mercredi 17 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2400427 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS LE STRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 janvier 2024, Mme A B, représentée par Me Le Strat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement, ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à Me Le Strat d'une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- la décision lui refusant un titre de séjour et celle l'obligeant à quitter le territoire français ne sont pas suffisamment motivées et n'ont pas été précédées d'un examen complet de sa situation ;
- la décision lui refusant un titre de séjour a été prise au terme d'une procédure méconnaissant l'article L 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle remplissait les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision lui refusant un titre de séjour méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; il ressort de son dossier de demande de titre de séjour, qui est en la possession de l'administration, qu'elle est fondée à faire état de considérations humanitaires et de circonstances exceptionnelles ;
- cette décision méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de renvoi doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par Mme B n'est fondé.
Vu la décision du 28 septembre 2023, par laquelle la présidente du bureau d'aide juridictionnelle a accordé à Mme B l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Albouy,
- et les observations de Me Semino, substituant Me Le Strat, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante gabonaise née en 1981, est entrée en France le 2 avril 2014, munie d'un passeport revêtu d'un visa de type C. Elle a sollicité l'asile, mais cette demande a été définitivement rejetée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 5 juin 2018. Elle a fait l'objet le 10 juillet 2018 d'un arrêté du préfet de Loir-et-Cher l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le Gabon comme pays de renvoi. Le recours qu'elle a formé contre cet arrêté a été rejeté par un jugement du tribunal administratif d'Orléans du 3 octobre 2018 contre lequel elle a interjeté appel. Ce recours a été rejeté par une ordonnance de la présidente de la cour administrative d'appel de Nantes du 6 juin 2019. Mme B s'est toutefois maintenue sur le territoire français. Le 9 décembre 2019, elle a déposé une demande de titre de séjour auprès des services de la préfecture d'Ille-et-Vilaine sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11, alors en vigueur, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette demande a été rejetée par un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 23 novembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et fixant le Gabon comme pays de destination. Le recours formé par Mme B contre cet arrêté a été rejeté par un jugement du tribunal n° 2005202, rendu le 11 février 2021, et le recours qu'elle a formé contre ce jugement a été rejeté par une ordonnance n° 21NT01900, rendue le 28 octobre 2021 par le président de la cour administrative d'appel de Nantes. Elle s'est toutefois maintenue sur le territoire français et a déposé le 22 décembre 2022 une nouvelle demande de titre de séjour auprès des services de la préfecture d'Ille-et-Vilaine sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 21 juillet 2023 le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a décidé de l'obliger à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le Gabon comme pays de destination.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision refusant un titre de séjour :
2. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
3. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / () ".
4. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des motifs exceptionnels exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, peuvent constituer des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
5. En premier lieu, l'arrêté attaqué mentionne l'ensemble des motifs de fait et de droit au regard desquels le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de ne pas délivrer de titre de séjour à Mme B. Notamment et contrairement à ce que soutient la requérante, le préfet y procède, pour l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'examen décrit au point précédent à partir des éléments produits par elle à l'appui de sa demande de titre de séjour et y expose les motifs pour lesquels il écarte l'existence de motifs exceptionnels.
6. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme B, qui est célibataire et sans enfant à charge, est entrée en France en avril 2014 à l'âge de 32 ans. Elle a fait l'objet en 2018 et 2022 de précédentes mesures d'éloignement auxquelles elle n'a pas déféré malgré leur caractère définitif. Elle ne conteste pas avoir des attaches familiales au Gabon où résideraient ses parents et certains de ses frères et sœurs. Elle soutient avoir en France une sœur, une nièce et un cousin. Toutefois les titres de séjour qu'elle produit pour justifier de leur présence en France, délivrés par les préfectures des départements du Nord et de la Loire, étaient périmés à la date de l'arrêté attaqué, à l'exception de la carte de résident attribuée à la personne qu'elle présente comme étant son cousin. Mme B établit avoir participé depuis janvier 2017, en tant que bénévole, à l'activité de plusieurs associations œuvrant notamment dans le secteur de l'insertion sociale, d'abord à Vendôme (Loir-er-Cher) puis après son arrivée en Ille-et-Vilaine, à Rennes et dans ses environs. Mme B démontre avoir travaillé en 2015 durant deux mois pour une entreprise du secteur agricole dans le département du Finistère. Si elle fait état d'une promesse d'embauche faite par une entreprise du même secteur, pour un emploi à durée déterminée de 8 mois, l'auteur de cette promesse en 2020 a finalement abandonné les démarches tendant à l'obtention d'une autorisation de travail. La requérante justifie toutefois travailler chez des particuliers depuis le mois de septembre 2021 en qualité d'auxiliaire de vie et aide à domicile sous le régime du chèque emploi service. Mme B produit des lettres de recommandations rédigées en 2022 par certains de ses employeurs satisfaits de ses services mais dont il ne ressort pas qu'ils étaient conscients de l'employer illégalement. La requérante justifie avoir suivi en 2016 une formation de plus de quatre-vingt heures afin de maîtriser ou réviser les bases de la langue française, et de maîtriser ou acquérir les bases en mathématiques, ainsi qu'une formation de quinze heures en janvier consacrée à la recherche d'emploi. Elle démontre également s'être inscrite, lorsqu'elle résidait à Vendôme, à des stages " Visa internet et culture numérique " et " Visa bureautique ". Si l'ensemble des éléments qui viennent d'être relevés démontre une réelle volonté de Mme B de s'intégrer en France, ils n'établissent pas l'existence, à la date de l'arrêté attaqué, d'une insertion dans la société française, de conditions d'existence et de liens personnels et familiaux, appréciés au regard de leur ancienneté, de leur intensité et de leur stabilité, tels qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour le préfet d'Ille-et-Vilaine aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
7. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les motifs exposés au point précédent.
8. En quatrième lieu, les circonstances évoquées au point 6, qui caractérisent la situation de Mme B en France, ne permettent pas de regarder comme établie l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels qui auraient justifié la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou les mentions " salarié " ou " travailleur temporaire " en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de cet article et de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ;/ (). ".
10. Il résulte du point 6 que Mme B ne remplissait pas effectivement les conditions de délivrance d'une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision lui refusant ce titre de séjour aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière à défaut pour le préfet d'avoir sollicité l'avis de la commission du titre de séjour, et ainsi en méconnaissance de l'article L. 432-13 du même code, doit être écarté.
11. En sixième lieu, il ressort des pièces du dossier et il résulte des points 5 à 10 que le préfet d'Ille-et-Vilaine a procédé à un examen complet de la situation de M. B avant de refuser de lui délivrer un titre de séjour.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire :
12. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droity d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () ".
13. Aux termes de l'article L. 613-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ".
14. En premier lieu, dès lors que la décision refusant à Mme B de lui délivrer un titre de séjour est suffisamment motivée, ainsi que cela est relevé au point 5, il en est de même de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui a été prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les motifs exposés au point 6.
16. Il ressort des pièces du dossier et il résulte des points 12 à 15 que le préfet d'Ille-et-Vilaine a procédé à un examen complet de la situation de M. B avant de l'obliger à quitter le territoire français.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
17. Le présent jugement n'annulant pas la décision portant obligation de quitter le territoire, Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi par voie de conséquence de l'annulation de cette mesure d'éloignement.
Sur les conclusions présentées aux fins d'injonction :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête de Mme B présentées aux fins d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions aux fins d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
19. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante. Par suite, la demande présentée par Mme B sur le fondement de ces dispositions, doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 3 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jouno, président,
M. Albouy, premier conseiller,
M. Ambert, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 avril 2024.
Le rapporteur,
signé
E. AlbouyLe président,
signé
T. Jouno
La greffière,
signé
S. Guillou
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026