour sur le territoire français, ainsi que les décisions d'assignation à résidence. Par un second arrêté du même jour, régulièrement publié au même recueil, le préfet des Côtes-d'Armor a décidé que cette délégation de signature sera exercée par Mme C D, directrice de cabinet, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture. Il ne ressort pas des pièces du dossier, que M. B n'était ni empêché, ni absent, au moment de la signature par Mme D de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de sa signataire ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; ./ () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. : () ".
5. En premier lieu, si Mme F est présente en France depuis le mois de mars 2019, elle s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français postérieurement au rejet définitif de sa demande d'asile et malgré deux précédents arrêtés l'obligeant à quitter le territoire français. Elle ne peut valablement faire état d'une insertion dans la société française par le travail dès lors qu'elle a obtenu les emplois occupés par fraude, en produisant une fausse carte d'identité polonaise. Si à l'audience, elle a allégué être en cours de procédure de divorce avec son époux, M. E, qui réside actuellement en Géorgie, elle n'a produit aucun élément en justifiant, alors qu'elle n'en avait pas fait état lors de son audition, le 27 novembre 2023, par un officier de police judiciaire de la gendarmerie nationale, mais avait précisé, à cette occasion, vivre sous le même toit que la sœur de M. E. Il ne ressort pas des pièces du dossier, que le fils de la requérante, âgé de 9 ans et scolarisé en classe de CM1 ne pourrait pas poursuivre sa scolarité en Géorgie. Au regard de ces éléments et alors même que Mme F aurait une connaissance élémentaire de la langue française et disposerait d'un logement autonome, le préfet n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale en décidant de l'obliger à quitter le territoire français.
6. L'unique circonstance invoquée que le fils de Mme F est actuellement scolarisé à Saint-Brieuc en classe de CM1 ne permet pas d'établir que le préfet des Côtes-d'Armor aurait omis, en méconnaissance du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, de porter une considération primordiale à son intérêt supérieur.
7. En deuxième lieu, il ressort de la motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire, ainsi que des points 5 et 6, que cette décision a été précédée d'un examen complet de la situation de Mme F.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision refusant un délai de départ volontaire :
8. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () ".
9. En premier lieu, si Mme F fait valoir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle fait obstacle à la réalisation des démarches nécessaires à la scolarité de son fils, à la restitution du logement qu'elle occupe et à la résiliation des " contrats en cours ", elle n'assortit toutefois ce moyen d'aucune précision permettant de le regarder comme étant fondé, alors notamment qu'elle a soutenu lors de son audition du 27 novembre 2023 vivre avec sa belle-sœur et ses deux enfants. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
10. En second lieu, il ressort de la motivation de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire que le préfet ne s'est pas cru en situation de compétence liée pour refuser à Mme F un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne le moyen dirigé contre la décision fixant le pays de renvoi :
11. Le moyen tiré de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation, à l'appui duquel aucune argumentation n'est présentée par Mme F, ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
13. En premier lieu, il ressort de la motivation de l'arrêté en cause que le préfet des Côtes-d'Armor a examiné si Mme F pouvait se prévaloir de circonstances humanitaires qui auraient fait obstacle à l'édiction d'une interdiction de retour. Par suite le moyen tiré de l'existence d'une erreur de droit doit être écarté.
14. En second lieu, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour et si la décision ne porte pas au droit de l'étranger au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. En revanche, lorsqu'il est saisi d'un moyen le conduisant à apprécier les conséquences de la mesure d'interdiction de retour sur la situation personnelle de l'étranger et que sont invoquées des circonstances étrangères aux quatre critères posés par les dispositions précitées de l'article L. 511-1, il incombe seulement au juge de l'excès de pouvoir de s'assurer que l'autorité compétente n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
15. Si Mme F est, ainsi qu'elle le souligne, présente en France depuis le mois de mars 2019, elle s'y est maintenue malgré deux précédents arrêtés portant obligation de quitter le territoire des 29 août 2019 et 13 janvier 2021. Elle paraît détenir, au regard des propos qu'elle a pu tenir lors de l'audience, un niveau de maîtrise élémentaire de la langue française à l'oral, mais a déclaré, lors de son audition du 27 novembre 2023, ne savoir ni la lire ni l'écrire. Son époux et père de son fils, avec lequel elle n'établit pas être en instance de divorce, vit actuellement en Géorgie après avoir fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Si elle a travaillé en France, elle a eu recours pour ce faire à une fausse carte d'identité polonaise. Par suite, elle ne peut pas se prévaloir de liens personnels ou familiaux d'une nature ou d'une intensité particulière en France. Dès lors, alors même que sa présence sur le territoire français ne représente pas une menace pour l'ordre public, le préfet a pu, sans méconnaître les dispositions citées ci-dessus des articles L. 621-6 et L. 612-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, décider de lui interdire le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de Mme F tendant à l'annulation de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire doivent être rejetées.
Sur les conclusions en annulation de l'arrêté d'assignation à résidence :
17. Aux termes de l'article L. 730-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, dans les conditions prévues au présent titre, assigner à résidence l'étranger faisant l'objet d'une décision d'éloignement sans délai de départ volontaire ou pour laquelle le délai de départ volontaire imparti a expiré et qui ne peut quitter immédiatement le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 731-1 du même code : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ".
18. À supposer que F ait entendu soulever le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté d'assignation à résidence, ce moyen doit être écarté pour les motifs exposés au point 3.
19. Mme F, qui n'établit pas l'illégalité de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire dont elle fait l'objet, ne peut valablement l'invoquer, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions en annulation de l'arrêté portant assignation à résidence.
20. Si Mme F soutient que son éloignement ne peut pas être raisonnablement envisagé, elle ne fait état d'aucune circonstance qui constituerait un obstacle à l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
D É C I D E :
Article 1er : Mme F est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de Mme F est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme G F et au préfet des Côtes-d'Armor
Rendu publique par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
signé
E. AlbouyLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026