LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2400357

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2400357

mardi 23 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2400357
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantBEGUIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 23 janvier et le 16 février 2024, M. C A, représenté par Me Béguin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet du Morbihan lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours à destination de son pays d'origine ;

2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

La décision de refus de titre de séjour :

- la compétence du signataire n'est pas établie ;

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé et souffre d'un défaut d'examen ;

- il méconnaît les dispositions des articles L. 422-1 et L ; 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation en estimant que les études poursuivies ne revêtaient pas un caractère réel et sérieux ;

- l'arrêté méconnaît les stipulations des articles 1 et 5 de la convention d'établissement entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal du 25 mai 2000 ;

La décision portant obligation de quitter le territoire :

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de l'éloignement sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 février 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un courrier du 28 mars 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de substituer d'office l'article 9 de la convention franco-sénégalaise relative à la circulation et au séjour des personnes du 1er août 1995 aux articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels le préfet a entendu se fonder pour refuser d'admettre M. A au séjour.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention d'établissement entre le gouvernement de la république française et le gouvernement de la république du Sénégal du 25 mai 2000 ;

- la convention franco-sénégalaise relative à la circulation et au séjour des personnes signée à Dakar le 1er août 1995 et le décret n° 2002-337 du 5 mars 2002, portant publication de ladite convention ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bozzi,

- et les observations deMe Delagne substituant Me Begin représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant sénégalais, est entré en France le 11 octobre 2019 sous couvert d'un visa étudiant qui a été régulièrement renouvelé jusqu'au 26 août 2023. Le 7 août 2023, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour et par un arrêté en date du 26 décembre 2023, le préfet du Morbihan a opposé un refus à la demande de titre de séjour de M. A, assorti d'une obligation de quitter le territoire français à destination de son pays d'origine. M. A demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () le renouvellement de la carte de séjour temporaire ou pluriannuelle est subordonné à la preuve par le ressortissant étranger qu'il continue de remplir les conditions requises pour la délivrance de cette carte () ". Aux termes de l'article L. 422-1 du même code : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

3. Aux termes de l'article 9 de la convention conclue entre la France et le Sénégal le 1er août 1995 : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation qui ne peut être assuré dans le pays d'origine, sur le territoire de l'autre Etat doivent, pour obtenir le visa de long séjour prévu à l'article 4, présenter une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage. Ils doivent en outre justifier de moyens d'existence suffisants, tels qu'ils figurent en annexe. Les intéressés reçoivent, le cas échéant, un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite des études ou du stage, ainsi que de la possession de moyens d'existence suffisants. ". Aux termes de l'article 13 de la même convention : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord ".

4. Il résulte des stipulations précitées de l'article 13 de la convention franco-sénégalaise que les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux ressortissants sénégalais désireux de poursuivre leurs études supérieures en France, dont la situation est régie par l'article 9 de cette convention. Par suite, l'arrêté du préfet du l'Isère du 6 mai 2022 ne pouvait être pris sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer, au besoin d'office, ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.

5. En l'espèce, le refus de renouvellement du titre de séjour mention "étudiant" de M. A trouve son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise. Ces stipulations peuvent être substituées à celles des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver le requérant d'une garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'un ou l'autre de ces deux textes. Par conséquent, il y a lieu d'y procéder.

6. Pour l'application des stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant par un ressortissant sénégalais, de rechercher, sous le contrôle du juge et à partir de l'ensemble du dossier, si l'intéressé peut être raisonnablement regardé comme poursuivant effectivement ses études. Le renouvellement de ce titre de séjour est ainsi subordonné à la réalité et à la progression des études poursuivies par le bénéficiaire.

7. Enfin, le préfet doit procéder à un examen particulier de la situation personnelle de chaque étranger avant de prendre toute décision le concernant.

