mardi 6 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2400279 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL D'AVOCATS MEZIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 et 29 janvier 2024, M. B A, représenté par la Selarl Mézin, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 17 novembre 2023 par laquelle le sous-préfet de Saint-Malo a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de dix mois ;
2°) d'enjoindre à l'État de lui restituer son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 2 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite : il exerce la profession de chauffeur-accompagnateur de personnes présentant un handicap ou à mobilité réduite et en retire un revenu mensuel d'environ 400 euros, qui complète sa rente accident du travail de 500 euros mensuelles et la décision contestée nuit gravement à sa situation financière ; il a introduit son recours dans le délai de recours contentieux et il n'existait aucune urgence particulière pendant qu'il était encore en congé maladie ; le sort de son contrat de travail est lié à la décision administrative litigieuse ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne comporte pas l'énoncé des considérations de fait qui en constituent le fondement ;
- elle a été prise à la suite d'une procédure irrégulière, aucune procédure contradictoire n'ayant été mise en œuvre ce qui l'a privé d'une garantie ;
- elle est entachée d'une erreur de fait : aucun des éléments du dossier ne permet de démontrer sa responsabilité dans la survenue de l'accident mortel du 11 novembre 2023 ; la circonstance qu'il ait emprunté une route interdite à la circulation en dépit de la signalisation n'a pas de lien de causalité directe avec l'accident, qui a eu lieu de surcroît le samedi 11 novembre 2023, date où aucun travaux n'était en cours ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation : il ne présente pas un danger pour la sécurité routière.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 janvier 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite : M. A, étant en arrêt maladie depuis le jour de l'accident, perçoit sans doute des indemnités journalières et bénéficie peut-être même d'une mutuelle compensant sa perte de revenus, il a introduit tardivement le présent recours, il n'est pas établi par les pièces du dossier que la perte de son permis de conduire conduirait à son licenciement ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
- elle comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement ;
- aucune erreur de fait ou d'appréciation n'a été commise : M. A a emprunté une route interdite à la circulation malgré la signalisation qu'il a vue ;
- la procédure contradictoire a été respectée et le requérant ne précise pas les éléments d'information qui, portés à la connaissance de la préfecture, auraient entraîné une autre décision.
Vu :
- la requête au fond n° 2400268 ;
- les pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 janvier 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Mézin, représentant M. A, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, insiste sur les qualités de conducteur de M. A et son absence de dangerosité, souligne qu'il existe un risque réel qu'il soit licencié ;
- les observations de M. C, représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, insiste sur le défaut d'urgence dès lors que M. A a tardé à introduire le référé et que le risque de licenciement qu'il allègue n'est pas avéré, souligne le comportement dangereux du requérant qui a pris une route barrée et insiste sur le fait que si la procédure contradictoire n'a pas été respectée, elle n'a pas privé M. A de garantie dès lors qu'il a été auditionné par la police et a pu faire valoir tous les éléments qu'il souhaitait, y compris relatifs à sa situation professionnelle.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Par ordonnance du 2 février 2024, l'instruction de l'affaire a été rouverte.
Par un courrier du 2 février 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen d'ordre public tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, l'infraction commise par M. A n'entrant pas dans la liste des infractions pouvant donner lieu à une rétention et à une suspension du permis de conduire sur le fondement des articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route.
Un mémoire, présenté par le préfet d'Ille-et-Vilaine en réponse à ce moyen d'ordre public a été enregistré le 2 février 2024.
Par ordonnance du 5 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au mardi 6 février 2024 à 16 heures.
Considérant ce qui suit :
1. À la suite d'un accident de la circulation mortel survenu le 11 novembre 2023, le sous-préfet de Saint-Malo a prononcé par arrêté du 17 novembre 2023 la suspension du permis de conduire de M. A pour une durée de dix mois. M. A demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. M. A justifiant avoir introduit le 11 janvier 2024 une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
5. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des éléments fournis par le demandeur, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
6. Il résulte de l'instruction que M. A perçoit une rente d'accident du travail d'environ 500 euros mensuels et exerce depuis le 1er septembre 2021 à temps partiel la profession de conducteur accompagnateur de personnes présentant un handicap et/ou à mobilité réduite en période scolaire, qui lui procure un revenu d'environ 400 euros par mois. La détention d'un permis de conduire est, aux termes de l'article 8 de son contrat de travail, une condition déterminante de la conclusion de ce contrat et la suspension du permis de conduire peut constituer une cause de licenciement. Eu égard aux conséquences qu'aurait l'exécution de la décision litigieuse sur la situation en particulier financière de M. A, et alors que la suspension n'apparaît pas, en l'espèce, inconciliable avec les exigences de la sécurité routière, la condition d'urgence doit être regardée remplie.
En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision litigieuse :
7. Aux termes de l'article L. 224-2 du code de la route : " I. - Le représentant de l'Etat dans le département peut, dans les soixante-douze heures de la rétention du permis prévue à l'article L. 224-1, ou dans les cent vingt heures pour les infractions pour lesquelles les vérifications prévues aux articles L. 234-4 à L. 234-6 et L. 235-2 ont été effectuées, prononcer la suspension du permis de conduire lorsque : () 4° Le permis a été retenu à la suite d'un accident de la circulation ayant entraîné la mort d'une personne ou ayant occasionné un dommage corporel, en application du 6° du I de l'article L. 224-1, en cas de procès-verbal constatant que le conducteur a commis une infraction en matière d'usage du téléphone tenu en main, de respect des vitesses maximales autorisées ou des règles de croisement, de dépassement, d'intersection et de priorités de passage ; () II.- La durée de la suspension du permis de conduire ne peut excéder six mois. Cette durée peut être portée à un an en cas d'accident de la circulation ayant entraîné la mort d'une personne ()".
8. Il résulte de ces dispositions que le représentant de l'État dans le département ne peut prononcer, sur leur fondement, une suspension de permis de conduire à la suite d'un accident de la circulation ayant entraîné la mort d'une personne que si un procès-verbal établi par un officier ou par un agent de police judiciaire justifie de façon suffisamment probante, quels que soient son intitulé ou sa formulation, de la commission par le conducteur en cause d'une des infractions qu'elles énumèrent.
9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, qu'à la suite de l'accident mortel dans lequel M. A a été impliqué le 11 novembre 2023, son permis de conduire a été retenu à titre conservatoire sur le fondement de l'article L. 224-1 du code de la route. Il ressort en outre des termes mêmes de la décision litigieuse que le sous-préfet de Saint-Malo a ensuite suspendu le permis de conduire de M. A au motif qu'il avait " causé un accident de la circulation ayant entraîné la mort d'une personne ou ayant occasionné un dommage corporel ", ayant ainsi entendu faire application des dispositions précitées. Toutefois, l'infraction commise par M. A, à savoir le fait d'avoir emprunté une route fermée à la circulation pour travaux, ne fait pas partie des catégories d'infractions limitativement énumérées par les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route. Par suite, en l'état de l'instruction, le moyen tiré de l'erreur de droit est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
10. Le préfet d'Ille-et-Vilaine fait valoir, dans son mémoire en défense enregistré le 2 février 2024 communiqué à M. A, que la décision trouve son fondement dans les dispositions de l'article L. 224-7 du code de la route, qui lui donne compétence pour suspendre un permis de conduire lorsqu'il est saisi d'un procès-verbal constatant n'importe quelle infraction au code de la route sanctionnée de la peine complémentaire de suspension du permis de conduire.
11. Aux termes de l'article L. 224-7 du code de la route : " Saisi d'un procès-verbal constatant une infraction punie par le présent code de la peine complémentaire de suspension du permis de conduire, le représentant de l'Etat dans le département où cette infraction a été commise peut, s'il n'estime pas devoir procéder au classement, prononcer à titre provisoire soit un avertissement, soit la suspension du permis de conduire ou l'interdiction de sa délivrance lorsque le conducteur n'en est pas titulaire. Il peut également prononcer à titre provisoire soit un avertissement, soit la suspension du permis de conduire à l'encontre de l'accompagnateur d'un élève conducteur lorsqu'il y a infraction aux dispositions des articles L. 234-1 et L. 234-8 et aux dispositions des articles L. 235-1 et L. 235-3 ". Aux termes de l'article L. 224-8 du même code : " La durée de la suspension ou de l'interdiction prévue à l'article L. 224-7 ne peut excéder six mois. Cette durée est portée à un an en cas d'infraction d'atteinte involontaire à la vie ou d'atteinte involontaire à l'intégrité de la personne susceptible d'entraîner une incapacité totale de travail personnel () ". Aux termes de l'article R. 411-21-1 du même code : " Pour prévenir un danger pour les usagers de la voie ou en raison de l'établissement d'un chantier, l'autorité investie du pouvoir de police peut ordonner la fermeture temporaire d'une route ou l'interdiction temporaire de circulation sur tout ou partie de la chaussée, matérialisée par une signalisation routière adaptée. / Le fait pour tout conducteur de ne pas respecter les interdictions de circuler prescrites en application du premier alinéa du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. / Lorsque, en outre, cette interdiction concerne une route ou une section de route ne permettant pas d'éviter une descente dangereuse ou un tunnel, l'infraction est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe. / Toute personne coupable de ces infractions encourt également la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle. / Ces contraventions donnent lieu de plein droit à la réduction de trois points du permis de conduire ".
12. La substitution de base légale n'est possible que lorsque l'autorité administrative aurait été susceptible de prendre la même décision sur le fondement du texte substitué au vu de règles de portée équivalente, dans le cadre d'un même pouvoir d'appréciation et sans priver l'intéressé de garanties de procédure qu'il tiendrait du texte substitué.
13. En l'espèce, la portée des mesures que le préfet peut être amené à prendre le cas échéant sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 224-7 et R. 411-21-1 du code de la route n'est pas équivalente à celles qu'il peut prononcer sur le fondement du 4° du I de l'article L. 224-2, la suspension du permis pouvant, dans le premier cas, être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle. Dès lors que le préfet ne disposait pas du même pouvoir d'appréciation, cette substitution de base légale doit être écartée.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative étant réunies, il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision en litige.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. La suspension de l'exécution de la décision par laquelle le sous-préfet de Saint-Malo a suspendu la validité du permis de conduire de M. A pour une durée de dix mois implique nécessairement que celui-ci lui soit restitué jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de restituer provisoirement à M. A son permis de conduire, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance, et ce jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la mesure de suspension litigieuse.
Sur les frais liés au litige :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de la décision du 17 novembre 2023 par laquelle le sous-préfet de Saint-Malo a suspendu la validité du permis de conduire de M. A pour une durée de dix mois est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de restituer, à titre provisoire, son permis de conduire dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise pour information au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 6 février 2024.
Le juge des référés,
signé
F. PlumeraultLa greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026