lundi 22 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2307022 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | LE BIHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 décembre 2023, le préfet du Finistère demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion sans délai de Mme B C et M. A D du logement qu'ils occupent au sein du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) Adoma situé 9 rue Tarente à Brest (29200) ;
2°) d'autoriser le concours de la force publique pour procéder à l'évacuation forcée des lieux ;
3°) de l'autoriser à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du CADA Adoma, afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de Mme C et M. D, à défaut pour eux de les avoir emportés.
Il soutient que :
- les dispositions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile donnent compétence au juge des référés du tribunal administratif pour prononcer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et sur sa saisine, une injonction de quitter les lieux à l'encontre de l'occupant irrégulier d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile ;
- les conditions d'urgence et d'utilité sont remplies, dès lors que le maintien, sans titre, de Mme C et M. D dans le logement qu'ils occupent fait obstacle à l'hébergement et l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile : 92 familles de demandeurs d'asile sont en attente d'une place d'hébergement dans le département du Finistère au 31 octobre 2023 ;
- l'injonction sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse, dès lors que Mme C et M. D se maintiennent illégalement dans ce logement, malgré le rejet de leurs demandes d'asile par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 7 août 2023, pour irrecevabilité du fait de leur protection effective dans un autre État, et en dépit d'une notification de sortie du 22 août 2023, notifiée le 25 et fixée au 31 courant, ainsi que d'une mise en demeure de quitter les lieux dans un délai de quinze jours du 12 octobre 2023, notifiée le 19 courant et restée infructueuse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 janvier 2024, Mme B C et M. A D, représentés par Me Le Bihan, concluent au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'État de la somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à leur avocate contre sa renonciation à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Ils font valoir que :
- le préfet du Finistère ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence, justifiant leur expulsion de leur logement ;
- ils justifient d'une situation de particulière vulnérabilité, faisant obstacle à leur expulsion, eu égard à l'état de santé de Mme C ainsi qu'à celle de leur fils, né en février 2020, souffrant d'un trouble du spectre autistique et dont l'incapacité a été évaluée à un taux compris entre 50 et 80 %.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 janvier 2024 :
- le rapport de Mme Thielen ;
- les observations de Me Le Bihan, représentant Mme C et M. D, qui persiste dans ses conclusions écrites et fait notamment valoir que :
* la décision de l'OFPRA n'est pas définitive, un recours devant la CNDA ayant été enregistré le 24 octobre 2023 et étant encore pendant ;
* ils ne bénéficient pas d'une protection effective en Grèce ; Mme C y a été violée, lorsqu'elle était demandeuse d'asile ;
* ils ont sollicité leur admission au séjour pour raisons de santé, s'agissant de Mme C et de leur enfant ; leur situation est en cours d'examen par l'OFII ; le collège de médecins a demandé la réalisation d'examens complémentaires pour leur enfant, qui sont en train d'être menés ;
* toute perturbation aggrave considérablement l'état de santé et de vulnérabilité de leur enfant ; leur situation et leur vulnérabilité particulières font obstacle à leur expulsion ;
* la saturation du dispositif d'hébergement n'est pas établie, s'agissant de leur composition familiale ;
- les explications de M. D.
Le préfet du Finistère n'était pas présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
2. Aux termes de l'article L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre État européen ". Aux termes de son article L. 551-11 : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2 ". Aux termes de son article L. 542-1 : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ". Aux termes de son article L. 542-2 : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / a) une décision d'irrecevabilité prise en application des 1° ou 2° de l'article L. 531-32 ; / () ". Aux termes de son article L. 531-32 : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut prendre une décision d'irrecevabilité écrite et motivée, sans vérifier si les conditions d'octroi de l'asile sont réunies, dans les cas suivants : / 1° Lorsque le demandeur bénéficie d'une protection effective au titre de l'asile dans un État membre de l'Union européenne ; / 2° Lorsque le demandeur bénéficie du statut de réfugié et d'une protection effective dans un État tiers et y est effectivement réadmissible ; / () / ". Aux termes de son article L. 552-15 : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu. / Le premier alinéa n'est pas applicable aux personnes qui se sont vues reconnaître la qualité de réfugié ou qui ont obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire. Il est en revanche applicable aux personnes qui ont un comportement violent ou commettent des manquements graves au règlement du lieu d'hébergement. / La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire ".
3. Aux termes de l'article R. 552-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement en application des articles L. 551-11, L. 551-12, L. 551-14 ou L. 551-16, l'Office français de l'immigration et de l'intégration en informe sans délai le gestionnaire du lieu qui héberge la personne concernée, en précisant la date à laquelle elle doit sortir du lieu d'hébergement ". Aux termes de son article R. 552-12 : " Dès que l'information prévue à l'article R. 552-11 lui est parvenue, le gestionnaire du lieu d'hébergement communique à la personne hébergée la date à laquelle elle doit en sortir ". Aux termes de son article R. 552-15 : " Pour l'application du premier alinéa de l'article L. 552-15, si une personne se maintient dans le lieu d'hébergement après la date mentionnée à l'article R. 552-12 ou, le cas échéant, après l'expiration du délai prévu à l'article R. 552-13, le préfet du département dans lequel se situe ce lieu d'hébergement ou le gestionnaire du lieu d'hébergement met en demeure cette personne de quitter les lieux dans les cas suivants : / 1° La personne ne dispose pas d'un titre de séjour et n'a pas sollicité d'aide au retour volontaire ou a refusé l'offre d'aide au retour volontaire qui lui a été présentée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration ; / () Si la mise en demeure est infructueuse, le préfet ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut, après une décision de rejet définitive et dans les conditions prévues à l'article L. 552-15, saisir le président du tribunal administratif afin d'enjoindre à cet occupant de quitter les lieux ".
4. Il résulte de ces dispositions que, saisi par le préfet d'une demande tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile d'un étranger dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, le juge des référés du tribunal administratif y fait droit dès lors que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
5. Mme C et M. D, ressortissants camerounais respectivement nés les 16 avril 1990 et 15 mai 1980, sont entrés en France les 27 octobre et 4 décembre 2022. Ils ont demandé leur admission au séjour au titre de l'asile et ont bénéficié, dans ce cadre, d'un logement au sein d'un CADA, effectif à compter du 29 novembre 2022. Leurs demandes d'asile ont été rejetées pour irrecevabilité par décisions de l'OFPRA du 7 août 2023, motif pris de ce qu'ils bénéficient d'une protection effective dans un autre État.
6. L'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a informé Mme C et M. D, par courriers du 22 août 2023 remis en mains propres le 25 courant, de ce qu'ils devaient libérer le logement occupé le 31 août et de ce qu'ils pouvaient bénéficier de l'aide au retour. Les intéressés n'ayant pas sollicité cette aide et se maintenant dans ledit logement, le préfet du Finistère les a mis en demeure, par courrier du 12 octobre 2023, notifié le 18 courant, de quitter et libérer leur logement dans un délai de quinze jours. Cette mise en demeure étant restée infructueuse, le préfet du Finistère demande, par la présente requête et sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, leur expulsion du logement qu'ils occupent au sein du CADA Adoma, situé 9 rue Tarente à Brest (29200).
7. D'une part, il est constant que les demandes d'asile de Mme C et M. D ont été rejetées comme irrecevables et que les intéressés ne bénéficient ainsi plus du droit d'être hébergés dans un lieu d'accueil pour demandeurs d'asile, sans que n'ait d'incidence, ainsi que cela résulte des dispositions citées au point 2, la circonstance qu'ils ont formé un recours devant la CNDA, sur lequel il n'a pas encore été statué.
8. S'il résulte par ailleurs de l'instruction que Mme C présente un état psychiatrique dégradé et fragile, pour lequel elle est régulièrement suivie, par thérapie et traitement médicamenteux, et que son fils, né le 20 février 2020, souffre vraisemblablement d'un trouble du spectre autistique, tant le diagnostic que les modalités de prise en charge pluridisciplinaire étant en cours d'élaboration, et s'il est constant Mme C a sollicité, pour elle-même et son fils, leur admission au séjour pour raisons de santé, les documents médicaux produits ne permettent toutefois pas d'établir une altération majeure de leur état de santé et l'incompatibilité de cet état de santé avec une absence d'hébergement. En tout état de cause, la sortie du dispositif d'hébergement des demandeurs d'asile n'a ni pour objet, ni pour effet, de faire obstacle ou mettre fin à leur prise en charge thérapeutique. Bien qu'incontestablement fragile, leur situation ne présente ainsi pas un degré de vulnérabilité tel qu'il constituerait, en l'espèce, des circonstances exceptionnelles justifiant leur maintien dans le lieu d'hébergement spécialisé qu'ils occupent. Ainsi, la demande d'expulsion présentée par le préfet du Finistère ne souffre d'aucune contestation sérieuse.
9. D'autre part, il résulte de l'instruction qu'au 31 octobre 2023, le département du Finistère dispose de 1 050 places pour demandeurs d'asile, dont 604 places en CADA et 446 places en HUDA/PRADHA, avec un taux d'occupation de 100 %. La région Bretagne dispose, à cette même date, de 1 663 places en HUDA/PRAHDA et 2 585 places en CADA, également occupées à 100 %. À cette même date, vingt couples avec un enfant étaient en attente d'hébergement en qualité de demandeurs d'asile au niveau régional, dont un dans le département du Finistère. Il est ainsi établi, eu égard aux données chiffrées produites, suffisamment récentes, que le dispositif d'hébergement des demandeurs d'asile est actuellement saturé en Bretagne, notamment dans le département du Finistère, et que le maintien dans les lieux de Mme C et M. D fait obstacle à l'accueil d'autres personnes ayant vocation à bénéficier de ce dispositif. L'expulsion des intéressés présente, par suite, un caractère d'urgence et d'utilité.
10. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire droit aux conclusions du préfet du Finistère tendant à ce que soit enjoint la libération par Mme C et M. D du logement qu'ils occupent au sein du CADA Adoma situé 9 rue Tarente à Brest (29200). Faute pour les intéressés et toute personne les accompagnant d'avoir libéré les lieux, l'autorité préfectorale est autorisée à faire procéder à leur expulsion, au besoin avec le concours de la force publique, passé un délai de cinq semaines à compter de la notification de la présente ordonnance. Cette autorité est également autorisée à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du CADA Adoma, afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant et appartenant à Mme C et M. D, à leurs frais et risques, à défaut pour eux d'avoir emporté leurs effets personnels.
Sur les frais d'instance :
11. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme que Mme C et M. D demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à Mme C et M. D de libérer le logement qu'ils occupent au sein du CADA Adoma situé 9 rue Tarente à Brest (29200) et d'évacuer leurs biens.
Article 2 : À défaut pour Mme C et M. D de déférer à l'injonction prononcée à l'article 1er, le préfet du Finistère pourra faire procéder d'office à leur expulsion et, en cas de besoin, requérir le concours de la force publique en vue d'assurer l'exécution de la présente ordonnance, passé un délai de cinq semaines à compter de sa notification.
Article 3 : Le préfet du Finistère est autorisé à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du CADA Adoma, afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant et appartenant à Mme C et M. D, à leurs frais et risques, à défaut pour eux d'avoir emporté leurs effets personnels.
Article 4 : Les conclusions de Mme C et M. D présentées au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et M. A D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise pour information au préfet du Finistère.
Fait à Rennes, le 22 janvier 2024.
Le juge des référés,
signé
O. ThielenLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026