lundi 8 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2306937 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CHEVALIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 décembre 2024, Mme A C, représentée par Me Chevalier, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 17 novembre 2023 par laquelle la commission académique du rectorat de l'académie de Rennes a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de refus d'autorisation d'instruction dans la famille concernant son fils E, ensemble la décision initiale du 23 octobre 2023 ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Rennes de délivrer provisoirement l'autorisation d'instruction en famille pour son fils au titre de l'année scolaire 2023-2024, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite : l'état de santé de son fils B est incompatible avec son maintien au sein d'un établissement scolaire et les troubles dont il souffre ont accru ses difficultés scolaires, alors même qu'il bénéficie d'un accompagnement personnalisé ; le refus d'instruction en famille préjudicie ainsi de manière suffisamment grave et immédiate aux intérêts de son fils qui ne peut plus se rendre en classe, celui-ci n'ayant pu assister qu'à quinze journées de cours au sein d'un établissement scolaire depuis le 1er janvier 2023 et elle a déjà entrepris des démarches en vue de son inscription au CNED ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées :
- elles ont prises à la suite d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a jamais été rendue destinataire de l'avis du médecin de l'éducation nationale qui devait être sollicité par le directeur académique des services de l'éducation nationale en application de l'article R. 131-11-2 du code de l'éducation ;
- elles ont été prises à la suite d'une procédure irrégulière dès lors qu'avant de considérer que les éléments médicaux transmis sur la situation de handicap de son fils étaient insuffisants, il appartenait au directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN), puis à la commission de l'académie de Rennes d'exiger d'elle la transmission d'informations supplémentaires conformément aux dispositions des articles R. 131-11-6 du code de l'éducation et de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il n'est pas justifié que la commission académique, qui a statué sur la situation de son fils, était régulièrement composée ;
- la décision du 17 novembre 2023 est entachée d'une erreur de droit en se limitant à estimer que la situation de handicap de B n'était pas incompatible avec une scolarisation classique et en omettant de rechercher si l'instruction en famille n'était pas davantage conforme à son intérêt ;
- la décision de la commission académique est entachée d'une erreur d'appréciation en considérant que la situation de handicap de B n'était pas suffisante pour justifier l'autorisation de son instruction en famille, en estimant que les dispositifs d'accompagnement pouvant être mis en place étaient efficaces pour B et en ne retenant pas le mode de scolarisation le plus conforme à son intérêt.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 décembre 2023, le recteur de l'académie de Rennes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite : la scolarisation de B n'est pas impossible, celui-ci pouvant bénéficier d'un accompagnant pour élève en situation de handicap et la requérante n'apporte aucun élément de nature à établir que l'accompagnement qu'elle apporterait lors d'une instruction en famille serait plus bénéfique que celui apporté par l'école ; Mme C a elle-même créé la situation d'urgence qu'elle invoque en déscolarisant son enfant sans autorisation préalable de l'autorité académique ; l'urgence est plutôt à la reprise de la scolarisation, les dispositifs mis en place par l'éducation nationale étant à même d'accompagner l'élève et sa famille vers une prise en charge adaptée ;
- sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- la décision du 23 octobre 2023 par laquelle le DASEN du Morbihan a rejeté la demande d'instruction dans la famille a été motivée par la tardiveté du dépôt de la demande alors que la situation médicale de l'enfant était bien connue avant le 31 mai 2023, date limite de dépôt des demandes, puisque la requérante a déposé une première demande en mars 2023 qui a été rejetée par le DSDEN de Charente-Maritime ;
- un avis défavorable à l'instruction dans la famille a été émis par un médecin de l'éducation nationale conformément aux dispositions de l'article R. 131-11-2 du code de l'éducation et il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que cet avis aurait dû être transmis à la famille au cours de la procédure ; l'avis de l'inspectrice de l'éducation nationale en charge de la question du handicap a également été recueilli et était défavorable ; la décision de rejet du 23 octobre 2023 ayant été motivée par la tardiveté du dépôt de la demande n'avait pas à viser ces avis ;
- le dossier de demande étant complet au sens des pièces requises par les dispositions des articles R. 131-11-1 et suivants du code de l'éducation et ni le DASEN ni la commission académique n'avait à demander à Mme C d'apporter de nouvelles pièces mais ils devaient simplement instruire la demande au regard des pièces transmises ;
- la commission académique d'examen des recours administratifs préalables obligatoires était régulièrement composée ;
- la décision de la commission académique n'est entachée d'aucune erreur de droit ni d'appréciation : cette commission a mis en balance les intérêts de l'enfant à être scolarisé en établissement et à suivre l'instruction en famille, alors que Mme C n'indique jamais la manière dont elle entend mener l'instruction en famille ni les enseignements qu'elle a transmis à son fils pendant sa longue période de déscolarisation ;
- seule une injonction au réexamen du dossier pourrait être en, tout état de cause prononcée.
Vu :
- la requête au fond n° 2306927 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 janvier 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Chevalier, représentant Mme C, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, souligne que la scolarisation du fils de la requérante est actuellement impossible, que son état de santé se dégrade, qu'il n'est plus scolarisé depuis le 3 janvier 2023, que Mme C a arrêté de travailler depuis un an pour s'occuper de son fils et veut l'inscrire au CNED en candidat réglementé et non en candidat libre, insiste sur le fait que la décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation, dès lors que l'instruction en famille est la plus conforme aux intérêts de B, qui éprouve de grandes difficultés de concentration et d'attention, qui souffre de troubles alimentaires et de l'acuité visuelle, qui marche sur la pointe des pieds et est sujet à des moqueries, l'environnement du collège étant particulièrement difficile, souligne également la lassitude des établissements qui accueillent B, soutient que si ce dernier n'a pas beaucoup progressé au cours de la dernière année alors qu'il était chez lui, c'est parce qu'il se trouvait dans une situation psychique préoccupante et que Mme C s'est d'abord attachée à mettre en place un suivi médical, que l'environnement familial est le mieux à même actuellement d'offrir un cadre rassurant à B ;
- les observations de M. D, représentant le recteur de l'académie de Rennes, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, insiste sur le fait que la requérante ne produit aucun document médical probant de nature à justifier des difficultés qui rendraient la scolarisation de B impossible, souligne qu'elle ne justifie pas des compétences et connaissances que l'adolescent a pu acquérir au cours de l'année passée à la maison, que la balance des services a penché en faveur de la scolarisation, l'apprentissage à domicile n'étant pas obligatoirement le plus conforme aux intérêts de B, fait valoir que les établissements scolaires peuvent s'adapter au handicap de B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a adressé, le 26 septembre 2023, une demande d'autorisation d'instruction dans la famille pour son fils B né le 9 septembre 2009 au titre de l'année scolaire 2023-2024 en raison de la situation de handicap de ce dernier. Par décision du 23 octobre 2023, le recteur de l'académie de Rennes a refusé de délivrer cette autorisation au motif que cette demande avait été introduite tardivement. Mme C a formé le 31 octobre 2023 le recours administratif préalable obligatoire, qui a été rejeté par décision de la commission académique de l'académie de Rennes le 17 novembre 2023. Par la présente requête, Mme C demande au juge des référés de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de cette décision ainsi que de la décision du 23 octobre 2023.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. Mme C ne justifiant pas avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle, il n'y a pas lieu, par suite, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur l'étendue du litige :
4. L'institution d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale. Elle est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité. La décision du 17 novembre 2023 par laquelle la commission académique a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par la requérante s'est entièrement substituée à la décision du 23 octobre 2023. Les conclusions dirigées contre cette décision doivent, dès lors, être rejetées comme irrecevables.