8. En l'espèce, pour refuser d'accorder à M. A le titre de séjour sollicité, le préfet du Morbihan a considéré que le refus de séjour est fondé sur la circonstance que M. A ne justifiait pas d'une progression suffisante dans ses études dès lors qu'il serait inscrit au sein d'une formation présentant une " régression " dans son parcours professionnel et n'ayant aucun lien avec sa formation initiale.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. A a obtenu un diplôme de Brevet de technicien supérieur (BTS) mention " Management Commercial Opérationnel " le 30 juin 2023. Il était en contrat d'apprentissage au sein de la SAS Ramospark et ses fonctions comportaient des activités de management d'équipes et de contrôle du respect des normes d'hygiènes en matière alimentaire. Il fait valoir que son contrat devait se poursuivre et qu'il était par ailleurs formé pour travailler sur le secteur de Quimper, mais qu'il a été mis fin à sa coopération avec l'entreprise, en raison de son âge et de l'obligation de l'entreprise de lui fournir une rémunération minimale équivalent au SMIC mensuel brut.

10. Or, ainsi que le soutient le requérant sans être sérieusement contesté, la majorité des élèves issus des BTS, notamment mention " Management Commerce Opérationnel ", poursuit les études afin d'élargir les possibilités d'insertion sur le marché du travail et d'obtenir un diplôme de niveau plus élevé pour rendre plus attractif leur parcours de formation auprès des employeurs, comme en attestent les données de l'office national d'information sur les enseignements et les professions (ONISEP) produites à l'instance.

11. Au cas présent, M. A s'est engagé à la suite de l'obtention de son BTS dans une nouvelle formation au sein de l'École des métiers de l'alimentation Agro Mousquetaires à Vitré, afin d'y préparer un brevet professionnel " Industries alimentaires- conducteur de ligne " et a conclu un contrat d'apprentissage avec la société Capitaine B.

12. Dans le cadre de cette formation et de son contrat d'apprentissage, il a pu gérer des équipes, les plannings des salariés et opérer un management entre les différents intérimaires présents sur site. En outre, il a veillé à l'application des règles de sécurités et du respect des normes alimentaires. Il justifie également suivre des enseignements en matière de " maîtrise sanitaire et Alimentation ", de " Physique et automatisme ", qui sont de nature à compléter sa formation précédente, davantage axée sur le management sans spécialisation dans le domaine agroalimentaire, et à s'inscrire dans un parcours de professionnalisation cohérent avec le secteur commercial recherché par M. A.

13. Par ailleurs, il ressort de l'attestation en date du 16 janvier 2024 signée de la responsable du centre de formation pour adulte Agro Mousquetaires et produite par M. A que celui-ci, selon ses enseignants, fait preuve d'une bonne assiduité et d'un intérêt manifeste pour cette formation et enfin qu'il dispose des capacités suffisantes pour en suivre les enseignements et en obtenir le diplôme.

14. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que le préfet du Morbihan n'a pu, sans entacher sa décision d'un défaut d'examen, considérer que la formation actuellement suivie par l'intéressé constituait une régression, alors au surplus que M. A n'a jamais redoublé au cours de ses études.

15. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la décision par laquelle le préfet du Morbihan a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A doit être annulée. Les décisions du même jour l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination ainsi que les mesures de surveillance qui assortissent ces décisions doivent également être annulées, par voie de conséquence.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

16. Il y a seulement lieu, par application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Morbihan de procéder au réexamen de la situation administrative de M. A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour lui permettant d'exercer une activité professionnelle.

Sur les frais liés au litige :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 26 décembre 2023 du préfet du Morbihan concernant M. A est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au préfet du Morbihan de procéder au réexamen de la situation de M. A dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et de lui remettre, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler.

Article 3 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par M. A est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Morbihan.

Délibéré après l'audience du 5 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Radureau, président,

M. Bozzi, premier conseiller,

M. Grondin, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 avril 2024.

Le rapporteur,

signé

F. Bozzi

Le président,

signé

C. Radureau

La greffière d'audience

signé

A. Bruézière

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions