mercredi 17 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2400010 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS LE STRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 janvier 2024, Mme A G, représentée par Me Le Strat, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) de lui accorder l'assistance d'un interprète en langue russe ;
3°) d'annuler l'arrêté du 18 décembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de son transfert aux autorités polonaises ;
4°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de l'autoriser à solliciter l'asile en France et de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile sous procédure normale dans le délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente ;
5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son avocate sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté de transfert est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- il n'est pas établi qu'elle a été destinataire des informations prévues à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- il n'est pas établi qu'elle a bénéficié d'un entretien individuel dans les conditions prévues par l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ainsi que des articles 3 et 17 du règlement européen (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et viole le droit constitutionnel de l'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme G ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement européen (UE) du Parlement européen et du Conseil n° 603/2013 du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Tourre, première conseillère, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Tourre,
- les observations de Me Semino, substituant Me Le Strat, représentant Mme G, qui développe les moyens soulevés dans la requête en insistant sur les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ainsi que des articles 3 et 17 du règlement européen (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, du fait de la vulnérabilité de Mme G, mariée très jeune, qui a subi des menaces de mort avec une arme et de nombreuses et graves violences conjugales, qui lui ont fait perdre un enfant et l'ont contrainte à fuir, ces violences étant dirigées à la fois contre elle et contre sa fille ; il précise que Mme G n'a pas trouvé d'assistance de la part des forces de l'ordre russes lorsqu'elle a déposé plainte le 14 août 2023 du fait de la connivence avec son époux qui travaillait lui-même dans les forces de l'ordre ; il indique qu'au cours de son parcours d'exil en Pologne, la requérante et sa fille ont été victimes d'une tentative d'enlèvement par des proches de son époux, qui avaient des contacts dans ce pays, venus la ramener au foyer conjugal ; du fait de ce risque d'être enlevée vers la Tchétchénie, elle a dû quitter la Pologne et venir en France ; en cas de transfert en Pologne, elle risque donc des traitements inhumains et dégradants en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Mme G est actuellement hébergée par sa mère, bénéficiaire de la protection subsidiaire ainsi que ses six frères et sœurs, sa mère s'étant engagée à la prendre en charge financièrement ; la famille est très unie, très bien intégrée en France, ses frères et sœurs sont scolarisés ou travaillent (l'un de ses frères étant en contrat à durée indéterminée et sa sœur produisant ses bulletins de salaire) ; sa famille est à même de prendre en charge et de prendre soin de Mme G ainsi que sa fille ; quand bien même la préfecture indique qu'elle n'avait pas connaissance de l'ensemble de ces éléments, l'atteinte à ses droits est effective ;
- les explications de Mme G, assistée d'une interprète en langue russe, qui explique sa situation, le danger que représente son mari pour sa sécurité, pour sa vie et pour celles de sa fille, ainsi que sa crainte d'être transférée en Pologne alors qu'elle y a subi une tentative d'enlèvement ; elle précise en réponse au représentant du préfet qu'elle a dit " aller bien actuellement " lors de l'entretien individuel et que lorsqu'elle a précisé avoir des frères et sœurs en France, il lui a été répondu qu'il n'était tenu compte que des membres de la famille tel qu'un époux ;
- la traduction du russe par l'interprète des pièces produites :
* un certificat médical du 26 juillet 2023 d'entrée de Mme G au service de traumatologie d'un hôpital russe qui diagnostique une commotion cérébrale, de nombreux hématomes sur le visage et le corps, des traumatismes, des vertiges, une faiblesse, fait état de la suture d'une blessure et de la prescription d'antidépresseurs et indique que ce certificat sera transmis aux autorités ;
* la transcription d'une communication téléphonique du 10 août 2023 à 15h25 de Mme D aux services des urgences médicales pour qu'ils récupèrent Mme G, qui a été transportée à l'hôpital après avoir été rouée de coups ;
* un certificat médical du 17 août 2023 indiquant que Mme G a été admise en urgence le 10 août 2023, qui diagnostique une perte de connaissance, des douleurs en bas du ventre et aux lombaires, des pertes de sang, une interruption de grossesse avant terme, un état de stress important, qui indique que l'état général de la patiente est sérieux et qui prescrit une consultation gynécologique de suivi et une consultation de psychothérapeute ;
* la plainte déposée par Mme G adressée au chef du service de l'intérieur de Grozny le 14 août 2023, qui demande de reconnaître la responsabilité pénale de son mari M. H, qui l'a rouée de coups le 10 août 2023 sur la route Rostov-Bakou dans la voiture, l'a ensuite laissée à l'entrée d'un magasin et est parti ; à la suite de ces coups, elle a eu des traumatismes crâniens et une interruption de grossesse avant terme ; le 26 juillet 2023, elle s'est également adressée à l'hôpital à la suite des coups de son mari ; son mari est violent contre elle et sa fille et représente une menace et un danger pour leurs vies ;
- et les observations de M. C, représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine, qui précise que :
* il ne disposait pas au jour de l'édiction de l'arrêté attaqué des documents produits ; lors de son entretien individuel, Mme G s'est déclarée en bonne santé et n'a pas mentionné la présence en France de ses frères et sœurs, seulement de sa mère ; les frères et sœurs et la mère de la requérante ne sont pas membres de la famille au sens du g) de l'article 3 du règlement du 26 juin 2013 ;
* les circonstances de la prétendue tentative d'enlèvement en Pologne ne sont pas précisées, Mme G n'établit pas que les autorités polonaises n'auraient pas été en mesure de la protéger ; sa famille peut lui rendre visite en Pologne sans demander de visa ; si elle obtient une protection en Pologne, elle pourra la faire transférer en France ; la Pologne est en mesure de lui fournir les soins nécessaires ; si son époux est dangereux et l'a retrouvée en Pologne, il peut également la retrouver à Rennes où la communauté tchétchène est nombreuse.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme G, ressortissante russe née le 16 août 2001, a sollicité son admission au titre de l'asile auprès de la préfecture d'Ille-et-Vilaine le 4 octobre 2023. La consultation du fichier " Eurodac " a révélé que ses empreintes avaient été relevées par les autorités polonaises. Le préfet a sollicité sur le fondement du b) de l'article 18.1 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 les autorités polonaises, le 15 novembre 2023. Elles ont fait connaître leur accord le 20 novembre suivant, sur le fondement du c) de ce même article. À la suite de cet accord, le préfet d'Ille-et-Vilaine a, par arrêté du 18 décembre 2023, décidé de transférer Mme G aux autorités polonaises en vue de l'examen de sa demande d'asile. Elle demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Mme G justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions d'annulation :
3. Aux termes aux termes de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité () ". Il résulte de ces dispositions que si une demande d'asile est examinée par un seul État membre et qu'en principe cet État est déterminé par application des critères d'examen des demandes d'asile fixés par son chapitre III, dans l'ordre énoncé par ce chapitre, l'application de ces critères est toutefois écartée en cas de mise en œuvre de la clause dérogatoire énoncée au paragraphe 1 de l'article 17 du règlement, qui procède d'une décision prise unilatéralement par un État membre. Si la mise en œuvre, par les autorités françaises, des dispositions de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être assurée à la lumière des exigences définies par les dispositions du second alinéa de l'article 53-1 de la Constitution, en vertu desquelles les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif, la faculté laissée à chaque État membre de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme G, âgée de 22 ans, a été victime de graves violences conjugales en Russie, notamment les 26 juillet et 10 août 2023, qu'elle a porté plainte le 14 août 2023 contre son mari, qu'elle a fui avec sa fille âgée de deux ans, qu'elle souffre de séquelles importantes (angoisse, réveils nocturnes, peur d'être reprise de force) selon le certificat du Dr B, neuropsychiatre, établi le 14 décembre 2023, et que sa fille présente un retard d'acquisition de la marche et de la parole, un sommeil très perturbé, une hypervigilance, un refus qu'on la touche rendant l'examen médical infaisable, selon le Dr F, médecin de la protection maternelle et infantile, qui l'a orientée vers un suivi psychologique. L'ensemble de ces éléments caractérisent la situation de vulnérabilité dans laquelle Mme G se trouverait en cas de transfert en Pologne avec son enfant mineur, sans aucun soutien. Par ailleurs, les instances de l'asile ont reconnu à la mère de la requérante, Mme J E, ainsi qu'à sa sœur, Mme I, dont le lien familial n'est pas contesté par le préfet, le bénéfice de la protection subsidiaire en 2021. Il ressort des attestations de ces dernières que Mme G et sa fille sont hébergées au domicile de Mme E, avec ses six frères et sœurs, tous présents à l'audience, et que sa sœur qui parle français couramment l'assiste dans ses démarches administratives et consultations médicales où elle assure la traduction. Ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce et compte tenu de la vulnérabilité de Mme G et de sa fille ainsi que de la proximité avec sa mère et ses six frères et sœurs, le préfet d'Ille-et-Vilaine, en ne faisant pas usage de la faculté d'instruire en France la demande d'asile de l'intéressée, a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 qui permet de déroger aux critères de détermination de l'État responsable de l'examen d'une demande d'asile. L'arrêté du 18 décembre 2023 portant transfert de la requérante aux autorités polonaises est entaché d'illégalité.
5. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'arrêté de transfert du 18 décembre 2023 du préfet d'Ille-et-Vilaine doit être annulé.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
6. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que le préfet d'Ille-et-Vilaine délivre à Mme G une attestation de demande d'asile en procédure normale dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
7. Mme G ayant été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Le Strat renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État et sous réserve de l'admission définitive de sa cliente à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Le Strat de la somme de 1 000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme G par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à Mme G.
D É C I D E :
Article 1er : Mme G est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'arrêté du 18 décembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de transférer Mme G aux autorités polonaises est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine d'enregistrer la demande d'asile de Mme G en procédure normale, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme G à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Le Strat renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera à Me Le Strat une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme G par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à Mme G.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A G, à Me Le Strat et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 janvier 2024.
La magistrate désignée,
signé
L. Tourre La greffière d'audience,
signé
J. Jubault
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026