Sur le surplus des conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
5. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
6. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
7. Il résulte de l'instruction que B, reconnu par la maison départementale des personnes handicapées de Charente-Maritime comme atteint d'un handicap évalué entre 50 et 80 %, souffre de troubles sévères du spectre autistique se manifestant par une difficulté dans ses apprentissages, des difficultés de concentration et d'autonomie, associés à des difficultés comportementales, des troubles alimentaires et des troubles de l'acuité visuelle. S'il a pu, jusqu'en classe de 6ème, progresser dans ses apprentissages avec la présence d'un accompagnement humain à ses côtés et un aménagement de son temps de présence, cette scolarisation est devenue plus difficile voire problématique depuis son entrée en classe de 5ème, ce dernier présentant des troubles du comportement accrus en présence de tierces personnes et ne se montrant plus disponible pour les apprentissages. Le guide d'évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation (Gevasco) établi en octobre 2022 conclut que son comportement n'était plus acceptable dans le cadre scolaire malgré l'accompagnement humain important dont il bénéficiait et l'établissement envisageant même des sanctions, dont une exclusion temporaire, en cas de débordement important. Par ailleurs, il est constant que B n'a pu en réalité être scolarisé qu'une quinzaine de jours depuis le 3 janvier 2023, les deux médecins généralistes qui l'ont suivi ayant pour le premier prescrit des arrêts scolaires, pour le second attesté de ce qu'une scolarisation classique était incompatible avec son état de santé. Dans ces conditions, Mme C justifie de ce que la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à la situation de son fils. La condition d'urgence visée à l'article L. 521-1 du code justice administrative est, dès lors, remplie.
En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision :
8. Aux termes de l'article L. 131-5 du code de l'éducation : " Les personnes responsables d'un enfant soumis à l'obligation scolaire définie à l'article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un établissement d'enseignement public ou privé ou bien, à condition d'y avoir été autorisées par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation, lui donner l'instruction en famille. / Les mêmes formalités doivent être accomplies dans les huit jours qui suivent tout changement de résidence. / La présente obligation s'applique à compter de la rentrée scolaire de l'année civile où l'enfant atteint l'âge de trois ans. / L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour les motifs suivants, sans que puissent être invoquées d'autres raisons que l'intérêt supérieur de l'enfant:/ 1° L'état de santé de l'enfant ou son handicap () ". Pour la mise en œuvre de ces dispositions, dont il résulte que les enfants soumis à l'obligation scolaire sont, en principe, instruits dans un établissement d'enseignement public ou privé, il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle est saisie d'une demande tendant à ce que l'instruction d'un enfant dans la famille soit, à titre dérogatoire, autorisée, de rechercher, au vu de la situation de cet enfant, quels sont les avantages et les inconvénients pour lui de son instruction, d'une part dans un établissement d'enseignement, d'autre part, dans la famille selon les modalités exposées par la demande et, à l'issue de cet examen, de retenir la forme d'instruction la plus conforme à son intérêt.
9. En l'état de l'instruction, eu égard aux éléments circonstanciés attestant des difficultés rencontrées par B dans le cadre de sa scolarité malgré les aides qui ont pu être mises en œuvre, le moyen tiré de ce que la commission académique du rectorat de l'académie de Rennes a commis une erreur d'appréciation est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les deux conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont satisfaites. Il y a par suite lieu de suspendre l'exécution de la décision de la commission académique du rectorat de l'académie de Rennes du 17 novembre 2023 rejetant la demande de Mme C d'autorisation d'instruction dans la famille de son fils B.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
11. Eu égard au motif de suspension retenu au point 9, il y a lieu d'enjoindre au recteur de l'académie de Rennes de délivrer à Mme C une autorisation provisoire pour l'instruction en famille de son fils B, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance, jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa requête en annulation. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme que Mme C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision de la commission académique du rectorat de l'académie de Rennes du 17 novembre 2023 rejetant la demande de Mme C d'autorisation d'instruction dans la famille de son fils B est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au recteur de l'académie de Rennes de délivrer à Mme C une autorisation provisoire pour l'instruction en famille de son fils B, dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête en annulation.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée pour information au recteur de l'académie de Rennes.
Fait à Rennes, le 8 janvier 2024.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault La greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026