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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2400295

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2400295

mercredi 24 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2400295
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationEloignement urgent
Avocat requérantLE BIHAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2024, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 janvier 2024 par lequel le préfet du Finistère l'oblige à quitter le territoire français sans délai, fixe le pays de destination et lui fait interdiction d'un retour en France pour une durée de trois ans ;

2°) d'annuler l'arrêté du 16 janvier 2024 par lequel le préfet du Finistère l'a assigné à résidence.

Il soutient que :

- les décisions contestées ont été signées par une autorité dont il n'est pas établi qu'elle disposait d'une délégation de signature ;

- elles sont insuffisamment motivées et ne comportent pas un examen de sa situation personnelle ;

- le principe du respect des droits de la défense a été méconnu ;

- le préfet a entaché ses décisions d'une erreur de droit et a commis une erreur manifeste d'appréciation ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2024, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Thalabard, première conseillère, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Thalabard,

- les observations de Me Le Bihan, désignée pour représenter M. A, qui maintient les conclusions de la requête en précisant que l'arrêté du 16 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français est contesté par le moyen tiré du défaut de motivation et d'examen complet de la situation personnelle de l'intéressé dirigé contre chacune des décisions qu'il contient, par le moyen tiré du défaut de base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire français, par le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation et par le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile s'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ; elle expose que M. A est entré en tant qu'étudiant sur le territoire français, sous couvert d'un visa de long séjour, lequel a été prolongé à deux reprises, qu'il n'est donc pas entré irrégulièrement sur le territoire français et que le préfet ne justifie pas de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement le concernant ; elle ajoute que si le préfet fait valoir que M. A est défavorablement connu des services de police, il n'est pas justifié des suites judiciaires réservées aux faits qui lui sont reprochés et qu'il n'a pas été tenu compte de son état de santé et de ses perspectives d'intégration professionnelle ; elle soutient que la décision faisant interdiction à M. A d'un retour sur le territoire français n'est pas justifiée en l'absence de risque établi de soustraction à la mesure d'éloignement et enfin, que l'obligation qui lui est faite de se présenter chaque jour auprès des services de police afin de s'assurer du respect de la mesure d'assignation à résidence qui lui a été notifiée est disproportionnée ;

- les observations de M. D, représentant le préfet du Finistère, qui fait valoir que M. A se maintient sur le territoire français sans avoir entrepris de démarches pour régulariser sa situation, qu'il a déclaré ne pas vouloir remettre son passeport et qu'il vit sans ressources licites, ce qui justifiait de l'obliger à quitter le territoire français sans délai ; il ajoute que les mesures de surveillance dont la décision d'assignation à résidence est assortie, dont il lui est loisible de solliciter un aménagement, sont justifiées par les circonstances ayant conduit à prendre les arrêtés préfectoraux en litige ;

- les explications de M. A, arrivé en cours d'audience.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant algérien né le 30 septembre 1997 à Constantine (Algérie), est entré en France, en dernier lieu, selon ses déclarations, en janvier 2023. Préalablement, le préfet du Finistère lui avait fait obligation, par arrêté du 1er septembre 2022, de quitter le territoire français sans délai et lui avait fait interdiction d'un retour en France pendant deux ans. M. A ayant été placé en garde à vue le 16 janvier 2024 pour des faits de conduite sous l'emprise de produits stupéfiants et pour défaut de permis de conduire, le préfet du Finistère lui a notifié, le même jour, un arrêté l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour sur le territoire pendant trois ans, ainsi qu'un arrêté l'assignant à résidence. M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés préfectoraux.

2. En premier lieu, Mme C E, cheffe du service de l'immigration et de l'intégration de la préfecture du Finistère, a reçu, par arrêté préfectoral du 19 octobre 2023, régulièrement publié, délégation de signature du préfet du Finistère aux fins de signer les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire desdites décisions doit être écarté.

3. En deuxième lieu, les deux arrêtés préfectoraux en litige par lesquels le préfet du Finistère d'une part, oblige M. A à quitter le territoire français sans délai avec interdiction d'un retour en France pendant trois ans et fixe le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et d'autre part, l'assigne à résidence, citent les textes applicables et font état d'éléments de fait propres à sa situation, notamment à sa situation personnelle et familiale. Ils énoncent, ainsi, de manière suffisamment précise les considérations de fait et de droit sur lesquelles leur auteur a entendu se fonder. Dès lors, le moyen tiré d'un défaut de motivation doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes des décisions contestées, ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A, au regard notamment de l'ensemble des éléments que l'intéressé a fait valoir, le 16 janvier 2024, lors de son audition par un officier de police judiciaire du commissariat de police de Brest. Il ne saurait, en tout état de cause, reprocher au préfet de ne pas avoir tenu compte de son état de santé, dès lors qu'il n'établit pas avoir conservé des séquelles, nécessitant une prise en charge médicale, de l'agression dont il a été victime en juillet 2020, à la suite de laquelle il a subi une intervention chirurgicale. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle doit être écarté.

5. En quatrième lieu, M. A se borne à soutenir, sans précision, que le préfet du Finistère aurait méconnu le principe du respect des droits de la défense. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'après avoir été interpellé par les services de police pour des faits de conduite sous l'emprise de stupéfiants, de défaut de permis de conduire et de maintien irrégulier sur le territoire français et placé en garde à vue le 16 janvier 2024 à 0h10, M. A a été auditionné, le même jour, et a fait état de sa situation personnelle et familiale, des circonstances de son entrée sur le territoire français, de ses conditions d'existence et de son refus de regagner son pays d'origine. Il n'est pas allégué par le requérant qu'il n'aurait pas été en mesure de porter à la connaissance de l'administration l'ensemble des informations relatives à sa situation personnelle ou qu'il disposait d'autres informations qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soient prises à son encontre les décisions contestées et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de ces décisions. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que le principe du respect des droits de la défense aurait été méconnu.

6. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".

7. Il est constant que le préfet du Finistère a, par un arrêté préfectoral du 1er septembre 2022, obligé M. A à quitter le territoire français et lui a fait interdiction d'un retour sur le territoire français pendant deux ans et que le tribunal administratif de Rennes a rejeté le recours formé par M. A contre cet arrêté préfectoral. Si M. A soutient avoir exécuté cette mesure d'éloignement, la période d'interdiction de retour sur le territoire français n'était pas échue lorsqu'il est revenu en France, selon ce qu'il soutient, en janvier 2023. Au regard de ses propres déclarations, M. A ne saurait donc contester qu'il ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il s'y maintient sans avoir entrepris de démarches pour régulariser sa situation. Pour ce seul motif, le préfet du Finistère pouvait, en application des dispositions précitées du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, légalement obliger le requérant à quitter le territoire français. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant est défavorablement connu des services de police, notamment pour des faits de conduite sans permis de conduire et sous l'emprise de produits stupéfiants, de refus d'obtempérer et de vols en réunion et que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, sans toutefois, selon les termes de la décision contestée, que le préfet du Finistère ait entendu faire application des dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il s'ensuit que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français est dépourvue de base légale.

8. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. M. A fait valoir qu'il est présent sur le territoire français depuis 2018, qu'il y a entrepris des études, à Lyon puis à Brest, et que le centre de ses intérêts s'y situe désormais. Toutefois, l'intéressé ne produit, dans le cadre de la présente instance, aucune pièce susceptible de justifier de son insertion sociale, amicale ou même professionnelle dans la société française. Il n'a notamment apporté aucune précision sur la nature de ses relations, dont il a fait état lors de son audition, avec ses cousins résidant à Brest et à Lyon, ainsi que sur la réalité d'une éventuelle relation sentimentale. Il ressort, en outre, des pièces du dossier qu'il n'a validé aucun diplôme pendant la période où il justifiait d'une inscription dans un établissement d'enseignement supérieur et qu'il a été interpellé à plusieurs reprises au cours des années 2022 et 2023 pour des faits de vols en réunion, refus par un conducteur d'un véhicule d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, conduite d'un véhicule à moteur sans assurance, conduite sous l'emprise de stupéfiants. Les seules allégations du requérant selon lesquelles il disposerait de ressources compte tenu de son activité de livreur pour Uber Eat, par utilisation du compte d'une tierce personne, et la production d'une promesse d'embauche à compter du 1er février 2024 pour un emploi de salarié polyvalent pour une entreprise de restauration rapide ne sauraient permettre de justifier d'une intégration professionnelle avérée. Au regard de ces éléments, et compte tenu du caractère récent de la présence de l'intéressé sur le territoire français, l'arrêté par lequel le préfet a obligé M. A à quitter le territoire français n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Par suite, le préfet du Finistère n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il n'a pas davantage commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de son arrêté sur la situation personnelle de M. A.

10. En septième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 de ce code précise que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

11. Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il doit assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité. Or, en l'espèce, M. A ne conteste pas utilement la proportionnalité de la mesure d'interdiction de retour en France décidée par le préfet du Finistère en se bornant à soutenir qu'il souhaite avoir une seconde chance et être autorisé à se maintenir sur le territoire français. Il n'établit pas davantage que cette décision porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Enfin, les pièces produites dans le cadre de l'instance ne permettent nullement d'établir que son état de santé, en conséquence de l'intervention chirurgicale subie en 2020 à la suite d'une agression par arme blanche, nécessiterait un suivi spécialisé et serait susceptible de constituer une circonstance humanitaire faisant obstacle à une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Finistère a méconnu les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en lui faisant interdiction d'un retour en France pendant trois ans.

12. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. - L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". L'article R. 733-1 du même code prévoit que : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. ".

13. Il ressort des pièces du dossier que M. A se trouve dans le cas où le préfet du Finistère pouvait décider son assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, dès lors que l'exécution de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet demeure une perspective raisonnable et que justifiant d'une adresse de domiciliation, il présente des garanties de représentation propres à prévenir le risque qu'il se soustraie à l'exécution de cette mesure. Si le requérant soutient que les mesures de surveillance qui lui sont imposées, qui lui font notamment obligation de se présenter tous les jours, sauf le week-end et les jours fériés, entre 10h00 et 12h00 auprès des services de police de Brest sont disproportionnées, il ne fait état d'aucune circonstance l'empêchant de satisfaire aux obligations qui lui sont ainsi faites. Dans ces conditions, et compte tenu des faits reprochés au requérant, les mesures de surveillance dont l'arrêté préfectoral assignant M. A à résidence est assorti, ne peuvent être regardées comme disproportionnées par rapport au but poursuivi. Il s'ensuit que M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Finistère aurait méconnu les dispositions précitées des articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou que le préfet aurait, par ces mesures, commis une erreur manifeste d'appréciation.

14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 16 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui faisant interdiction d'un retour sur le territoire pendant trois ans ainsi que de l'arrêté préfectoral du même jour l'assignant à résidence doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Finistère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2024

La magistrate désignée,

signé

M. Thalabard

La greffière,

signé

A. Gauthier

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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