jeudi 22 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2306711 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SALIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 décembre 2023 et 30 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Salin, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'habilitation des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour rendre l'avis du 6 avril 2023 n'est pas justifiée ;
- il n'est pas établi que cet avis a été émis après un rapport médical rédigé par un médecin de l'OFII ayant les informations nécessaires sur la disponibilité des soins en République de Centrafrique ;
- le préfet d'Ille-et-Vilaine a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles du 9° de l'article L. 611-3 du même code ;
- l'obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2024, et un mémoire, enregistré le 2 février 2024 et non communiqué, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une décision du 26 octobre 2023, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grenier, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Gaidot, substituant Me Salin, pour M. A et de Mme Baron pour le préfet d'Ille-et-Vilaine.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant centrafricain né le 21 juin 1993, est entré irrégulièrement en France le 19 octobre 2016. Sa demande d'admission au séjour au titre de l'asile a été rejetée. Il a obtenu un titre de séjour pour raison de santé, valable du
1er juillet 2019 au 30 juin 2020, renouvelé jusqu'au 27 juin 2021. Par un arrêté du
5 novembre 2021, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de renouveler son titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un jugement n° 2200611 du 21 février 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif de Rennes a annulé cet arrêté en ce qu'il porte obligation de quitter le territoire français et fixe le pays de destination, les conclusions tendant à l'annulation du refus de titre de séjour étant renvoyées à une formation collégiale. Par un arrêté du 28 avril 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine a retiré l'arrêté du
5 novembre 2021 en tant qu'il rejetait la demande de titre de séjour de M. A. Ce dernier a été invité à présenter une nouvelle demande de titre de séjour pour raison de santé en décembre 2022. Par un arrêté du 17 juillet 2023, dont M. A demande l'annulation, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat (). ". Selon l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé (). ".
3. Il résulte de ces dispositions que le préfet statue sur la demande de titre de séjour présentée par l'étranger malade au vu de l'avis rendu par trois médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui se prononcent au vu d'un rapport médical relatif à l'état de santé du demandeur établi par un autre médecin de l'Office, lequel peut le convoquer pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Cet avis commun, rendu par trois médecins, au vu du rapport établi par un quatrième médecin, le cas échéant après examen du demandeur, constitue une garantie pour celui-ci.
4. En premier lieu, d'une part, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de désignation des médecins habilités à émettre l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, soumis à la formalité de publication, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des pièces produites par le préfet d'Ille-et-Vilaine en défense, que l'avis du 6 avril 2023 du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a été signé par trois médecins régulièrement désignés par une décision du
3 octobre 2022 du ministre de l'intérieur et des outre-mer. D'autre part, le collège des médecins s'est prononcé au vu d'un rapport médical établi par un quatrième médecin qui n'a pas siégé au sein de ce collège. En outre, le requérant n'établit pas, par ses seules allégations, que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ne disposait pas d'une documentation lui permettant de se prononcer sur la disponibilité des soins dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été rendue à l'issue d'une procédure irrégulière doit être écarté.
5. En second lieu, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et s'il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, la possibilité ou l'impossibilité pour ce dernier de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
6. Alors même que l'avis des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 6 avril 2023 mentionne que l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il indique également que M. A peut bénéficier d'un traitement approprié en République centrafricaine eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans ce pays. Cet avis précise également que l'intéressé peut voyager sans risque vers son pays d'origine.
7. Pour contester cet avis, M. A soutient qu'il souffre de troubles psychiatriques, avec un diagnostic de schizophrénie paranoïde. Il bénéficie d'un traitement mensuel par injection de Xeplion 100 mg ainsi que d'un suivi tous les trois mois par le centre hospitalier Guillaume Régnier à Rennes. Une attestation du 27 décembre 2021 du centre national hospitalier universitaire de Bangui indique que le Xeplion 100 mg sous forme injectable retard n'est pas disponible en pharmacie et que le traitement dont bénéficie
M. A devra être modifié en cas de retour dans son pays d'origine. L'indisponibilité de ce médicament est corroborée par une attestation du 29 septembre 2023 d'un autre médecin du même centre hospitalier. Le président du collège des pharmaciens de Centrafrique confirme, par une attestation du 18 septembre 2023, que le Xeplion n'est pas mis sur le marché en Centrafrique. M. A relève également, en produisant le rapport de référence de l'organisme HeRAMS de 2023 sur les services de santé mentale, l'absence de structures suffisantes permettant la prise en charge des troubles mentaux en Centrafrique.
