jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2306508 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | CIMADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2023, M. A B, représenté par Me Le Bourdais, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a décidé de maintenir son placement en rétention administrative pendant l'examen de sa demande d'asile.
Il soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'arrêté attaqué n'est pas établie ;
- l'arrêté attaqué n'est pas motivé ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il dispose de garanties de représentation suffisantes.
Le préfet d'Indre-et-Loire n'a produit que des pièces.
Vu :
- la décision du 4 décembre 2023 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la preuve de sa notification à M. B le 11 décembre 2023 à 14 h 15 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Terras, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Terras ;
- les observations de Me Le Bourdais, représentant M. B qui a repris et développé les éléments exposés dans les écritures ;
- les explications de M. B, assisté d'une interprète.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant égyptien se déclarant né le 16 avril 1995, détenu puis placé en centre de rétention administrative à l'issue de sa levée d'écrou le 24 novembre 2023, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 5 avril 2022 à laquelle il n'a pas déféré. Par sa requête, il demande au tribunal d'annuler la décision du 29 novembre 2023 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a décidé de le maintenir en rétention administrative.
Sur les conclusions en annulation :
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet d'Indre-et-Loire n'a pas produit de mémoire en défense à la requête qui lui a été communiquée le 4 décembre 2023. Par suite, dès lors que le préfet ne justifie pas que la signataire de l'arrêté litigieux disposait d'une délégation de signature régulièrement publiée et affichée, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit ainsi être accueilli.
3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 29 novembre 2023 doit être annulé.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a maintenu M. B en rétention administrative est annulé.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet d'Indre-et-Loire.
Lu en audience publique le 14 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
signé
F. TerrasLa greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026