vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2306872 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | LE BIHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2023, M. C A, représenté par Me Le Bihan, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 décembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'oblige à quitter le territoire français sans délai, fixe le pays de destination et lui interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 décembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assigné à résidence ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve qu'il renonce dans ce cas à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la compétence de l'auteur de l'arrêté attaqué n'est pas établie ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'erreur de droit et dépourvue de base légale, dès lors qu'il est titulaire d'un titre de séjour l'autorisant à séjourner au Portugal et aurait dû faire l'objet d'une procédure de réadmission dans cet État membre de l'Union européenne ;
- il risque d'être soumis à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Sénégal ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de l'arrêté portant assignation à résidence :
- la compétence de l'auteur de l'arrêté portant assignation à résidence n'est pas établie ;
- l'arrêté portant assignation à résidence doit être annulé en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Grenier, présidente, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Grenier,
- les observations de Me Le Bihan, représentant M. A, qui a repris et développé les éléments exposés dans les écritures, et relève que le préfet n'a pas tenu compte des déclarations de M. A lors de son audition et notamment de la circonstance qu'il détient une autorisation provisoire de travail au Portugal. Une décision de remise aux autorités portugaises en raison de l'autorisation provisoire de séjour dont il bénéficie au Portugal aurait dû être prise. L'interdiction de retour a été édictée alors qu'il bénéficie d'une autorisation de séjour au Portugal et il ne pourra donc pas retourner au Portugal en raison de son signalement dans le système d'information Schengen (SIS),
- les explications de M. A, assisté d'un interprète.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais né le 21 décembre 1986, déclare être entré en France en mai 2022. Il n'a pas régularisé sa situation. Par un arrêté du 18 décembre 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. M. A demande l'annulation de cet arrêté et de l'arrêté du même jour par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a assigné à résidence.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. En vertu des articles 12 et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'admission à l'aide juridictionnelle est prononcée par un bureau d'aide juridictionnelle ou, en cas d'urgence et à titre provisoire, par le président de ce bureau, par la juridiction compétente ou par son président. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, qui justifie avoir introduit une demande d'aide juridictionnelle, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
3. En premier lieu, les décisions attaquées sont signées par M. B, directeur adjoint des étrangers en France de la préfecture d'Ille-et-Vilaine, qui a reçu délégation de signature par un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 9 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, à l'effet de signer, notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
4. En second lieu, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Les dispositions de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales font obstacle à ce que puisse être légalement désigné comme pays de destination d'un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement, un État pour lequel il existe des motifs sérieux et avérés de croire que l'intéressé s'y trouverait exposé à un risque réel pour sa personne soit du fait des autorités de cet État, soit même du fait de personnes ou groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'État de destination ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée.
5. M. A n'assortit ses allégations selon lesquelles il risque d'être soumis à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Sénégal d'aucun commencement de preuve. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français précise les conditions d'entrée en France de M. A et les motifs pour lesquels il est obligé à quitter le territoire sans délai. Elle fait état de sa situation personnelle et familiale. Elle relève qu'il a travaillé en qualité d'intérimaire avec une fausse carte d'identité belge et une fausse carte vitale. Alors même que M. A allègue détenir un titre de séjour l'autorisant à séjourner au Portugal, il n'établit pas avoir justifié de son droit au séjour dans ce pays à la date de l'arrêté attaqué, qui n'avait, en conséquence, pas à mentionner cette circonstance. Par suite, la décision attaquée énonce les considérations de droit et de fait qui en constitue le fondement, de manière suffisamment circonstanciée, pour mettre le requérant en mesure d'en discuter utilement les motifs. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai doit être écarté.
7. En deuxième lieu, le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un autre État membre de l'Union européenne ou de l'espace Schengen ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et que le législateur n'a pas donné à l'une de ces procédures un caractère prioritaire par rapport à l'autre. Il s'ensuit que l'autorité administrative peut légalement soit remettre le ressortissant étranger aux autorités compétentes de l'État membre de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient en application des articles L. 621 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, soit l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ces dispositions ne font pas non plus obstacle à ce que l'administration engage l'une de ces procédures alors qu'elle avait préalablement engagée l'autre. Toutefois, si l'étranger demande à être éloigné vers l'État membre de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, ou s'il est résident de longue durée dans un État membre ou titulaire d'une "carte bleue européenne" délivrée par un tel Etat, il appartient au préfet d'examiner s'il y a lieu de reconduire en priorité l'étranger vers cet Etat ou de le réadmettre dans cet État.
8. D'une part, M. A n'établit pas avoir transmis au préfet, avant l'édiction de la décision attaquée, la preuve de ses déclarations selon lesquelles il détenait un titre de séjour l'autorisant à séjourner et à travailler au Portugal. Il n'a pas davantage fait part de son souhait d'être remis aux autorités portugaises lors de son audition par les services de l'unité judiciaire de la direction centrale de la police aux frontières de Rennes, le 18 décembre 2023. Par suite, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen suffisamment approfondi de la situation de M. A au vu des informations qu'il détenait.
9. D'autre part, la pièce produite par M. A au cours de l'audience publique du 22 décembre 2023, si elle peut être regardée comme un récépissé attestant de l'entrée de M. A au Portugal le 9 janvier 2023, ne peut être regardée comme une autorisation provisoire de séjour dans ce pays, dès lors qu'elle indique que le processus d'entrée est en cours et en attente de validation. Aucune signature ou date sur ce document ne permet d'établir que M. A serait autorisé à séjourner au Portugal et la durée d'une telle autorisation. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A serait titulaire d'un titre de séjour l'autorisant à résider et à travailler au Portugal. Par suite, les moyens tirés, d'une part, du défaut de base légale de la décision attaquée en ce qu'elle l'oblige à quitter le territoire français au lieu de le remettre aux autorités portugaises et, d'autre part, de ce qu'elle est entachée d'erreur de droit pour les mêmes motifs, ne peuvent qu'être écartés.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français attaquée doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui déclare être entré en France en mai 2022, s'y est maintenu en situation irrégulière, sans procéder à la régularisation de sa situation. Il ressort également des pièces du dossier qu'il ne possède aucun document d'identité ou de voyage, si ce n'est une fausse carte d'identité belge et qu'il a déclaré refuser de retourner au Sénégal. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas commis d'erreur de droit en estimant qu'il existait un risque que M. A se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français attaquée.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire attaquée doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ".
15. En se bornant à faire état de son état de santé, sans apporter le moindre élément à cet égard, M. A n'établit pas que des circonstances humanitaires justifiaient que le préfet d'Ille-et-Vilaine n'édicte pas de décision portant interdiction de retour en France à son encontre. De plus, ainsi qu'il a été dit, il n'établit pas être titulaire d'un titre l'autorisant à séjourner ou travailler au Portugal faisant obstacle à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen (SIS). Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 18 décembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'oblige à quitter le territoire français sans délai, fixe le pays de destination et lui interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence :
17. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 3, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
18. En second lieu, il résulte de ce qui est dit au point 16 que l'arrêté du 18 décembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine oblige M. A à quitter le territoire français sans délai, fixe le pays de destination et lui interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen, soulevé, par voie d'exception, tiré de l'illégalité entachant cet arrêté pour contester la légalité de l'arrêté portant assignation à résidence, doit être écarté.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A à fin d'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence du 18 décembre 2023 du préfet d'Ille-et-Vilaine doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition du greffe, le 22 décembre 2023.
La magistrate désignée,
signé
C. GrenierLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026