8. Il ressort toutefois des pièces du dossier et notamment de la liste des médicaments essentiels de la République Centrafricaine en 2017, que plusieurs traitements sont disponibles pour lutter contre les maladies mentales et notamment l'halopéridol qui permet de stabiliser la schizophrénie. La fiche MedCOI du 17 mai 2023 relative à la Centrafrique, produite en défense, indique également que la rispéridone, équivalent à la palipéridone qui constitue la base du Xeplion injectable, est disponible dans une pharmacie à Bangui, de même que l'olanzapine, autre antipsychotique, qui sont tous deux des produits génériques. En outre, s'il est constant qu'un défaut de traitement entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour M. A, ce dernier n'établit pas, par les certificats médicaux qu'il produit se bornant à mentionner un " risque de décompensation psychotique " en cas de changement de molécule, sans en indiquer la gravité, qu'un changement de traitement, qui ne constitue pas un défaut de traitement, entraînerait, en tant que tel, de telles conséquences pour lui. Il ressort également des pièces du dossier que Bangui, dont le requérant est originaire, dispose de plusieurs centres hospitaliers et de structures de santé. Ainsi, alors même que M. A ne pourra pas bénéficier du même traitement que celui dont il dispose en France en cas de retour dans son pays d'origine, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourra pas y bénéficier d'un traitement effectif adapté à sa pathologie.
9. Enfin, les pièces du dossier n'établissent pas que le requérant, ainsi qu'il l'allègue, serait exposé à un risque de rechute majeur en cas de retour dans son pays d'origine, un tel risque étant lié à l'interruption de tout traitement de ses troubles psychiatriques et non à une modification de ce traitement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A à l'encontre de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, en vertu des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français " l'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".
12. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 8 et 9 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
13. En second lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). ".
14. M. A est arrivé en France en août 2016, et y résidait depuis près de huit ans à la date de la décision attaquée. Il ressort des pièces du dossier qu'il est célibataire et n'a pas d'enfant à charge. Alors même que deux de ses cousines et l'un de ses oncles résident en France et attestent que l'état de santé du requérant s'est stabilisé et même amélioré depuis qu'il y réside, il ressort des pièces du dossier qu'il ne vit pas avec ces derniers qui résident à Paris. En outre, il ne justifie pas avoir tissé des relations privées particulièrement intenses en France, quand bien même il a suivi des formations pour trouver un emploi compatible avec son taux d'incapacité de plus de 80 %, qu'il a travaillé pendant treize mois entre octobre 2020 et novembre 2021, à hauteur d'environ onze heures par semaine pour une entreprise de propreté, fait partie d'un club de football, s'est montré investi dans son projet d'insertion sociale et parle le français. De plus, ainsi qu'il a été dit, il ne ressort pas des pièces du dossier que sa pathologie ne pourrait pas être prise en charge dans son pays d'origine. Enfin, il n'y est pas dépourvu d'attaches familiales. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne porte pas au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, garanti par les stipulations précitées, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Il suit de là qu'elle ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
16. D'une part, ainsi qu'il a été dit, il ressort des pièces du dossier que
M. A pourra effectivement bénéficier d'un traitement adapté à son état de santé en cas de retour dans son pays d'origine. D'autre part, en se bornant à faire état de la situation humanitaire générale en Centrafrique et à mentionner, sans autre précision, les persécutions qu'il aurait subies, M. A n'établit pas qu'il serait personnellement, directement et actuellement soumis à des menaces graves pour sa vie ou sa liberté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 juillet 2023 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 juillet 2023 du préfet d'Ille-et-Vilaine, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A ne peuvent, en conséquence, qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au profit de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience publique du 8 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Christine Grenier, présidente,
Mme Fabienne Plumerault, première conseillère,
Mme Caroline Pellerin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.
La présidente-rapporteure,
signé
C. GrenierL'assesseure la plus ancienne
dans le grade,
signé
F. Plumerault
La greffière,
signé
I. Le Vaillant
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 1901371 11
N° 2305055
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026